dimanche 25 août 2013

Semaine du 18/08/2013

Dimanche: Musculation.
Lundi: Rivière-du-Moulin avec retour via l'UQAC (16,4 km). Heureusement qu'il y a eu des nuages pendant la majeure partie de la sortie, car j'ai été incommodé par la chaleur (humidex de 28-29) et mon incapacité à ralentir le rythme. Les montées de la fin ont achevé de m'achever... Heureusement que j'avais apporté une bouteille d'eau pour m'arroser un peu! Les mollets ont très bien tenu le coup sur ce parcours qui était celui de ma longue sortie 9 jours auparavant. GOrun 2.
Mardi: Musculation.
Mercredi: Séance sur piste à l'UQAC! Intervalles de 6 tours (environ 1,1 km) avec 4 tours de récupération entre les intervalles. Deux DM (4:15/km) suivis de deux 10k (4:00/km) et d'un 5k (3:52/km). J'ai été agréablement surpris d'être en mesure de compléter cette première séance sur piste en un mois, car j'en ai beaucoup arraché. Même le niveau d'effort pour les intervalles DM me paraissait élevé! J'essaierai d'aller faire la prochaine séance directement après le travail au lieu d'attendre en soirée... 10,6 km en tout, courus avec les MR10.
Jeudi: Mont Ste-Claire via le Sentier aux rats musqués (9,4 km). Pas de jambes, pas d'énergie et une lenteur désespérante, particulièrement au retour dans le sentier, et même du power hiking dans la dernière montée, le long du boulevard. Avec le recul, ce n'était pas une bonne idée de faire ce parcours difficile avec le ventre vide et la fatigue de la séance de la veille. Il arrive parfois que les jambes «ressuscitent» après un début de sortie difficile, mais ce ne fut pas le cas ici... Road Glove.
Vendredi: Musculation.
Samedi: Aller-retour jusqu'à la halte routière à Valin (22,0 km), avec deux intervalles DM de 2 km dans la partie plate du boulevard Tadoussac. J'ai dû travailler plus fort que la normale (environ un niveau d'effort 10k sekon mes FC) pour maintenir le rythme pendant les intervalles. La fatigue accumulée de la semaine et le soleil n'ont pas aidé. GOrun 2.

Je suis bien content d'avoir pu courir un bon volume (58,1 km) sans que mes mollets protestent, mais force est d'admettre que j'ai recommencé les intervalles avec un peu trop d'enthousiasme. Mes jambes continuent d'en payer le prix en ce dimanche matin. C'est donc sans le moindre regret que je ferai l'impasse sur le 10 km de la Course de la 3e escadre de Bagotville mercredi. De toute façon, la combinaison d'un nouvel horaire de travail et d'un rendez-vous aurait grandement compliqué ma participation.

En théorie, il me reste encore 6 bonnes semaines d'entraînement avant le 21,1 km du Marathon de la zone portuaire de Chicoutimi. Mon objectif de faire sous les 1h30 est présentement «sous surveillance», c'est-à-dire que je le réviserai à la baisse si les sensations pendant les intervalles rapides continuent d'être aussi mauvaises que cette semaine...

dimanche 18 août 2013

Semaine du 11/08/2013


Dimanche: Le pavillon sportif étant de nouveau ouvert les fins de semaine, c'est le retour à l'horaire «normal» pour moi. Musculation.
Lundi: Delisle/Vimy (15,5 km). Sortie faite sous le soleil. Les derniers km ont été difficiles. D'un autre côté, les mollets ne se sont pas plaints malgré les 31 km de course sur l'asphalte que je leur ai fait subir en 48 heures. GOrun 2.
Mardi: Musculation.
Mercredi: Mont Ste-Claire/Des écrivains (8,4 km). Petite sortie facile à cette heure tardive (passé 21h30). Mis à part une petite douleur au mollet droit vers le 7e km, ce fut zen et agréable. GOrun 2.
Jeudi: Tour du mont Ste-Claire + mont Ste-Claire (11,9 km). En temps normal je ne vais pas sur la montagne quand je fais ce parcours, mais les rayons du soleil bas et le bon état de mes jambes m'ont donné le goût d'aller taquiner le sommet. Je ne l'ai pas regretté: le petit brouillard qui recouvrait  la ville et les rayons obliques du soleil ont rendu la vue très belle! Road Glove.
Vendredi: Musculation.
Samedi: Aller-retour jusqu'au sentier du Saguenay (18,6 km) en avant-midi, question d'éviter la chaleur annoncée. J'ai arrêté et rebroussé chemin au pont qui suit la première grande descente du Sentier du Saguenay, même si je me sentais en mesure de continuer plus longtemps. Je protège mes mollets! Ceux-ci ont bien répondu à la distance et au dénivelé (280 m). GOrun 2.

