Aucun message portant le libellé Tranche de vie. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Tranche de vie. Afficher tous les messages

lundi 8 octobre 2012

Le retour du Pepére prodigue?

Hé oui, j'ai plus ou moins disparu de la blogosphère fin avril, avec un petit coucou en juin. Une disparition qui n'a même pas été précédée d'un au revoir, principalement parce que je n'avais pas prévu qu'elle serait si longue. Ayant souvent eu des idées de billets pendant ma pause, j'ai seulement manqué de volonté, de temps et/ou d'énergie pour les coucher sur papier, heu, sur écran. De toute façon, c'est le propre des blogues de mourir de leur belle mort un jour ou l'autre, de façon plus ou moins discrète. Me revoici donc. J'ignore combien de temps ça va durer, mais je ressens ces temps-ci l'envie d'écrire sur mes «aventures» sportives et sur la course à pied en général.

Toujours est-il que depuis avril, j'ai entre autres décidé de retourner dans ma région natale pour voir si j'y étais. Il semble bien que j'y sois, du moins pour l'instant... J'ai fait face à une énième résurgence de mon problème à la bandelette ilio-tibiale droite, ce qui m'a limité à des volumes hebdomadaires de course à pied de moins de 20 km pendant 3 ou 4 semaines. Je suis tout de même allé dire au revoir au mont Royal, réussissant même à atteindre le sommet de la colline d'Outremont via les boisés du campus de l'UdeM sans avoir à marcher, une première en plus d'une vingtaine de tentatives. Ce genre de petits progrès, parfois effectués sur des trajets que nous sommes les seuls à connaître, est toujours motivant.

À Chicoutimi, dont on dit souvent qu'elle n'a pas de côtes mais qu'elle est une côte, j'ai graduellement augmenté mon kilométrage tout en soignant ma bandelette. Pour ce faire, j'ai beaucoup couru (et cours encore beaucoup), dans le sentier aux Rats musqués, un sentier linéaire de 2,4 km qui suit la rivière aux rats. J'ai appris, au contact de ses côtes, et notamment de l'énorme montée de la fin qui attend le coureur s'en allant direction nord, que j'avais bien des croutes à manger avant de devenir un bon coureur-grimpeur. Petit à petit, j'ai pris assez confiance en ma bandelette pour me laisser aller dans les descentes, que ce soit en sentier ou sur asphalte. Et mon corps a peu à peu appris à composer avec les nombreuses côtes. Car il faut savoir que 50 km par semaine en terrain à fort dénivelé, c'est une toute autre paire de manches que 50 km sur terrain plat. J'ai senti (et sens toujours) les muscles de mes mollets forcer à chaque fois que je me retrouve en train de monter la côte St-Ange et ses 18% d'inclinaison, ainsi que la côte Talon, plus longue et pas piquée des vers non plus. Et j'ai fini par être capable de monter la fameuse côte du sentier aux Rats musqués sans marcher. En soufflant comme un phoque et en m'ennuyant de ma mère, certes, mais en courant. Il y avait aussi d'autres signes encourageants: augmentation de ma puissance musculaire dans les montées, augmentation de volume de mes mollets et un rythme de base sur le plat qui se situe de plus en plus en souvent sous les 5:00/km (je cours toujours «au feeling» quand je suis en endurance fondamentale). Après plusieurs mois de pause d'intervalles, j'ai commencé, pendant mes longues sorties et sur une des rares portions de quelques kilomètres de terrain plat que j'ai pu trouver, à faire des intervalles à mon rythme du demi-marathon tel que prédit par le calculateur de McMillan. Sans trop y croire, car c'est un objectif qui m'apparaissait irréaliste, moi à qui ça avait tout pris pour briser la marque des 45 minutes au 10 km moins de deux ans auparavant. Les sensations et les fréquences cardiaques étant bonnes, j'ai néanmoins continué.

Mais aussi, loin du smog et de la chaleur accablante de la grande ville, j'ai retrouvé la capacité de courir en été, et peut-être même un certain plaisir à le faire. Pas de sorties avortées, de mains étrangement moites, de sensation de partir, de ne plus être tout à fait là. J'ai beaucoup apprécié d'avoir la possibilité de courir le soir dans des températures civilisées, et ce même en période de canicule.

