mardi 21 mai 2013

5 km de La Jakours 2013

Puisque mieux vaut tard que jamais, voici le compte rendu de cette course, qui a eu lieu le 14 avril. Je tenais à avoir quelques impressions sur les interwebs pour mes archives...

En émergeant du sommeil, je constate immédiatement que le repos nocturne a été salutaire. Pour une rare fois, j'ai dormi un bon 8-9 heures sans interruption. Disparus, le mal de gorge de la veille et la légère sensation d'être dans les vaps qui l'accompagnait, que j'attribue à ce moment aux moisissures libérées par le démantibulage de la salle de bain du sous-sol (mais qui se révéleront finalement quelques jours plus tard être causées par un début de rhume). Alors que je m'étais couché la veille en penchant vers une non-participation à La Jakours, je me dis maintenant que je n'ai qu'à me rendre sur les lieux de la course et à décider de m'y inscrire ou non en fonction de mes sensations du moment.

Je prends finalement l'autobus et débarque à un peu moins de deux kilomètres du quartier général de la course, question de m'échauffer et d'ajouter un peu de volume autant avant qu'après la course. Je m'entraîne pour un marathon, après tout...

Chaussé de mes princesses, je cours à un rythme facile tout en appréciant de découvrir des rues que je n'avais jamais vues. Le niveau d'excitation augmente: c'est ce matin que je vais me tester, que je vais essayer de répéter ce qui a constitué pour moi un exploit au printemps 2012: courir un 5 km sous les 20 minutes. Malgré quelques problèmes à l'entraînement, j'espère que l'adrénaline et la température plus fraîche qu'au stade de l'UQAC me permettront d'atteindre mon objectif.

Après l'inscription, je ressors courir un peu, y allant de quelques accélérations pour tester la machine et élever la température du moteur. Parlant de température, celle de l'air ambiant a augmenté et se situe maintenant à 6°C, et j'espère que le coupe-vent doublé que j'ai enfilé par-dessus mon t-shirt ne me nuira pas. Autour de moi, je vois d'ailleurs plusieurs coureurs enlever des couches de vêtements. Mais bon, de toute façon il est trop tard pour s'en faire.

Peu avant le départ, pour lequel les coureurs du 5 km et du 10 km sont regroupés, un vétéran du circuit m'informe que le parcours fait 2,5 km et qu'un long faux plat ascendant le rend quelque peu difficile. Mais encore une fois, il est trop tard pour s'en faire.

Les courses sont lancées, et les participants passent en peloton sur les tapis de départ. Une trentaine de mètres après avoir passé ceux-ci, j'ai déjà de l'espace pour commencer à courir à mon rythme. Voulant combler le retard pris dans les premiers mètres et porté par l'effet de groupe, je pousse la machine. Environ une minute plus tard, je constate que mon rythme se tient autour de 3:35/km. En début de course. Sur un faux plat ascendant. Face au vent. Me disant que je suis parti en imbécile et que je vais en payer le prix dans quelques minutes, je relâche très légèrement l'effort.

Comme il n'y a pas de panneaux pour marquer les kilomètres, je me fie à ma montre en espérant réussir à peu près à suivre les tangentes. Une descente  me permet de terminer le premier km avec une bonne marge sous mon objectif, mais l'allégresse du départ est maintenant terminée, et c'est la souffrance qui prend le dessus. Dans la deuxième moitié du deuxième km, je n'en reviens pas de la distance qu'il me reste encore à parcourir à ce rythme. Je me dis qu'à 41 ans, je commence à me faire vieux pour me pousser à ce point. C'est décidé, ce sera mon dernier 5 km. Qu'est ce que ça change dans la vie que je coure un 5 km en 20 minutes ou en 30 minutes? Rien. Est-ce que ça a un effet sur la vie de quelqu'un? Non. Est-ce que ça apporte quelque chose à la société? Non. Est-ce que ça change quoi que ce soit à ma vie? Non plus. Oui, ce sera la retraite des 5 km après cette course, mais pour l'instant je continue de m'efforcer à atteindre l'objectif.

Je maintiens un rythme endiablé jusqu'à la fin du premier tour, dont la dernière ligne droite apporte un peu de distraction, alors que nous croisons les meneurs. Je reconnais certains visages familiers: le gars qui ressemble au joueur de la NBA Steve Nash, la belle Nadia Bolduc, meneuse chez les femmes, le monsieur d'un certain âge, etc. J'oublie de prendre le partiel en contournant le cône orange qui marque la fin du premier tour, mais je sais que je dispose de quelques dizaines de secondes d'avance sur mon objectif. Il reste maintenant à faire une deuxième fois ce que je viens de terminer...

À la fin du 3e km, je constate que je pourrais me permettre de faire le reste de la course à 4:15/km et atteindre mon objectif quand même. C'est presque dans le sac, mais je continue néanmoins à pousser fort. Même chose après le 4e km, après lequel j'ai toujours un bon 30 secondes d'avance. Je relâche toutefois quelque peu l'accélérateur dans la montée du début du 5e km, question de ménager mes jambes qui en arrachent et de conserver assez d'énergie pour terminer en force.