Ça donne un total de 54,4 km de course pour la semaine, ce qui est très positif. Je prends soin de mes mollets en utilisant les GOrun 2 pour la plupart de mes sorties, et cette stratégie semble porter ses fruits. En fait, j'ai même dû retenir la machine samedi, et jeudi je me suis ajouté une petite ascension du mont Ste-Claire. Ben content de la tournure des événements!

Mais, car il y a un mais, je n'ai pas recommencé les intervalles sur piste comme prévu. L'énergie n'y étant pas en milieu de semaine, j'ai décidé de me ménager et de privilégier le volume. Malgré tout, je jongle encore avec l'idée de participer au 10 km de la Course de la 3e escadre de Bagotville le 28, mais en y testant mon rythme visé au Demi-marathon de la zone portuaire du mois d'octobre. À 4:15/km, je battrais mon meilleur temps au 10 km, un 43:01 réussi à la Classique du parc Lafontaine en 2011. Je n'ai pas coursé de 10 km depuis...

dimanche 11 août 2013

Semaine du 04/08/2013

La dernière semaine fut un peu frustrante, mais il en arrive des comme ça à tout le monde...

Dimanche: Mont Ste-Claire/Des écrivains (8,4 km). Ayant les mollets en compote à cause de la «longue» sortie de la veille avec les Road Glove, j'ai décidé de ne pas prendre de chances et de mettre mes vieilles Free 3.0. Leurs semelles absorbantes et leur 7 mm de dénivelé ont aidé à ménager mes pauvre mollets. La pluie s'est mise de la partie moins de 5 minutes après le début de ma sortie, et ça a dégénéré en méga-orage. Quelques kilomètres plus loin, je riais comme un enfant en pataugeant dans les mares d'eau qui s'étaient formées dans la rue...
Lundi: Musculation.
Jeudi: Mont Ste-Claire/Des écrivains encore une fois (8,4 km). Les mollets ont commencé à me faire mal environ au 3e km. Il semble que j'avais surestimé leur capacité actuelle de supporter une sortie de course sur l'asphalte avec des chaussures sans dénivelé. L'inconfort et l'état semi-végétatif dans lequel je me trouvais (il était passé 21h) ont fait en sorte que j'ai été 20 s/km plus lent que dimanche alors que le niveau d'effort me semblait le même.
Vendredi: Musculation.
Samedi: Rivière-du-Moulin, avec retour via l'UQAC (16,1 km). Même parcours que la semaine dernière, cette fois-ci avec les GOrun 2 pour donner une chance à mes mollets. Les rafales de vent à 60 km/h m'ont poussé pendant une partie du trajet avant de me compliquer la vie lors du retour vers l'ouest et, curieusement, dans le coin de l'UQAC, alors que je me dirigeais pourtant vers le sud. Le vent et les côtes ont sapé toute mon énergie, mais les mollets ont bien tenu le coup, et j'ai battu mon temps de la semaine dernière de plus de 2 minutes. Une bonne sortie!

Ça fait donc 32,9 km de course pour la semaine. Si une partie de moi est frustrée de ce maigre total et commence à s'inquiéter d'une possible perte de forme en raison de mon kilométrage plutôt réduit depuis le marathon d'Ottawa, la portion plus sage de mon cerveau sait qu'il est préférable, à moyen et à long terme, d'éviter de courir sur un début de blessure et avec un réservoir d'énergie presque vide. C'est d'ailleurs par manque de temps et d'énergie que je n'ai pas fait de sport mardi et mercredi.

