Tel que mentionné dans mon billet précédent, je crois que mon organisme a combattu un virus ces derniers jours. J'ai même passé mon dimanche couché avec une migraine épouvantable, des problèmes de vision, un léger mal de gorge, des douleurs musculaires aux jambes et aux hanches, et un état de fatigue générale. Yé! Au moins, ça allait beaucoup mieux ce matin après une bonne nuit de sommeil, même si je n'étais pas à 100%.
Et j'ai été agréablement surpris de sentir un regain d'énergie en fin d'après-midi aujourd'hui, ce qui m'a m'a poussé à aller courir. J'ai même constaté que ma fréquence cardiaque debout au repos avant la course se situait entre 50 et 55 battements/minutes, la valeur la plus basse depuis le début de l'année! Et, ô agréable surprise, j'ai réussi à courir plus de 10 km sans sentir de douleur à la bandelette! J'ai senti quelque chose à partir du 8e km, mais pas de douleur. Je le prends pendant que ça passe...
Côté mollets, ça va beaucoup mieux, même si j'éprouve quelques difficultés à gérer la nécessité d'entraîner mes muscles pour les renforcer, d'un côté, et le besoin de reposer les mêmes muscles (déjà très sollicités par la course et le cosom), de l'autre.
Même si les choses s'améliorent lentement mais sûrement, j'ai l'intention de commencer à faire des exercices de renforcement des muscles abducteurs des hanches, car une faiblesse de ce côté est souvent observée chez les coureurs qui ont des problèmes de bandelette ilio-tibiale (voir entre autres ici, ici, et là). De plus, il m'arrive souvent d'avoir les muscles des fesses et des hanches courbaturés depuis que j'ai commencé à augmenter mon volume de course à pied il y a 2 ans. Il y a donc un travail de renforcement (et d'étirements, ce que je fais déjà) à faire de ce côté.
Je devrai aussi renforcer les muscles de mon tronc. Depuis quelques mois déjà, je mets plus l'accent sur les exercices pour les abdominaux (et j'ai noté une amélioration de ce côté), mais j'ai négligé certains muscles, comme les transverses de l'abdomen, qui jouent un rôle important dans la stabilisation du tronc. Or, un tronc qui est stable pendant la course impose moins de stress aux articulations, notamment aux genoux, et ménage les bandelettes ilio-tibiales.
En attendant, je me suis servi d'un sachet Formedica, d'une serviette et d'une ceinture pour mettre au point un dispositif crucial dans ma lutte contre l'inflammation de ma bandelette droite. Il ne me manque plus qu'une coupe Longueuil pour devenir une véritable incarnation de MacGyver...
lundi 15 mars 2010
Bilan de la semaine du 07/03/2010
Dimanche: Musculation. Je n'ai pas fait d'exercices pour les mollets, question de ménager lesdits mollets, que la course, le cosom et la muscu des jours précédents avaient amochés. Tout s'est bien passé, malgré un rare abus de substances éthyliques la veille. Non pas que ce fut un gros abus, mais je n'ai plus 20 ans...
Lundi: Sortie de course, rythme facile + 2 petits sprints. 8,2 km en 44:18. FCmoy=140/min, FCmax= 155/min. J'ai commencé à sentir quelque chose à la bandelette à la fin du 6e km. Ça s'est changé en douleur/sensation d'engourdissement par la suite, mais j'ai (stupidement) terminé mon parcours prévu.
Mardi: Musculation, avec exercices pour les mollets.
Mercredi: Sortie de course à l'heure du midi, rythme facile + 1 sprint d'environ 150 m. 6,2 km en 33:46. FCmoy=142/min, FCmax= 162/min. J'ai terminé le parcours initialement prévu, même si j'ai commencé à sentir quelque chose à la bandelette vers la fin du 5e km. Dans les derniers 500 m, je sentais une espèce d'engourdissement jusque dans ma cuisse et dans le haut de mon mollet. Soirée: match de hockey cosom (44 minutes). Temps passé sur le terrain: environ 22 minutes. Manque d'énergie, j'avais de la misère à suivre.
Jeudi: Musculation, avec exercices pour les mollets. Séance difficile.
Vendredi: Sortie de course. Je suis allé faire des «8» au parc Hampstead. BOOOOORING, mais avec ma bandelette qui déconne ces temps-ci, c'était plus commode pour moi de procéder de cette façon. Manque total d'énergie, fatigue et douleur aux mollets à partir du 3e km environ. J'étais bien content lorsque j'ai commencé à sentir quelque chose à la bandelette au 7e km: ça me donnait une raison pour arrêter! 7 km en 37:19. FCmoy=141/min. FCmax= 146/min.