Nous croisons de nouveau les meneurs du 10 km, qui ont entamé leur troisième tour et ont creusé l'écart par rapport à notre partie du peloton. J'aperçois la ligne d'arrivée. Enfin, ça achève! Rendu à une soixantaine de mètres de l'arrivée, j'accélère pour aller chercher quelques coureurs. Les jambes vont bien, la foulée est bonne, et je réussis à atteindre des vitesses que je ne travaille jamais à l'entraînement. C'est avec cette sensation grisante que je termine la course. Chrono: 19:23, soit 33 secondes plus rapide que mon temps de l'an dernier à St-Laurent. Complètement crevé, je ne réussis même pas à répondre à un inconnu qui a terminé derrière moi et qui me félicite en passant.

Quelques heures plus tard, après avoir entré mon temps du jour dans le calculateur de McMillan, je me mettrai à échafauder des plans pour réussir à courir un 10 km sous les 40 minutes. Et je me demanderai quel chrono il me sera possible d'atteindre lors de mon prochain 5 km.

samedi 16 mars 2013

15 km des Pichous 2013

Ce midi avait lieu la 44e édition du 15 km des Pichous. J'ai fait partie du contingent de plus de 1300 coureurs et marcheurs qui y ont pris part, un nombre qui s'est approché dangereusement du record de participation établi en 1983, et qui l'a peut-être même dépassé, aux dires de l'organisateur de la course Mario Boily (qui a toutefois déclaré avant le départ que le comptage final restait encore à faire). L'augmentation de participation et le déménagement du point de rendez-vous à la Cité St-François ont fait en sorte que le quartier général de la course paraissait surpeuplé à certains moments, mais tout s'est finalement déroulé dans l'ordre et le départ a pu être donné à l'heure prévue, soit midi pile.

Pour ma part, si les Pichous ne constituaient pas la principale course de cette première partie d'année (c'est plutôt le marathon d'Ottawa), je voulais bien faire et j'avais comme objectif de réussir un temps sous les 1h05. Jusqu'à ces derniers jours, j'avais bon espoir d'atteindre l'objectif en question, compte tenu que les rues de la ville sont libres de neige et de glace depuis environ 2 semaines. Les prévisions météo, qui annonçaient un temps assez froid pour aujourd'hui, m'ont toutefois fait déchanter quelque peu: plus il fait froid, plus j'ai de la difficulté à monter des côtes très inclinées, lesquelles sollicitent le système respiratoire de façon importante. À -20˚C, il m'est même arrivé d'avoir quelques petits étourdissements en montant l'infâme côte Talon ou celle du Parasol. Et comme courir vite sollicite aussi beaucoup le système respiratoire, je me disais que je risquais d'en arracher pendant la course.

Il faisait -12˚C quand le peloton s'est élancé, mais les rayons du soleil augmentaient la température ressentie. Un vent de plus de 20 km/h faisait descendre le facteur de refroidissement éolien sous -20, mais comme il venait de l'ouest-nord-ouest, nous allions l'avoir de dos pendant la quasi totalité de la course.

Comme d'habitude dans les courses organisés, un grand nombre de coureurs plus lents se sont placés vers l'avant du peloton, ce qui a rendu le départ assez chaotique. Je me suis retrouvé «emprisonné» à quelques reprises, avec des coureurs plus lents que moi de tous les côtés, ce qui m'empêchait de dépasser et de pouvoir aller à mon rythme. Après environ 600 m cependant, tout est rentré dans l'ordre et j'ai pu me concentrer sur le rythme à adopter pour réussir à terminer la course à l'intérieur du temps désiré tout en évitant de la finir en rampant...

Ayant participé aux Pichous en 2009 et en 2011, j'étais allé «étudier» le dénivelé du parcours dans les archives de mon compte Garmin Connect hier soir. De ce petit examen, j'ai conclu qu'il était commode de séparer le parcours en 3 parties égales de 5 km: un premier tiers presque tout en descente qui se termine à toutes fins pratiques dans un trou; un deuxième tiers qui commence par la plus grosse montée du parcours, se poursuit avec un faux plat ascendant et se termine par la méga descente de la côte de St-Jean-Eudes, qui dure environ 1,5 km; et un dernier tiers plus plat mais qui présente tout de même quelques «buttes». Mon but était de partir de façon assez agressive pour prendre de l'avance sur le rythme qui me permettrait de faire 1:05:00 (4:20/km), de passer à travers la montée du début du 6e km sans subir trop de dommages, d'arriver au bas de la côte St-Jean-Eudes toujours dans les temps, et d'espérer que l'adrénaline et mes entraînements sur piste des dernières semaines me permettraient de tenir le rythme dans les 5 derniers km.

En vert, le dénivelé du parcours, tel que mesuré pendant ma course de 2011. Image tirée de mon compte Garmin Connect.