Et que dire du plaisir de courir en automne, sinon que je n'ai pas pu faire de longues sorties dans les bois ces dernières semaines, occupé que j'étais à préparer ma première course en près de 6 mois, le demi-marathon de la zone portuaire de Chicoutimi? Mais ça, c'est une autre histoire...

dimanche 1 avril 2012

Aujourd'hui, 1er avril

Hé oui, nous sommes toujours le 1er avril. Il faut donc se méfier, car des gens sans scrupules peuvent profiter de cette date pour dire (ou écrire) n'importe quoi. Remarquez que certaines personnes ne se gênent pas pour dire n'importe quoi à l'année longue, mais ça, c'est une autre histoire.

Toujours est-il que mon visage a présentement l'air de ça:



Comme c'est le 1er avril, donc, on va dire que mes blessures de guerre (bien réelles, malheureusement...) ont été subies lorsque, n'écoutant que mon courage et mon sens du devoir citoyen, j'ai héroïquement porté secours à une veuve et un orphelin aux prises avec une bande de voyous qui voulaient leur dérober leurs sacs de victuailles achetées avec les dernières économies de madame. On va dire que l'un d'eux m'a surpris avec une bonne droite après que j'aie mis KO ses 5 comparses, et que je me suis relevé juste à temps pour le finir avec un coup de pied renversé qui aurait fait rougir Chuck Norris de honte.

Ouais, on va dire que c'est ce qui s'est passé, et que la pommette du bâton d'un adversaire de hockey cosom avec qui j'étais en lutte pour la possession de la balle ne m'a pas frappé à la joue, à la paupière et à l'arcade sourcilière quand ledit adversaire (qui me dépasse d'une bonne tête) a dépris la palette de son bâton de la fissure dans laquelle elle s'était fichée. Ouais. Comme c'est le 1er avril, on va s'en tenir à la première version...

samedi 24 septembre 2011

Des nouvelles (suite)

Mon kit de course est sorti, et mon dossard est épinglé sur le t-shirt que je porterai demain matin. Si la tendance se maintient, donc, je serai parmi les quelques milliers de coureurs fébriles, heureux, impatients ou nerveux (ou tout ça à la fois) qui se tiendront sur le pont Jacques-Cartier peu avant 10h30 demain matin dans l'attente du départ du 21,1 km du Marathon de Montréal. Les retrouvailles avec mes potes du hockey cosom, et surtout la nouvelle de la sortie de ma mère de l'hôpital, m'ont revigoré.

Selon toute vraisemblance, je prendrai donc le départ. Ensuite, c'est le soleil qui fera foi de tout. Selon mon évaluation toute personnelle et subjective, la radiation directe du soleil sur le corps humain, ainsi que l'absorption de chaleur par l'asphalte des rues et les toits des immeubles, augmentent la température ressentie d'environ une quinzaine de degrés en ville par rapport à une journée nuageuse (l'absorption de la chaleur du soleil par l'asphalte et les toits cause bien entendu une augmentation réelle de la température environnante, mais bon, il est tard, laissons faire les nuances...). Armé de ma carte d'accès aux transport en commun, il me sera facile d'abandonner quand (et si) bon me semblera.

Je ne vois pas un abandon potentiel comme un manque de courage ou de volonté. Ou si, c'est en effet un manque de volonté, la volonté de prolonger une expérience qui ne me procure absolument aucun plaisir et qui peut même être néfaste pour ma santé. La nature des malaises qui m'ont affecté cet été dans des conditions de chaleur, d'humidité et de smog, ainsi que la prévalence de maladies coronariennes des deux côtés de ma famille, me poussent à la prudence. Être en bonne forme physique augmente les chances d'être en santé, mais n'immunise pas contre la maladie.

Côté performance, je ne m'en fais pas trop: mon grand total de 48 km au cours des deux dernières semaines? Pffft! Mon 0 km d'intervalles depuis 2 semaines? Je m'en fous. La rareté de mes longues sorties depuis 2 mois? Pas de problème! Mes jambes et mes abdominaux obliques qui risquent de se ressentir de l'heure et dix passée à jouer au cosom aujourd'hui, de cette reprise cosomienne après plus de 5 mois d'arrêt? Pas grave, puisque tout indique que le soleil va se pointer pendant ma course, et que je ne terminerai pas s'il se pointe.

Bref, j'ai payé environ 80$ pour m'inscrire, et je vais aller chercher tout ce que je peux demain matin (fébrilité pré-course, «communion» avec des milliers d'autres passionnés). Ça durera le temps que ça durera.