J'ai donc décidé d'arrêter de me fixer des objectifs de volume hebdomadaire ou d'intensité pour l'instant. Je courrai la distance que mon corps me permettra quand il me le permettra, avec les chaussures de course que mes mollets me permettront. Je ne vois pas d'autre moyens de me remettre définitivement sur pied et d'éviter que la course devienne une corvée.

dimanche 4 août 2013

Semaine du 28/07/2013

Bon, j'ai décidé de reprendre mes petits résumés de semaines d'entraînement, même si je ne sais pas combien de temps ça va durer. Je trouve que prendre un petit temps d'arrêt pour réfléchir à son entraînement aide à savoir où on s'en va.

Dimanche: Première sortie de course en une semaine! Mont Ste-Claire + viraillage. Mises à part quelques petites tensions vers la fin, le mollet droit a bien répondu à cette sortie de 8,4 km. Les Free 3.0 et l'ibuprofène ont aidé...
Lundi: Musculation.
Mardi: Re-Mont Ste-Claire et viraillage (8,4 km), cette fois-ci sans anti-inflammatoires et avec des chaussures avec un dénivelé moindre que les Free (les Skechers GOrun 2). Quelques raideurs au mollet et à la bandelette ilio-tibiale droits sur D'Angoulème, mais rien de bien grave.
Mercredi: Musculation.
Jeudi: Autre test avec niveau de difficulté plus élevé pour le mollet: tour du mont Ste-Claire (10,6 km), avec notamment la montée de la côte St-Ange. De plus, j'étais chaussé de mes Road Glove, des souliers sans dénivelé. Pas la moindre douleur au mollet. Et comme pour mes sorties de lundi et de mercredi, les jambes de grimpe étaient très fortes. Le petit repos forcé de la semaine dernière leur a fait du bien...
Vendredi: Musculation.
Samedi: Rivière-du-Moulin, avec retour via l'UQAC (16,1 km). Première fois que je faisais ce parcours exact. Les jambes de grimpe étaient en forme encore une fois. J'ai pensé arrêter vers le 6-7e km à cause d'une petite douleur dans le mollet droit, mais ça s'est tassé quand j'ai atteint les côtes. J'ai toutefois les mollets très fatigués depuis cette sortie, bien que cette fois-ci ce soit le gauche qui en arrache le plus. Pour l'instant, ça ne semble pas bien grave.

Ça fait tout de même un total de 43,5 km de course à pied, ce qui n'est vraiment pas à dédaigner quand on se remet d'une blessure. Si tout continue à bien aller, je vais reprendre les intervalles mardi, en mettant l'accent sur mon rythme visé au 10 km (4:00/km). Même si je doute d'être prêt à réussir à faire sous les 40 minutes à la Course de la 3e escadre de Bagotville le 28 août, je devrais être en mesure de battre mon record de 43:01, qui date de près de 2 ans.

mardi 21 mai 2013

5 km de La Jakours 2013

Puisque mieux vaut tard que jamais, voici le compte rendu de cette course, qui a eu lieu le 14 avril. Je tenais à avoir quelques impressions sur les interwebs pour mes archives...

En émergeant du sommeil, je constate immédiatement que le repos nocturne a été salutaire. Pour une rare fois, j'ai dormi un bon 8-9 heures sans interruption. Disparus, le mal de gorge de la veille et la légère sensation d'être dans les vaps qui l'accompagnait, que j'attribue à ce moment aux moisissures libérées par le démantibulage de la salle de bain du sous-sol (mais qui se révéleront finalement quelques jours plus tard être causées par un début de rhume). Alors que je m'étais couché la veille en penchant vers une non-participation à La Jakours, je me dis maintenant que je n'ai qu'à me rendre sur les lieux de la course et à décider de m'y inscrire ou non en fonction de mes sensations du moment.

Je prends finalement l'autobus et débarque à un peu moins de deux kilomètres du quartier général de la course, question de m'échauffer et d'ajouter un peu de volume autant avant qu'après la course. Je m'entraîne pour un marathon, après tout...