À la fin du 1er km, nous avons tourné à gauche pour prendre le boulevard René-Lévesque vers le nord, dans la seule partie du parcours où nous allions partiellement faire face au vent. Comme prévu, ce fut froid et difficile par moments. Heureusement que la rue allait en descendant, ce qui contrebalançait l'effet du vent. J'ai beaucoup dépassé dans cette partie du parcours, et je me suis mis en tête de suivre un coureur qui semblait assez rapide, en espérant que ça me pousse à me surpasser comme pendant le demi-marathon de la zone portuaire de Chicoutimi en octobre dernier.

Le parcours, en rouge. Image tirée de mon compte Garmin Connect.


Après avoir couru un peu plus de 2 km sur René-Lévesque, nous avons repris vers l'est sur le boulevard Saguenay et avons retrouvé un vent de dos, ce qui a fait du bien! Toutefois, en entendant un gars derrière moi dire qu'il visait un temps sous les une heure, je me suis dit que j'étais peut-être parti trop vite... J'ai néanmoins gardé le même niveau d'effort jusqu'au fond du «trou» de la fin du 5e km, ce qui m'a permis de compléter le premier tiers de l'épreuve en 21:01, soit avec une quarantaine de secondes d'avance sur le rythme de 4:20/km. Le premier vrai test s'en venait cependant, avec la plus grosse montée du parcours, qui m'avait fait beaucoup souffrir il y a 2 ans alors que la course s'était déroulée pendant une tempête de neige.

La montée en question m'a paru beaucoup plus facile cette fois-ci, en partie parce que nous courions sur l'asphalte, en partie parce que je me suis beaucoup amélioré dans le «grimpage» de côtes. Ça ne m'a pas empêché de me faire dépasser par quelques coureurs et de me faire distancier par le peloton que je poursuivais, lequel comprenait le gars que je m'étais mis en tête de suivre au 2e km et deux coureuses qui semblaient en lutte l'une contre l'autre. C'était très intéressant à suivre, mais je n'avais pas ce qu'il fallait à cette étape de la course pour maintenir un rythme qui m'aurait permis de demeurer spectateur... C'était comme si la côte m'avait enlevé du jus.

Je me suis alors retrouvé un peu seul dans mon monde, les autres coureurs étant soit loin devant, soit loin derrière. Comble de malheur, mon ischio gauche, qui m'avait causé des problèmes dans mes quelques dernières sorties, a commencé à se manifester au 7e km. Rien qui me forçait à boiter, mais je me demandais si je devais ralentir pour éviter de causer des dommages qui me tiendraient à l'écart de l'entraînement pour quelques semaines. J'ai décidé de continuer, me disant que je ne course pas souvent, que les Pichous sont une compétition importante et qu'au pire je pourrais toujours ralentir plus tard si la douleur devenait trop préoccupante.

Pendant la longue descente à St-Jean-Eudes, la douleur était plus forte, ce qui m'a incité à ne pas trop pousser. J'ai néanmoins dépassé 2 coureurs. Je me suis également fait dépasser par 2 coureurs, dont l'un allait vite sans même avoir l'air de forcer! On aurait presque dit qu'il survolait la route. J'ai trouvé ça à la fois un peu insultant pour mon ego et super beau à voir... À un certain moment, j'ai regardé ma fréquence cardiaque sur ma montre: 133 bpm. Vraiment, le défi de cette longue descente était plus musculaire que cardio! Dans la dernière portion de la côte, j'ai par ailleurs pu apprécier la vue sur la rivière Saguenay, qui était d'un bleu superbe!

Jetant un autre coup d'oeil à ma montre une fois arrivé au bas de la côte et à la fin du 10e km, j'ai pu constater que j'avais environ 50 secondes d'avance sur mon objectif. Si mon ischio tenait le coup, mes chances d'atteindre mon but étaient excellentes. En plus, le «repos» de la longue descente m'avait permis de refaire mes forces, et je sentais que j'en avais encore sous le capot. J'ai donc accéléré à partir du 11e km, me disant que mon ischio ou les quelques montées allaient peut-être finir par me ralentir.

Mais la douleur dans mon ischio a diminué (effet de l'adrénaline?), et les côtes m'ont à peine ralenti. En plus des participants au volet marche, qui étaient partis une heure avant nous, je me suis mis à aller chercher les coureurs devant moi, et ce même dans les montées, ce qui était très motivant. Je crois avoir gagné une bonne dizaine de positions dans les 4 derniers km. Je suis même allé chercher le gars qui semblait littéralement voler sur la chaussée, une des deux filles qui étaient en lutte au 6e km (et sans doute après), ainsi qu'un dernier coureur à une vingtaine de mètres de l'arrivée, que j'ai finalement franchie en 1:03:20 selon ma montre. Mission accomplie, donc.