Et même s'il y a peu de chances que ce texte soit lu avant les différentes courses de demain, je souhaite tout de même bon succès aux coureurs-blogueurs qui seront en action demain matin.

vendredi 23 septembre 2011

Des nouvelles

J'ai été moins présent sur les interwebs ces derniers temps. Mon envie de bloguer a pris le bord. La course à pied et l'entraînement en général ont aussi pris le bord. En fait, tout prend le bord dans notre vie quand certains bouleversements se produisent. Je ne crois pas qu'il existe quoi que ce soit qui puisse nous préparer à faire face à la détresse extrême d'un être cher, et à la possibilité bien réelle de la perte de cet être dans un avenir rapproché.

Quand une telle situation survient, des barrières tombent entre le malade et les proches, et entre les proches. Des gestes se posent, des choses se disent, qui sont ordinairement inhibés par je ne sais quelle pudeur.

Dans les circonstances, les nouvelles sont encourageantes dans le cas de ma mère: elle reprend des forces après un double pontage coronarien, et il lui reste «seulement» à se faire enlever une tumeur cancéreuse à l'intestin. Heureusement, nous avons appris hier que le chirurgien pourra procéder par laparoscopie.

Comme je le mentionnais plus haut, la course à pied a tombé assez loin dans ma liste de priorités. J'ai tout de même fait quelques sorties dans les côtes et les beaux paysages chicoutimiens. Je suis de retour à Montréal aujourd'hui, mais pour l'instant j'ai infiniment plus envie d'aller courir tranquillement sur le mont Royal que d'aller me faire chier dimanche dans un demi-marathon couru sous le soleil de midi par un humidex de 32. Je ne crois pas avoir assez d'énergie physique ou mentale pour la 2e option présentement.

Image tirée du site de Météomédia.


Je vais aller chercher mon t-shirt à l'expo-marathon et, qui sait, si la température n'est pas trop pire le matin, je pourrais aller prendre le départ pour profiter un peu de l'ambiance d'avant-course, qui sera sans aucun doute électrisante. Mais finir? Les choses peuvent changer d'ici dimanche, mais en ce vendredi après-midi il n'en est pas vraiment question.

jeudi 11 août 2011

Une petite pause

Je n'ai pas seulement pris une pause de blogue ces derniers temps: j'ai aussi mis la pédale douce pour la course à pied. Ce qui devait être ma course principale pour cet automne, le marathon de Montréal, a donc forcément pris le bord.

La raison de cette pause? C'est gênant de l'admettre, mais c'est probablement la chaleur et l'humidité de l'été montréalais! J'écris «probablement», parce qu'il y a peut-être d'autres facteurs, comme par exemple ma thyroïde qui ferait encore des siennes, le manque de sommeil et le stress, qui ont aussi contribué à l'état de fatigue générale et de démotivation totale dans lequel je me suis retrouvé.

Les quelques lecteurs réguliers de ce blogue savent qu'en temps normal j'adore courir et que je suis très assidu dans mes entraînements. De plus, toujours en temps normal, je passe un temps non négligeable à lire des blogues et des articles portant sur la course à pied. Dans les dernières semaines avant ma pause, alors que j'étirais l'élastique au maximum dans l'espoir de «sauver» ma participation au marathon, la course à pied était devenue une corvée qui ne me procurait plus aucun plaisir, et je n'avais pas du tout envie de lire quelque texte que ce soit portant sur la course. Mais c'est seulement quand j'ai réalisé que ça aurait presque fait mon affaire de me blesser que j'ai commencé à songer sérieusement à arrêter.

J'écris ceci et je me trouve cave de ne pas avoir arrêté avant. Le problème, c'est que dans ma tête, c'était uniquement un problème d'acclimatation à la chaleur. Or il y en a à la tonne, des M. et Mme Tout-le-monde qui s'entraînent pendant l'été, s'adaptent à la chaleur et participent à la course à laquelle ils s'étaient donné comme objectif de participer. Pourquoi n'aurais-je pas pu faire comme tout le monde?