Chaussé de mes princesses, je cours à un rythme facile tout en appréciant de découvrir des rues que je n'avais jamais vues. Le niveau d'excitation augmente: c'est ce matin que je vais me tester, que je vais essayer de répéter ce qui a constitué pour moi un exploit au printemps 2012: courir un 5 km sous les 20 minutes. Malgré quelques problèmes à l'entraînement, j'espère que l'adrénaline et la température plus fraîche qu'au stade de l'UQAC me permettront d'atteindre mon objectif.

Après l'inscription, je ressors courir un peu, y allant de quelques accélérations pour tester la machine et élever la température du moteur. Parlant de température, celle de l'air ambiant a augmenté et se situe maintenant à 6°C, et j'espère que le coupe-vent doublé que j'ai enfilé par-dessus mon t-shirt ne me nuira pas. Autour de moi, je vois d'ailleurs plusieurs coureurs enlever des couches de vêtements. Mais bon, de toute façon il est trop tard pour s'en faire.

Peu avant le départ, pour lequel les coureurs du 5 km et du 10 km sont regroupés, un vétéran du circuit m'informe que le parcours fait 2,5 km et qu'un long faux plat ascendant le rend quelque peu difficile. Mais encore une fois, il est trop tard pour s'en faire.

Les courses sont lancées, et les participants passent en peloton sur les tapis de départ. Une trentaine de mètres après avoir passé ceux-ci, j'ai déjà de l'espace pour commencer à courir à mon rythme. Voulant combler le retard pris dans les premiers mètres et porté par l'effet de groupe, je pousse la machine. Environ une minute plus tard, je constate que mon rythme se tient autour de 3:35/km. En début de course. Sur un faux plat ascendant. Face au vent. Me disant que je suis parti en imbécile et que je vais en payer le prix dans quelques minutes, je relâche très légèrement l'effort.

Comme il n'y a pas de panneaux pour marquer les kilomètres, je me fie à ma montre en espérant réussir à peu près à suivre les tangentes. Une descente  me permet de terminer le premier km avec une bonne marge sous mon objectif, mais l'allégresse du départ est maintenant terminée, et c'est la souffrance qui prend le dessus. Dans la deuxième moitié du deuxième km, je n'en reviens pas de la distance qu'il me reste encore à parcourir à ce rythme. Je me dis qu'à 41 ans, je commence à me faire vieux pour me pousser à ce point. C'est décidé, ce sera mon dernier 5 km. Qu'est ce que ça change dans la vie que je coure un 5 km en 20 minutes ou en 30 minutes? Rien. Est-ce que ça a un effet sur la vie de quelqu'un? Non. Est-ce que ça apporte quelque chose à la société? Non. Est-ce que ça change quoi que ce soit à ma vie? Non plus. Oui, ce sera la retraite des 5 km après cette course, mais pour l'instant je continue de m'efforcer à atteindre l'objectif.

Je maintiens un rythme endiablé jusqu'à la fin du premier tour, dont la dernière ligne droite apporte un peu de distraction, alors que nous croisons les meneurs. Je reconnais certains visages familiers: le gars qui ressemble au joueur de la NBA Steve Nash, la belle Nadia Bolduc, meneuse chez les femmes, le monsieur d'un certain âge, etc. J'oublie de prendre le partiel en contournant le cône orange qui marque la fin du premier tour, mais je sais que je dispose de quelques dizaines de secondes d'avance sur mon objectif. Il reste maintenant à faire une deuxième fois ce que je viens de terminer...

À la fin du 3e km, je constate que je pourrais me permettre de faire le reste de la course à 4:15/km et atteindre mon objectif quand même. C'est presque dans le sac, mais je continue néanmoins à pousser fort. Même chose après le 4e km, après lequel j'ai toujours un bon 30 secondes d'avance. Je relâche toutefois quelque peu l'accélérateur dans la montée du début du 5e km, question de ménager mes jambes qui en arrachent et de conserver assez d'énergie pour terminer en force.