Pour les deux derniers km, mon rythme moyen a été de 4:00/km! C'est vraiment très motivant d'avoir fini de cette façon, et ça me rassure sur ma capacité de courir un 5 km sous les 20 minutes encore une fois cette année, un «exploit» que j'avais réussi par la peau des dents l'an dernier.

Mais aussi, cette course m'a rappelé encore une fois à quel point j'aime les distances du 3000 m au demi-marathon, qui permettent de courir vite. Ce qui me fait douter de la justesse de mon choix de m'inscrire à mon 1er marathon ce printemps. Mais bon, je voulais aussi essayer quelque chose de nouveau cette année en course à pied, alors ça doit être une bonne décision...

Pour ce qui est de mon ischio, l'application de froid environ une heure après la course a calmé un peu les choses. Il faudra voir si ce petit bobo m'handicapera au cours des prochains jours ou des prochaines semaines. Pour l'instant c'est encourageant.

dimanche 14 octobre 2012

Semaine du 07/10/2012 et vidéos

Ma dernière semaine d'entraînement a été plutôt tranquille, en raison principalement du rhume d'homme dont j'ai été atteint...

Samedi: Sortie de course. Sentier des Rats musqués aller-retour. Pas d'énergie, et inconfort intestinal au retour... 6,6 km en 39:13 . FCmoy = 143 bpm, FCmax = 161 bpm.

Voilà donc: un gros 6,6 km de course. En plus de trouver dommage de manquer de belles occasions d'aller courir à la lumière du jour (chose qui ne sera bientôt plus possible en semaine), je ne suis pas très content d'avoir raté une semaine complète de musculation après seulement 2 séances qui faisaient suite à un arrêt de 6 semaines. La semaine qui a commencé aujourd'hui devrait être meilleure...

Pour rallonger quelque peu ce billet très court, j'aimerais partager 2 vidéos qui m'ont beaucoup motivé à aller courir cet été. Tournées par Jim Vernon, du club de course en sentiers The Endurables, elles donnent un aperçu très intéressant des deux dernières éditions du Miwok 100k, une course de 100 km (comme son nom l'indique) qui a lieu dans les collines tout près de San Francisco (le fameux pont Golden Gate peut d'ailleurs être vu à certains moments).

Les gens observateurs noteront que Dave Mackey a remporté la course de 2011 en un temps de 8:03, soit 483 minutes. Ça donne donc environ 4,83 minutes par km, soit environ 4:50/km. Pendant 100 km. En sentiers. Sur un terrain présentant un important dénivelé. Et Mackey a réussi ce temps au début de la quarantaine. Bref, c'est tout simplement hallucinant.

Voici donc la vidéo de 2011, dans laquelle on peut également voir Hal Koerner, Mike Wolfe et le jeune Dakota Jones:




Et la vidéo de 2012, avec sa musique plus zen qui va bien avec les images tournées dans la pénombre:



Pour ma part, je trouve ce genre de vidéos infiniment plus motivant que n'importe quelle citation bidon...

lundi 8 octobre 2012

Demi-marathon de la zone portuaire de Chicoutimi 2012

Vers 6h30 en cette matinée du samedi 6 octobre, je fais la baboune. Alors que je me prépare depuis plusieurs semaines en vue du 21,1 km du Marathon de la zone portuaire de Chicoutimi, il est devenu évident, depuis la veille au soir, que je ne pourrai éviter le rhume. J'ai mal dormi la nuit dernière, étant obligé de me lever environ toutes les deux heures pour aller soulager ma vessie, j'ai l'impression de me râper la gorge à chaque fois que je dois parler, et voilà maintenant qu'apparaissent les premiers signes de congestion nasale et que je me sens décidément dans les vaps.

Environ une heure plus tard, une petite recherche via Google me rassure quelque peu: à une exception près, toutes les sources mentionnent que l'on peut courir sans danger si les symptômes ressentis sont localisés de la gorge en montant. Le seul hic, c'est qu'il est question dans les sites d'exercice à intensité modérée, pas d'aller se défoncer dans un demi-marathon. J'essaie de me rassurer en m'appuyant sur une étude qui a démontré que le rhume n'affecte pas la capacité de fournir un effort allant des niveaux modérés à intenses, et en me disant que je pourrai toujours abandonner la course si je me sens vraiment trop mal ou que mes fréquences cardiaques s'emballent. Je dis d'ailleurs à qui veut l'entendre que bien que je vais prendre le départ du demi, je ne suis vraiment pas certain de compléter la course.

En cette journée fraîche et pluvieuse, j'ai décidé de courir «léger»: short et bas minces, t-shirt et Nike Free 3.0 V2 sont au menu. Compte tenu de la pluie qui tombe et des nombreuses flaques qui parsèment le parcours, j'ai en effet décidé de ne pas chausser mes Minimus Road 10  (MR10)-avec lesquelles j'ai pourtant fait la quasi totalité de mes intervalles demi-marathon (DM) au cours de ma préparation-, de crainte qu'elles ne deviennent trop lourdes en s'imbibant d'eau.