Samedi: 105 minutes de hockey cosom. Temps passé sur le terrain: environ 50 minutes. Dès le début, j'ai senti que je manquais d'énergie et que je n'avais rien dans les jambes.
La fin de ma semaine sportive a été marquée par une fatigue générale qui est allée en empirant, le tout accompagné de maux de gorge. Je pense que mon organisme combattait quelque chose. J'étais d'ailleurs complètement KO dimanche le 14.
Mes problèmes de bandelette rendent peu probable ma participation au 10 km de Lasalle. Ça ne regarde pas bien non plus pour le demi-marathon de Montréal. J'espère au moins avoir la possibilité de me rabattre sur le 10 km de St-Laurent la semaine suivante, comme l'an dernier.
Lundi: Sortie de course, rythme facile + 2 petits sprints. 8,2 km en 44:18. FCmoy=140/min, FCmax= 155/min. J'ai commencé à sentir quelque chose à la bandelette à la fin du 6e km. Ça s'est changé en douleur/sensation d'engourdissement par la suite, mais j'ai (stupidement) terminé mon parcours prévu.
Mardi: Musculation, avec exercices pour les mollets.
Mercredi: Sortie de course à l'heure du midi, rythme facile + 1 sprint d'environ 150 m. 6,2 km en 33:46. FCmoy=142/min, FCmax= 162/min. J'ai terminé le parcours initialement prévu, même si j'ai commencé à sentir quelque chose à la bandelette vers la fin du 5e km. Dans les derniers 500 m, je sentais une espèce d'engourdissement jusque dans ma cuisse et dans le haut de mon mollet. Soirée: match de hockey cosom (44 minutes). Temps passé sur le terrain: environ 22 minutes. Manque d'énergie, j'avais de la misère à suivre.
Jeudi: Musculation, avec exercices pour les mollets. Séance difficile.
Vendredi: Sortie de course. Je suis allé faire des «8» au parc Hampstead. BOOOOORING, mais avec ma bandelette qui déconne ces temps-ci, c'était plus commode pour moi de procéder de cette façon. Manque total d'énergie, fatigue et douleur aux mollets à partir du 3e km environ. J'étais bien content lorsque j'ai commencé à sentir quelque chose à la bandelette au 7e km: ça me donnait une raison pour arrêter! 7 km en 37:19. FCmoy=141/min. FCmax= 146/min.
Samedi: 105 minutes de hockey cosom. Temps passé sur le terrain: environ 50 minutes. Dès le début, j'ai senti que je manquais d'énergie et que je n'avais rien dans les jambes.
La fin de ma semaine sportive a été marquée par une fatigue générale qui est allée en empirant, le tout accompagné de maux de gorge. Je pense que mon organisme combattait quelque chose. J'étais d'ailleurs complètement KO dimanche le 14.
Mes problèmes de bandelette rendent peu probable ma participation au 10 km de Lasalle. Ça ne regarde pas bien non plus pour le demi-marathon de Montréal. J'espère au moins avoir la possibilité de me rabattre sur le 10 km de St-Laurent la semaine suivante, comme l'an dernier.
lundi 8 mars 2010
Le vidéo (cucu) du jour
En l'honneur du printemps qui se pointe le bout du nez ces jours-ci à Montréal et qui va peut-être s'installer pour de bon (évitons tout de même de crier victoire trop vite - nous ne sommes après tout qu'au début de mars, et une ou des tempêtes de neige sont toujours possibles), j'ai inclus au bas du présent billet le vidéo, cucu tel qu'indiqué dans le titre, d'une chanson un peu cucu elle aussi, mais ô combien de circonstance dans une belle journée ensoleillé comme celle-ci. Il s'agit de la chanson Alive, du chanteur canadien anglais Edwin.
J'avais cette chanson, la seule que je connais dans l'oeuvre du Edwin en question, dans la tête en allant courir sous le soleil en cette fin d'après-midi. Une première sortie de course sans pantalon depuis l'automne dernier (si quelqu'un lit ceci, soyez rassuré: je portais des shorts!).
«Ain't it good to be alive
To feel the sun strong against your face»
(Les paroles de la chanson au complet sont ici.)