Nous croisons de nouveau les meneurs du 10 km, qui ont entamé leur troisième tour et ont creusé l'écart par rapport à notre partie du peloton. J'aperçois la ligne d'arrivée. Enfin, ça achève! Rendu à une soixantaine de mètres de l'arrivée, j'accélère pour aller chercher quelques coureurs. Les jambes vont bien, la foulée est bonne, et je réussis à atteindre des vitesses que je ne travaille jamais à l'entraînement. C'est avec cette sensation grisante que je termine la course. Chrono: 19:23, soit 33 secondes plus rapide que mon temps de l'an dernier à St-Laurent. Complètement crevé, je ne réussis même pas à répondre à un inconnu qui a terminé derrière moi et qui me félicite en passant.

Quelques heures plus tard, après avoir entré mon temps du jour dans le calculateur de McMillan, je me mettrai à échafauder des plans pour réussir à courir un 10 km sous les 40 minutes. Et je me demanderai quel chrono il me sera possible d'atteindre lors de mon prochain 5 km.

samedi 16 mars 2013

15 km des Pichous 2013

Ce midi avait lieu la 44e édition du 15 km des Pichous. J'ai fait partie du contingent de plus de 1300 coureurs et marcheurs qui y ont pris part, un nombre qui s'est approché dangereusement du record de participation établi en 1983, et qui l'a peut-être même dépassé, aux dires de l'organisateur de la course Mario Boily (qui a toutefois déclaré avant le départ que le comptage final restait encore à faire). L'augmentation de participation et le déménagement du point de rendez-vous à la Cité St-François ont fait en sorte que le quartier général de la course paraissait surpeuplé à certains moments, mais tout s'est finalement déroulé dans l'ordre et le départ a pu être donné à l'heure prévue, soit midi pile.

Pour ma part, si les Pichous ne constituaient pas la principale course de cette première partie d'année (c'est plutôt le marathon d'Ottawa), je voulais bien faire et j'avais comme objectif de réussir un temps sous les 1h05. Jusqu'à ces derniers jours, j'avais bon espoir d'atteindre l'objectif en question, compte tenu que les rues de la ville sont libres de neige et de glace depuis environ 2 semaines. Les prévisions météo, qui annonçaient un temps assez froid pour aujourd'hui, m'ont toutefois fait déchanter quelque peu: plus il fait froid, plus j'ai de la difficulté à monter des côtes très inclinées, lesquelles sollicitent le système respiratoire de façon importante. À -20˚C, il m'est même arrivé d'avoir quelques petits étourdissements en montant l'infâme côte Talon ou celle du Parasol. Et comme courir vite sollicite aussi beaucoup le système respiratoire, je me disais que je risquais d'en arracher pendant la course.

Il faisait -12˚C quand le peloton s'est élancé, mais les rayons du soleil augmentaient la température ressentie. Un vent de plus de 20 km/h faisait descendre le facteur de refroidissement éolien sous -20, mais comme il venait de l'ouest-nord-ouest, nous allions l'avoir de dos pendant la quasi totalité de la course.

Comme d'habitude dans les courses organisés, un grand nombre de coureurs plus lents se sont placés vers l'avant du peloton, ce qui a rendu le départ assez chaotique. Je me suis retrouvé «emprisonné» à quelques reprises, avec des coureurs plus lents que moi de tous les côtés, ce qui m'empêchait de dépasser et de pouvoir aller à mon rythme. Après environ 600 m cependant, tout est rentré dans l'ordre et j'ai pu me concentrer sur le rythme à adopter pour réussir à terminer la course à l'intérieur du temps désiré tout en évitant de la finir en rampant...

Ayant participé aux Pichous en 2009 et en 2011, j'étais allé «étudier» le dénivelé du parcours dans les archives de mon compte Garmin Connect hier soir. De ce petit examen, j'ai conclu qu'il était commode de séparer le parcours en 3 parties égales de 5 km: un premier tiers presque tout en descente qui se termine à toutes fins pratiques dans un trou; un deuxième tiers qui commence par la plus grosse montée du parcours, se poursuit avec un faux plat ascendant et se termine par la méga descente de la côte de St-Jean-Eudes, qui dure environ 1,5 km; et un dernier tiers plus plat mais qui présente tout de même quelques «buttes». Mon but était de partir de façon assez agressive pour prendre de l'avance sur le rythme qui me permettrait de faire 1:05:00 (4:20/km), de passer à travers la montée du début du 6e km sans subir trop de dommages, d'arriver au bas de la côte St-Jean-Eudes toujours dans les temps, et d'espérer que l'adrénaline et mes entraînements sur piste des dernières semaines me permettraient de tenir le rythme dans les 5 derniers km.