En vertu de mon temps de 19:56 réussi au 5 km de St-Laurent en avril dernier, le calculateur McMillan me «prescrit» un rythme DM de 4:22/km, ce qui me donnerait un temps dans les 1h32. Je n'y crois pas vraiment, compte tenu que mes temps au demi ont toujours tiré de la patte par rapport à ceux réalisés sur des distances plus courtes. De plus, ma plus importante séance d'intervalle DM, réalisée lors de ma longue sortie une semaine auparavant, a seulement consisté à faire 2 x 3 km. Même si je sais que mes jambes ont pris de la force cet été dans les côtes saguenéennes, je me contenterais pleinement d'un 1h35, ce qui représenterait tout de même un gain de 3 minutes par rapport à mon record du Demi-marathon hypothermique de cette année. Mais là, le rhume vient tout chambarder...

Compte tenu de mon état et de l'averse de pluie qui s'abat sur la ville, je ne fais pas de réchauffement et j'attends à la dernière minute pour aller me fondre dans le peloton de plus de 90 coureurs. Lorsque le signal de départ est donné, je suis donc très à l'écoute de mes sensations, ne voulant pas trop empirer mon état et me retrouver dans l'impossibilité de courir pendant des semaines. Après avoir passé sous l'arche de départ, nous entamons le premier des 4 tours du parcours, qui commence par un tour de la grosse estrade qui sert à accueillir les gens lors des spectacles estivaux. Très vite, je constate que nous nous dirigeons vers le long trottoir en bois qui longe la rivière Saguenay sur plus d'un kilomètre. Je m'exclame à haute voix: «On va sur le quai?» Le problème, c'est que le trottoir/quai est trempé, et qu'une surface de bois mouillée peut être très glissante. «Va falloir faire attention dans le virage», me répond un gars avec un chandail blanc. Heureusement que j'ai décidé de courir avec mes Free 3.0, parce que la semelle très lisse de mes MR10 aurait pu me causer des problèmes sur cette surface.


Le tracé du parcours, en rouge. Image via Garmin Connect.


Assez rapidement, je dépasse les coureurs plus lents et me retrouve avec assez d'espace devant moi pour être en mesure d'aller à mon propre rythme, celui que j'espère être capable de maintenir sur 21,1 km. Mes sensations sont plutôt bonnes et mes fréquences cardiaques normales, mais je me lance des «Dénarve-toé, Alain!» intérieurement en constatant que ma Garmin affiche un rythme plus rapide que 4:10/km. Je ne veux pas me brûler en début de course. Je constate que Chandail Blanc court toujours à ma hauteur, et nous sommes bientôt rejoints par un troisième larron, lequel porte un chandail noir. Lorsque nous atteignons l'extrême-est du parcours, je constate que nous devons faire demi-tour autour d'un petit panneau de bois, ce qui nous force presque à nous arrêter. «Bel endroit pour boire sans trop perdre de temps», que je me dis en me créant une note mentale pour les prochains tours.

Le parcours descend légèrement au début du retour vers l'ouest et, trouvant que ça ne va pas assez vite, je prends la tête de notre trio. Alors que le parcours remonte un peu quelques centaines de mètres plus loin, je ressens toutefois un léger manque d'énergie, et Chandail Blanc, Chandail Noir ainsi que deux autres coureurs me dépassent. Je songe un moment à m'accrocher aux deux autres, mais ils vont définitivement trop vite pour moi à ce stade de la course. Je reste donc avec Chandail Blanc et Chandail Noir, et nous terminons les 5,3 km du premier tour en peloton, à la file indienne. Je trouve que ça fait sympathique. Ce premier tour, nous l'avons complété en 23:07, ce qui veut dire que je ne suis vraiment pas loin du 4:22/km. De plus, mes sensations sont bonnes. «Au moins un de faite», que je me dis.

Au 2e tour, Chandail Blanc, Chandail Noir et moi continuons de courir en peloton. Après 7 ou 8 km, mes jambes, et mes quadriceps en particulier, commencent à me faire souffrir, et je suis bien content d'avoir des compagnons d'aventure, même si nous ne parlons pratiquement pas. Il ne fait aucun doute que nous nous poussons les uns les autres! Nous terminons ce deuxième tour en trio encore une fois, et nous restons en groupe au 3e, allant même jusqu'à rejoindre et dépasser les deux gars qui nous avaient distancié au premier tour. Cette petite satisfaction me fait du bien, d'autant plus que mes jambes sont plus douloureuses depuis la mi-course. Après environ 12 km, je me motive en pensant à mes trajets habituels et en me disant que la distance qu'il nous reste à faire est moindre que celle de ces parcours, et que nous courons sur le plat en plus. Reste que mes jambes en arrachent, et que je suis content d'avoir des compagnons dans ma souffrance.