En partant, j'ai probablement une capacité d'adaptation à la chaleur de beaucoup inférieure à la moyenne (quoique c'est quelque chose de difficile à mesurer). Et je me demande si la pollution ne joue pas aussi un rôle. Toujours est-il que depuis mon arrivée à Montréal en 2005, la chaleur estivale me pose problème, alors que j'étais beaucoup moins incommodé quand je vivais à Sherbrooke, ville aux températures comparables à celles de Montréal mais à l'air beaucoup moins pollué. Selon mes super archives, j'en ai arraché au point d'arrêter de courir ou de diminuer mon kilométrage à peu près à la même période en 2006, 2008 (mes problèmes de thyroïde ont commencé cet été-là) et 2009. En 2007, j'étais parti en vacances juste au bon moment... Bref, il y a un pattern.

Ajoutez à cela un été 2011 particulièrement chaud et humide, de nombreuses nuits de 4 ou 5 heures de sommeil, ainsi que d'importantes sources de stress, et vous obtenez un cocktail qui n'est pas très bon pour la santé. Dans ces conditions, essayer d'atteindre mon volume de course le plus élevé à vie dans l'espoir de participer à mon premier marathon n'était probablement pas une bonne idée...

Si j'y tenais absolument, je pourrais sans doute participer au marathon de Montréal avec un volume d'entraînement réduit, aux alentours de 50-60 km. Ce serait toutefois me condamner inutilement à de grandes souffrances, et le masochisme n'est pas mon fort. De plus, je me suis blessé à la bandelette ilio-tibiale droite en participant à mon premier 10 km en 2005, et plus tard à mes premiers demi-marathons, à chaque fois parce que mon volume d'entraînement était insuffisant. Mon désir de courir un marathon n'est pas assez fort pour que je prenne le risque de me blesser encore une fois.

Aujourd'hui, j'ai fait ma 3e sortie de course en 13 jours, la plus longue depuis que j'ai tiré la plogue sur ma participation au marathon. Il faisait 21˚C, avec un beau soleil et un taux d'humidité civilisé. Et la pluie des derniers jours avait amélioré la qualité de l'air. Pour la première fois depuis des lustres, je me sentais bien en courant, à tel point que j'ai décidé de prolonger un peu ma sortie et de me taper un 2e sommet du mont Royal (celui d'Outremont). Pour la première fois depuis plusieurs semaines, je me suis senti «nettoyé» par une sortie de course.

Je ne m'impose pas de pression et je vais changer mes plans assez vite si je vois que je ne m'amuse pas, mais pour l'instant j'ai le 21,1 km du marathon de Montréal et le 10 km du parc Lafontaine (avec un objectif de temps bien précis, ça fait partie du plaisir) dans ma mire...

samedi 22 janvier 2011

Une pause imprévue

Je pars dans quelques minutes pour aller tenter ma chance au hockey cosom. Comment ça, «tenter ma chance»? Hé bien, je n'ai pas fait de sport depuis... que j'ai joué au cosom samedi dernier!

La raison? Une gastro particulièrement virulente et qui a duré plus longtemps que j'aurais pensé. (Gastro qui semble m'avoir tellement affecté que je m'auto-interviewe...) Malgré mes joues qui sont encore creuses et quelques petites crampes résiduelles au ventre, je vais m'essayer. Pas obligé de jouer pendant 2 heures. Je durerai le temps que je durerai...

Cette pause imprévue va affecter mon objectif pour le Demi-marathon hypothermique. Tant pis! Et je penserai à tout ça plus tard...

lundi 3 mai 2010

La fois (reliée à la course) où j'ai eu l'air le plus fou

Ça m'est revenu quelques fois à l'esprit ces derniers jours. Et j'essaie de le garder en tête.

L'histoire commence le vendredi 13 ou le samedi 14 juin 2008, je ne sais plus trop. Disons le vendredi 13, parce que c'est censé porter malheur...

Je me décide sur le tard à participer à l'édition 2008 de la course de 10 km «Grands pas pour les enfants», qui a lieu le week-end même au parc Jean-Drapeau. Cette course, organisée par une compagnie d'assurances, sert aussi de levée de fonds pour la recherche sur les maladies infantiles. J'y ai participé l'année précédente, après avoir soutiré de l'argent à mon entourage. Pas grave, c'était pour une bonne cause, d'autant plus que mon employeur de l'époque, si je me souviens bien, avait remis une somme égale au montant total recueilli par les employés.