En vert, le dénivelé du parcours, tel que mesuré pendant ma course de 2011. Image tirée de mon compte Garmin Connect.


À la fin du 1er km, nous avons tourné à gauche pour prendre le boulevard René-Lévesque vers le nord, dans la seule partie du parcours où nous allions partiellement faire face au vent. Comme prévu, ce fut froid et difficile par moments. Heureusement que la rue allait en descendant, ce qui contrebalançait l'effet du vent. J'ai beaucoup dépassé dans cette partie du parcours, et je me suis mis en tête de suivre un coureur qui semblait assez rapide, en espérant que ça me pousse à me surpasser comme pendant le demi-marathon de la zone portuaire de Chicoutimi en octobre dernier.

Le parcours, en rouge. Image tirée de mon compte Garmin Connect.


Après avoir couru un peu plus de 2 km sur René-Lévesque, nous avons repris vers l'est sur le boulevard Saguenay et avons retrouvé un vent de dos, ce qui a fait du bien! Toutefois, en entendant un gars derrière moi dire qu'il visait un temps sous les une heure, je me suis dit que j'étais peut-être parti trop vite... J'ai néanmoins gardé le même niveau d'effort jusqu'au fond du «trou» de la fin du 5e km, ce qui m'a permis de compléter le premier tiers de l'épreuve en 21:01, soit avec une quarantaine de secondes d'avance sur le rythme de 4:20/km. Le premier vrai test s'en venait cependant, avec la plus grosse montée du parcours, qui m'avait fait beaucoup souffrir il y a 2 ans alors que la course s'était déroulée pendant une tempête de neige.

La montée en question m'a paru beaucoup plus facile cette fois-ci, en partie parce que nous courions sur l'asphalte, en partie parce que je me suis beaucoup amélioré dans le «grimpage» de côtes. Ça ne m'a pas empêché de me faire dépasser par quelques coureurs et de me faire distancier par le peloton que je poursuivais, lequel comprenait le gars que je m'étais mis en tête de suivre au 2e km et deux coureuses qui semblaient en lutte l'une contre l'autre. C'était très intéressant à suivre, mais je n'avais pas ce qu'il fallait à cette étape de la course pour maintenir un rythme qui m'aurait permis de demeurer spectateur... C'était comme si la côte m'avait enlevé du jus.

Je me suis alors retrouvé un peu seul dans mon monde, les autres coureurs étant soit loin devant, soit loin derrière. Comble de malheur, mon ischio gauche, qui m'avait causé des problèmes dans mes quelques dernières sorties, a commencé à se manifester au 7e km. Rien qui me forçait à boiter, mais je me demandais si je devais ralentir pour éviter de causer des dommages qui me tiendraient à l'écart de l'entraînement pour quelques semaines. J'ai décidé de continuer, me disant que je ne course pas souvent, que les Pichous sont une compétition importante et qu'au pire je pourrais toujours ralentir plus tard si la douleur devenait trop préoccupante.

Pendant la longue descente à St-Jean-Eudes, la douleur était plus forte, ce qui m'a incité à ne pas trop pousser. J'ai néanmoins dépassé 2 coureurs. Je me suis également fait dépasser par 2 coureurs, dont l'un allait vite sans même avoir l'air de forcer! On aurait presque dit qu'il survolait la route. J'ai trouvé ça à la fois un peu insultant pour mon ego et super beau à voir... À un certain moment, j'ai regardé ma fréquence cardiaque sur ma montre: 133 bpm. Vraiment, le défi de cette longue descente était plus musculaire que cardio! Dans la dernière portion de la côte, j'ai par ailleurs pu apprécier la vue sur la rivière Saguenay, qui était d'un bleu superbe!