Plus tard, Chandail Blanc, Chandail Noir et moi passons en groupe sous l'arche de départ pour la troisième fois. À ce moment de la course, je ne suis plus certain du temps que nous avions pris pour faire le premier tour, et il me semble que nous avons ralenti quelque peu, mais le rythme auquel nous allons semble tout de même très potable, et je me dis qu'un temps sous les 1h35 est à ma portée en autant que je sois en mesure de tenir jusqu'à la fin, ce dont je suis cependant loin d'être certain.

Je ressens toutefois un regain d'énergie en ce début de 4e tour. C'est le dernier. Cinq kilomètres et quelque, c'est tout de même relativement court, que je me dis. Je prends la tête de notre petit groupe, laquelle a été assumée par Chandail Blanc environ 75% du temps, votre humble blogueur se chargeant de mener l'allure pour les 25% restants, mis à part un intervalle de 2 ou 3 minutes pendant lequel c'est Chandail Noir qui dictait le rythme.

Le vent d'ouest est maintenant plus fort qu'au premier tour, mais je m'encourage en constatant que nous nous rapprochons lentement mais sûrement de deux coureurs devant nous. Nous dépassons d'abord un homme qui semble en arracher. Sur le coup je suis certain qu'il participe au demi, mais il est fort possible qu'il était en train de courir le marathon, lequel a débuté 2 heures avant le demi. Quelques centaines de mètres plus loin, alors que nous faisons notre chemin vers l'est, nous rattrapons une coureuse, qui à ma connaissance est deuxième chez les femmes. Nous l'avons croisée aux 2e et 3e tours aux environs du demi-tour situé à l'extrême-est du parcours, et il m'avait semblé que nous étions plus près au 3e. Toujours est-il que je suis maintenant assez près d'elle pour constater qu'elle fait partie d'un club de triathlon, mais je suis trop fatigué pour lire toutes les inscriptions qui figurent sur son chandail.

Je fais le constat qu'il y a moins de flaques d'eau que lors des tours précédents, mais je suis trop occupé à souffrir pour me rendre compte que la pluie a cessé. Je dépasse Triathlonienne, éprouve un peu de confusion à l'approche de la pancarte du demi-tour de la course de 5 km, qui n'était pas là lors des tours précédents, et je continue jusqu'au point de demi-tour du demi. Je contourne la pancarte en marchant et me tasse du chemin pour prendre deux gorgées de Gatorade. Je constate, lorsqu'ils me dépassent, que Chandail Blanc, Chandail Noir et Triathlonienne étaient toujours avec moi. Je songe un instant à mentionner à Triathlonienne que je trouve ça cool qu'elle ait trouvé la force de ré-accélérer pour nous suivre comme ça en fin de course, mais je décide de me taire, voulant éviter d'avoir l'air paternaliste.

Je me sens par ailleurs de moins en moins bien, et je commence à me demander si ce dernier tour n'est pas de trop, compte tenu de mon état. À deux ou trois reprises au cours de ce tour, je dois même me dépêtrer avec des sécrétions qui remontent à partir de ma gorge...

À environ 2 kilomètres de l'arrivée, Chandail Blanc s'agite, et je suis déterminé à le suivre. Voyant qu'il commence à s'éloigner, je dépasse Triathlonienne en coup de vent et me range derrière Chandail Blanc, qui selon toute vraisemblance s'appelle Steeve, d'après la quantité industrielle de gens sur le parcours qui le connaissent et l'encouragent. Chandail Blanc se donne à fond, continue d'accélérer, et moi je continue de m'accrocher. Il me semble que nous avons décollé Triathlonienne et Chandail Noir, mais je suis trop occupé à appuyer sur le champignon pour regarder derrière.

Peu m'importe de finir devant ou derrière Chandail Blanc. L'important, c'est que le suivre me pousse à me dépasser, et qu'un excellent temps est à ma portée. En regardant ma montre, je me mets même à croire à un temps sous les 1h34. Sur le quai, derrière le hangar, alors que nous nous donnons à fond (j'arrive même à me placer un instant à la hauteur de Chandail Blanc), je constate que ma montre affiche toujours 1h32 alors qu'il reste entre 100 et 200 mètres à parcourir. Un dernier demi-tour et nous voici sous l'arche, Chandail Blanc tout juste devant. Ma montre indique 1:32:47. (J'apprendrai le lendemain que mon temps de puce officiel est de 1:32:37.)

Je suis éberlué. Je viens de retrancher près de 6 minutes à mon ancien meilleur temps au demi. Sonné, je m'en vais serrer la pince de Chandail Blanc/Steeve et je le remercie. Chandail Noir arrive sur les entrefaites et nous nous félicitons pour nos courses respectives. Il est clair dans ma tête que je n'aurais pas pu réussir ce temps sans la présence de mes deux comparses/concurrents.


Les données de ma course, tirées de mon compte Garmin Connect. Le rhume ne semble pas avoir affecté mes fréquences cardiaques...