En cette année 2008 par contre, il n'y aura pas de levée de fonds de ma part. Je me suis décidé trop tard. Quelque temps auparavant, mon poste a fait partie de ceux qui ont été emportés par la vague planétaire déclenchée par les gros bonnets de notre compagnie pour faire plaisir aux actionnaires et recevoir leurs bonis mirobolants à la fin de l'année. En plus, dans les 2 mois précédents, j'ai dû faire 1 ou 2 séances d'intervalles tout au plus, occupé que j'étais à augmenter mon kilométrage pour être en mesure de participer sans trop risquer de me blesser à mon 1er demi-marathon, qui a eu lieu le dernière fin de semaine de mai.

Toujours est-il que je décide à la dernière minute de participer au 10 km en question. Je lis sur le site internet de la course qu'on peut s'inscrire le matin de la course en présentant un formulaire rempli et en remettant le montant requis pour participer.

Samedi le 14, au coucher du soleil, je vais courir une mini-séance d'intervalles de 10-15 minutes, question de voir où j'en suis côté rapidité. Finalement, ce n'est pas si pire, même si je sais bien que mon endurance n'est probablement pas très bonne en ce moment, et que je risque d'en souffrir le lendemain.

Plus tard en soirée, j'imprime un formulaire, m'assure d'avoir l'argent nécessaire et prépare mon kit de course pour le lendemain. J'ai hâte au lendemain, hâte de me mettre au défi, hâte de vivre l'ambiance de la course, hâte d'aller faire un tour à la tente de mon ancien employeur pour piquer un brin de jasette avec mes ex-collègues coureurs d'autres départements, des gens dont j'avais justement fait la connaissance à l'occasion de courses organisées.

Dimanche le 15, je me lève tôt et me prépare avec fébrilité et une petite nervosité. Dans le métro, j'essaie de me préparer mentalement pour la course, au fait que dans environ 1 heure, je serai en train de donner tout ce que j'ai.

Arrivé au parc Jean-Drapeau, je vais au chalet pour aller remettre mon formulaire. Pas de kiosque à l'intérieur. Je me dirige vers l'endroit où était située la consigne des sacs l'année précédente. Pas de kiosque non plus. Je décide donc d'aller vers la clairière, là où sont situées les tentes des compagnies. Je sais que mon ancien employeur aura encore une fois une tente.

Les tentes sont là, disposées en un grand cercle comme l'année précédente, et il y a des gens qui s'affairent à finir d'en monter certaines, mais je ne trouve pas celle de mon ancienne compagnie. Je fais 2 ou 3 «tournées visuelles» des tentes, lisant attentivement les noms sur chacune d'entre elles, mais aucune ne porte le logo de mon ancien employeur.

Et je trouve qu'il n'y a pas grand monde autour. Le tentes sont là, le podium de l'annonceur est là, mais il ne semble y avoir personne d'autre que les monteurs de tente. De toute évidence, le quartier général de la course a été déplacé.

Je demande à un monteur de tente où se trouve l'endroit où l'on peut s'inscrire à «Grands pas pour les enfants», mais il ne le sait pas. Je retourne vers le chalet, demandant la même chose en chemin à une ou deux autres personnes, qui ne sont pas plus au courant.

Je viraille quelques minutes de plus, et décide finalement de retourner une dernière fois à la clairière, voir si je n'apercevrais pas quelqu'un que je connais. Il n'y a personne que je connais, mais je croise un groupe de 3-4 personnes, dont une femme qui transporte un bloc-notes et semble être une organisatrice. Enfin quelqu'un qui pourra me renseigner! Je pose donc encore une fois la même question.

-«La course Grand pas pour les enfants a eu lieu hier», me répond-elle, ajoutant avec un sourire en coin: «ce matin il y a la marche contre le cancer de la prostate, si ça vous intéresse.»
-«Euh.... merci pour les informations, mais je pense que je vais laisser faire. Bonne journée», dis-je en tournant les talons et en me désolant de ne pas être une marmotte et de ne pas pouvoir me sauver par un trou dans le sol.

J'étais tellement habitué à participer à des courses le dimanche que mon cerveau n'avait pas traité ni emmagasiné l'information qui figurait pourtant bien en vue sur le site de la course et probablement aussi sur le formulaire d'inscription que j'avais imprimé et apporté avec moi: la course se déroulait le samedi 14 juin.

Retour en 2010. Voici mon mantra pour le Défi du printemps des YMCA: «la course a lieu samedi, la course a lieu samedi, la course a...»

(Ouf! Heureusement qu'à peu près personne d'autre que moi ne lit ce blogue...)