Jetant un autre coup d'oeil à ma montre une fois arrivé au bas de la côte et à la fin du 10e km, j'ai pu constater que j'avais environ 50 secondes d'avance sur mon objectif. Si mon ischio tenait le coup, mes chances d'atteindre mon but étaient excellentes. En plus, le «repos» de la longue descente m'avait permis de refaire mes forces, et je sentais que j'en avais encore sous le capot. J'ai donc accéléré à partir du 11e km, me disant que mon ischio ou les quelques montées allaient peut-être finir par me ralentir.

Mais la douleur dans mon ischio a diminué (effet de l'adrénaline?), et les côtes m'ont à peine ralenti. En plus des participants au volet marche, qui étaient partis une heure avant nous, je me suis mis à aller chercher les coureurs devant moi, et ce même dans les montées, ce qui était très motivant. Je crois avoir gagné une bonne dizaine de positions dans les 4 derniers km. Je suis même allé chercher le gars qui semblait littéralement voler sur la chaussée, une des deux filles qui étaient en lutte au 6e km (et sans doute après), ainsi qu'un dernier coureur à une vingtaine de mètres de l'arrivée, que j'ai finalement franchie en 1:03:20 selon ma montre. Mission accomplie, donc.

Pour les deux derniers km, mon rythme moyen a été de 4:00/km! C'est vraiment très motivant d'avoir fini de cette façon, et ça me rassure sur ma capacité de courir un 5 km sous les 20 minutes encore une fois cette année, un «exploit» que j'avais réussi par la peau des dents l'an dernier.

Mais aussi, cette course m'a rappelé encore une fois à quel point j'aime les distances du 3000 m au demi-marathon, qui permettent de courir vite. Ce qui me fait douter de la justesse de mon choix de m'inscrire à mon 1er marathon ce printemps. Mais bon, je voulais aussi essayer quelque chose de nouveau cette année en course à pied, alors ça doit être une bonne décision...

Pour ce qui est de mon ischio, l'application de froid environ une heure après la course a calmé un peu les choses. Il faudra voir si ce petit bobo m'handicapera au cours des prochains jours ou des prochaines semaines. Pour l'instant c'est encourageant.

dimanche 14 octobre 2012

Semaine du 07/10/2012 et vidéos

Ma dernière semaine d'entraînement a été plutôt tranquille, en raison principalement du rhume d'homme dont j'ai été atteint...

Samedi: Sortie de course. Sentier des Rats musqués aller-retour. Pas d'énergie, et inconfort intestinal au retour... 6,6 km en 39:13 . FCmoy = 143 bpm, FCmax = 161 bpm.

Voilà donc: un gros 6,6 km de course. En plus de trouver dommage de manquer de belles occasions d'aller courir à la lumière du jour (chose qui ne sera bientôt plus possible en semaine), je ne suis pas très content d'avoir raté une semaine complète de musculation après seulement 2 séances qui faisaient suite à un arrêt de 6 semaines. La semaine qui a commencé aujourd'hui devrait être meilleure...

Pour rallonger quelque peu ce billet très court, j'aimerais partager 2 vidéos qui m'ont beaucoup motivé à aller courir cet été. Tournées par Jim Vernon, du club de course en sentiers The Endurables, elles donnent un aperçu très intéressant des deux dernières éditions du Miwok 100k, une course de 100 km (comme son nom l'indique) qui a lieu dans les collines tout près de San Francisco (le fameux pont Golden Gate peut d'ailleurs être vu à certains moments).

Les gens observateurs noteront que Dave Mackey a remporté la course de 2011 en un temps de 8:03, soit 483 minutes. Ça donne donc environ 4,83 minutes par km, soit environ 4:50/km. Pendant 100 km. En sentiers. Sur un terrain présentant un important dénivelé. Et Mackey a réussi ce temps au début de la quarantaine. Bref, c'est tout simplement hallucinant.

Voici donc la vidéo de 2011, dans laquelle on peut également voir Hal Koerner, Mike Wolfe et le jeune Dakota Jones:




Et la vidéo de 2012, avec sa musique plus zen qui va bien avec les images tournées dans la pénombre:



Pour ma part, je trouve ce genre de vidéos infiniment plus motivant que n'importe quelle citation bidon...