Bref, vous voyez le genre. Un peu cucu, mais tout à fait mignon dans une journée comme aujourd'hui, une journée si belle qu'on en oublie même le léger problème de bandelette qu'on a pu rencontrer.
Si belle, en fait, que ça donne le goût de se raser la barbe pepérienne.
J'avais cette chanson, la seule que je connais dans l'oeuvre du Edwin en question, dans la tête en allant courir sous le soleil en cette fin d'après-midi. Une première sortie de course sans pantalon depuis l'automne dernier (si quelqu'un lit ceci, soyez rassuré: je portais des shorts!).
«Ain't it good to be alive
To feel the sun strong against your face»
(Les paroles de la chanson au complet sont ici.)
Bref, vous voyez le genre. Un peu cucu, mais tout à fait mignon dans une journée comme aujourd'hui, une journée si belle qu'on en oublie même le léger problème de bandelette qu'on a pu rencontrer.
Si belle, en fait, que ça donne le goût de se raser la barbe pepérienne.
samedi 6 mars 2010
Bilan de la semaine à peu près athlétique du 28/02/2010
Dimanche: Sport de salon. Le match pour la médaille d'or au hockey masculin sera considéré comme un classique!
Lundi: Séance de musculation, suivie d'une séance de vélo stationnaire pour limiter la perte de cardio pendant mon repos forcé de la course. J'ai découvert les vélos Kaiser. Durée totale de la séance de vélo: 36 minutes, avec les intervalles suivants (en secondes): 15, 30, 60, 120, 60, 30, 15. Séparation entre les intervalles: de 45s à 120s. Vers la fin: 3X30s, séparés de 60s.
Mardi: Sport de salon uniquement.
Mercredi: Musculation à l'heure du midi. Hockey cosom en soirée. Durée du match: 44 minutes. Temps passé sur le terrain: environ 22 minutes.
Jeudi: 2e sortie de course post-demi-marathon, rythme facile. Distance: 5 km. Temps: 27:22. FCmoy=140/min. FCmax: 153/min. Aucune douleur à la bandelette! Un peu de fatigue au mollet gauche après la course.
Vendredi: Musculation, incluant pour la 1ère fois des exercices pour les mollets, décrits ici. Pour les standing calf raises, j'ai fait un exercice équivalent sur un appareil de la salle de musculation, en étant assis avec les jambes droites. Pour les seating calf raises, j'ai utilisé un haltère. J'ai abandonné un exercice pour les pectoraux afin de ne pas trop allonger la séance.
Samedi: 90 minutes de hockey cosom. Temps passé sur le terrain: environ 45 minutes.
Pour la semaine prochaine, je prévois faire 3 sorties de 6 km à 10 km au rythme facile (en incluant peut-être quelques petits sprints), question de tester ma bandelette sur de plus grandes distances. Si tout va bien, je recommencerai les intervalles la semaine suivante. Et si tout continue de bien aller, je prévois m'inscrire au 10 km de Lasalle, même si ça impliquerait que je me présente là avec seulement 2 séances d'intervalles dans le corps en plus d'un mois. Mais bon, comme dirait probablement Jean Perron: je vendrai la peau de l'ours une fois rendu à la rivière!
Lundi: Séance de musculation, suivie d'une séance de vélo stationnaire pour limiter la perte de cardio pendant mon repos forcé de la course. J'ai découvert les vélos Kaiser. Durée totale de la séance de vélo: 36 minutes, avec les intervalles suivants (en secondes): 15, 30, 60, 120, 60, 30, 15. Séparation entre les intervalles: de 45s à 120s. Vers la fin: 3X30s, séparés de 60s.
Mardi: Sport de salon uniquement.
Mercredi: Musculation à l'heure du midi. Hockey cosom en soirée. Durée du match: 44 minutes. Temps passé sur le terrain: environ 22 minutes.
Jeudi: 2e sortie de course post-demi-marathon, rythme facile. Distance: 5 km. Temps: 27:22. FCmoy=140/min. FCmax: 153/min. Aucune douleur à la bandelette! Un peu de fatigue au mollet gauche après la course.
Vendredi: Musculation, incluant pour la 1ère fois des exercices pour les mollets, décrits ici. Pour les standing calf raises, j'ai fait un exercice équivalent sur un appareil de la salle de musculation, en étant assis avec les jambes droites. Pour les seating calf raises, j'ai utilisé un haltère. J'ai abandonné un exercice pour les pectoraux afin de ne pas trop allonger la séance.
Samedi: 90 minutes de hockey cosom. Temps passé sur le terrain: environ 45 minutes.