Pour tout dire, je n'en reviens toujours pas. Ce n'est qu'à mon quatrième demi-marathon que j'ai réussi à passer sous les 1h50, une amélioration de moins de 5 minutes par rapport à ma première course sur cette distance. Et voilà maintenant que deux ans et 4 autres demis plus tard, j'ai abaissé mon meilleur temps de 17 autres minutes! À mon âge en plus...

Je tire 2 conclusions de tout ceci. La première, c'est que la constance et de bonnes méthodes d'entraînement peuvent mener à une très grande amélioration. La deuxième, c'est que s'entraîner en côtes renforce les muscles et permet au corps de mieux répondre à l'entraînement en intervalles. Ce qui fait en sorte que même si je n'ai pas pratiqué mon rythme 5-k depuis des mois, je suis convaincu qu'après 4 ou 5 séances spécifiques je pourrais courir un 5 km avec une bonne marge sous les 20 minutes. On verra en temps et lieu. ll me reste maintenant à espérer que ma bandelette ne fera pas des siennes dans les prochaines semaines et que je serai en mesure de profiter des couleurs de l'automne quand mon rhume sera guéri...

Le retour du Pepére prodigue?

Hé oui, j'ai plus ou moins disparu de la blogosphère fin avril, avec un petit coucou en juin. Une disparition qui n'a même pas été précédée d'un au revoir, principalement parce que je n'avais pas prévu qu'elle serait si longue. Ayant souvent eu des idées de billets pendant ma pause, j'ai seulement manqué de volonté, de temps et/ou d'énergie pour les coucher sur papier, heu, sur écran. De toute façon, c'est le propre des blogues de mourir de leur belle mort un jour ou l'autre, de façon plus ou moins discrète. Me revoici donc. J'ignore combien de temps ça va durer, mais je ressens ces temps-ci l'envie d'écrire sur mes «aventures» sportives et sur la course à pied en général.

Toujours est-il que depuis avril, j'ai entre autres décidé de retourner dans ma région natale pour voir si j'y étais. Il semble bien que j'y sois, du moins pour l'instant... J'ai fait face à une énième résurgence de mon problème à la bandelette ilio-tibiale droite, ce qui m'a limité à des volumes hebdomadaires de course à pied de moins de 20 km pendant 3 ou 4 semaines. Je suis tout de même allé dire au revoir au mont Royal, réussissant même à atteindre le sommet de la colline d'Outremont via les boisés du campus de l'UdeM sans avoir à marcher, une première en plus d'une vingtaine de tentatives. Ce genre de petits progrès, parfois effectués sur des trajets que nous sommes les seuls à connaître, est toujours motivant.

À Chicoutimi, dont on dit souvent qu'elle n'a pas de côtes mais qu'elle est une côte, j'ai graduellement augmenté mon kilométrage tout en soignant ma bandelette. Pour ce faire, j'ai beaucoup couru (et cours encore beaucoup), dans le sentier aux Rats musqués, un sentier linéaire de 2,4 km qui suit la rivière aux rats. J'ai appris, au contact de ses côtes, et notamment de l'énorme montée de la fin qui attend le coureur s'en allant direction nord, que j'avais bien des croutes à manger avant de devenir un bon coureur-grimpeur. Petit à petit, j'ai pris assez confiance en ma bandelette pour me laisser aller dans les descentes, que ce soit en sentier ou sur asphalte. Et mon corps a peu à peu appris à composer avec les nombreuses côtes. Car il faut savoir que 50 km par semaine en terrain à fort dénivelé, c'est une toute autre paire de manches que 50 km sur terrain plat. J'ai senti (et sens toujours) les muscles de mes mollets forcer à chaque fois que je me retrouve en train de monter la côte St-Ange et ses 18% d'inclinaison, ainsi que la côte Talon, plus longue et pas piquée des vers non plus. Et j'ai fini par être capable de monter la fameuse côte du sentier aux Rats musqués sans marcher. En soufflant comme un phoque et en m'ennuyant de ma mère, certes, mais en courant. Il y avait aussi d'autres signes encourageants: augmentation de ma puissance musculaire dans les montées, augmentation de volume de mes mollets et un rythme de base sur le plat qui se situe de plus en plus en souvent sous les 5:00/km (je cours toujours «au feeling» quand je suis en endurance fondamentale). Après plusieurs mois de pause d'intervalles, j'ai commencé, pendant mes longues sorties et sur une des rares portions de quelques kilomètres de terrain plat que j'ai pu trouver, à faire des intervalles à mon rythme du demi-marathon tel que prédit par le calculateur de McMillan. Sans trop y croire, car c'est un objectif qui m'apparaissait irréaliste, moi à qui ça avait tout pris pour briser la marque des 45 minutes au 10 km moins de deux ans auparavant. Les sensations et les fréquences cardiaques étant bonnes, j'ai néanmoins continué.

Mais aussi, loin du smog et de la chaleur accablante de la grande ville, j'ai retrouvé la capacité de courir en été, et peut-être même un certain plaisir à le faire. Pas de sorties avortées, de mains étrangement moites, de sensation de partir, de ne plus être tout à fait là. J'ai beaucoup apprécié d'avoir la possibilité de courir le soir dans des températures civilisées, et ce même en période de canicule.

Et que dire du plaisir de courir en automne, sinon que je n'ai pas pu faire de longues sorties dans les bois ces dernières semaines, occupé que j'étais à préparer ma première course en près de 6 mois, le demi-marathon de la zone portuaire de Chicoutimi? Mais ça, c'est une autre histoire...

samedi 23 juin 2012

C'est Statesmas!

Je prends une brève pause de ma pause bloguienne (vous me suivez?) pour souligner que c'est Statesmas, comme les passionnés étatsuniens se plaisent à appeler le Western States 100, cet ultramarathon mythique auquel JB Benna a consacré un excellent film que j'ai vanté ici.

C'est ce matin à 5h heure de la côte ouest de l'Amérique du Nord (8h heure du Québec) que les coureurs ont pris d'assaut le parcours. Il sera intéressant de voir si le temps exceptionnellement frais de cette fin de semaine dans les Sierra Nevada (5-10˚C avec de la grêle près des sommets) et la faible quantité de neige permettront à un ou à des coureurs de battre le record de 15:07 établi par Geoff Roes en 2010.

Malheureusement, l'incroyable Kilian Jornet a été frappé par une tragédie et ne court pas cette fin de semaine. Alors que l'Espagnol achevait une traversée du massif du Mont-Blanc en skis il y a moins d'une semaine, l'effondrement d'une corniche de glace a emporté l'un de ses compagnons, le Français Stéphane Brosse.

Pour revenir à des considérations plus joyeuses, les résultats partiels de la course sont affichés ici. La couverture en direct d'iRunFar est également très intéressante. En tant que geek, je trouve fascinant de pouvoir suivre la progression de la course sur les interwebs entre les commissions, travaux domestiques, sortie de course et autres événements de la vie quotidienne.

Au moment où j'écris ces lignes, la course est incroyablement serrée du côté des hommes, alors que les 5 premiers sont regroupés à l'intérieur de deux minutes après plus de la moitié de la course! Le Sud-Africain Ryan Sandes, à qui mon petit doigt prédit la victoire, fait partie du groupe des meneurs, tout comme Dave Mackey, qu'on peut voir en tant que meneur d'allure de Geoff Roes dans Unbreakable. Je serais bien content si Mackey l'emportait. Ça montrerait que les vieux croutons quadragénaires peuvent encore en avoir dans les jambes... J'ai également une préférence pour Nick Clark, qui écrit les meilleurs compte rendus de course de la planète (comme en fait foi entre autres le 1er paragraphe de ce billet).

Chez les femmes, Lizzie Hawker a eu un départ canon, mais Ellie Greenwood, une Écossaise qui vit maintenant à Vancouver et qui a remporté l'édition de l'an dernier, gagne du terrain. Mon autre petit doigt prédit qu'Ellie Greenwood va encore terminer première... Apparemment que les deux meneuses seraient en avance sur les temps de la légendaire Ann Trason, une véritable machine de course en son temps (elle a entre autres gagné le Western States 100 à 14 reprises, finissant même deuxième au cumulatif 2 fois).

Les gagnants chez les hommes devraient arriver aux alentours de 23h-minuit, heure du Québec.

En terminant, voici la bande annonce d'Unbreakable, dont j'ai parlé plus haut.



Merry Statesmas et paix aux geeks de bonne volonté!

dimanche 29 avril 2012

Semaine du 22/04/2012

Mon bilan sportif de la dernière semaine est plutôt court:

Dimanche: 5 km de la Course St-Laurent. Avec le réchauffement, j'ai couru environ 6 km.
Mardi: Musculation. Retour chez moi à la course, avec un vent de face. Pratiquement aucune attente aux feux de circulation. 6,7 km courus en 32:37. FCmoy=136 bpm, FCmax=152 bpm.
Jeudi: Musculation. Retour chez moi à la course sous une pluie faible. 6,7 km courus en 32:59. FCmoy=131 bpm, FCmax=144 bpm.
Samedi: 120 minutes de hockey cosom. Temps de jeu: environ 80 minutes.

En somme, 2 séances de musculation, environ 19,4 km de course à pied et environ 80 minutes de temps de jeu au cosom.

Pour la première fois depuis très longtemps, je n'avais tout simplement pas la motivation de sortir pour aller courir pendant la semaine qui vient de se terminer. J'aimerais pouvoir dire que c'est uniquement une petite baisse qui fait suite à l'atteinte de mon seul objectif de course de ce printemps, mais déjà la semaine précédente il fallait que je me «parle» pour réussir à trouver l'envie de bouger.  Mine de rien, je n'ai pas fait de sortie de course de plus de 7 km depuis maintenant 11 jours.

Ce genre de petit creux arrive à tout le monde un jour ou l'autre. Il me reste à espérer que la motivation reviendra plus tôt que tard. Ce serait dommage que je laisse s'envoler les gains des derniers mois...