Pour la semaine prochaine, je prévois faire 3 sorties de 6 km à 10 km au rythme facile (en incluant peut-être quelques petits sprints), question de tester ma bandelette sur de plus grandes distances. Si tout va bien, je recommencerai les intervalles la semaine suivante. Et si tout continue de bien aller, je prévois m'inscrire au 10 km de Lasalle, même si ça impliquerait que je me présente là avec seulement 2 séances d'intervalles dans le corps en plus d'un mois. Mais bon, comme dirait probablement Jean Perron: je vendrai la peau de l'ours une fois rendu à la rivière!
jeudi 4 mars 2010
Bulletin de santé
Plus tôt aujourd'hui, je suis allé courir un petit 5 km au rythme facile. C'était mon premier essai en course à pied depuis ma sortie interrompue d'il y a exactement une semaine. Résultat: aucune douleur à la bandelette! C'est un bon début!
J'ai ressenti de la fatigue au mollet gauche après la course, mais rien de trop incommodant. Les choses se sont nettement améliorées de ce côté aussi depuis la semaine dernière, mais je le savais déjà: j'avais déjà joué 2 fois au hockey cosom sans ressentir autre chose qu'une légère fatigue. Je veux néanmoins incorporer des exercices pour les mollets dans ma routine de musculation, question d'éliminer la douleur et la fatigue que je ressentais aux mollets depuis plusieurs mois. Demain sera une bonne journée pour commencer, puisqu'il n'y a à mon horaire aucun autre sport qui ferait travailler mes jambes. Je prévois faire des seated calf raises et des standing calf raises, question de faire travailler autant mes muscles soléaires que mes muscles gastrocnémiens. Je soupçonne en effet que ce sont mes muscles soléaires qui en arrachent le plus, puisque l'inconfort que je ressens particulièrement au mollet gauche se fait souvent sentir quand je suis debout sans bouger, et que le simple fait de se tenir debout nécessite que les soléaires soient contractés.
J'ai par ailleurs noté, avant d'aller courir sous le soleil de cette superbe journée presque printanière, que ma fréquence cardiaque descendait sous les 60 battements/minute lorsque je me tenais debout sans bouger. C'était une première depuis avant les Fêtes ou, plus précisément, depuis la gastro-entérite avec laquelle j'ai défoncé l'année. Je crois avoir recommencé à courir trop tôt après cette gastro, comme en témoignent les crampes au ventre que j'ai ressenties à mes 2-3 premières sorties de l'année.
En plus de ma fréquence cardiaque qui était plus élevée (d'un bon 10-15 battements/minutes) avant et pendant mes sorties de course, je ressentais parfois un écoeurement de la course inhabituel. Je me disais que c'était cet hiver sans neige, et les rues grises et laides que ça implique, qui affectaient mon moral. Mais il est fort possible qu'en fait je n'étais pas encore tout à fait remis du stress causé par la gastro sur mon organisme. Les prochaines semaines diront si c'était effectivement le cas.
Chose certaine cependant, ce repos forcé m'a fait du bien. Et si ma bandelette recommence à déconner, hé bien je me suis booké du cosom 2 fois par semaine pour les 2 prochains mois, ce qui rendra le sevrage de la course moins pénible...
J'ai ressenti de la fatigue au mollet gauche après la course, mais rien de trop incommodant. Les choses se sont nettement améliorées de ce côté aussi depuis la semaine dernière, mais je le savais déjà: j'avais déjà joué 2 fois au hockey cosom sans ressentir autre chose qu'une légère fatigue. Je veux néanmoins incorporer des exercices pour les mollets dans ma routine de musculation, question d'éliminer la douleur et la fatigue que je ressentais aux mollets depuis plusieurs mois. Demain sera une bonne journée pour commencer, puisqu'il n'y a à mon horaire aucun autre sport qui ferait travailler mes jambes. Je prévois faire des seated calf raises et des standing calf raises, question de faire travailler autant mes muscles soléaires que mes muscles gastrocnémiens. Je soupçonne en effet que ce sont mes muscles soléaires qui en arrachent le plus, puisque l'inconfort que je ressens particulièrement au mollet gauche se fait souvent sentir quand je suis debout sans bouger, et que le simple fait de se tenir debout nécessite que les soléaires soient contractés.
J'ai par ailleurs noté, avant d'aller courir sous le soleil de cette superbe journée presque printanière, que ma fréquence cardiaque descendait sous les 60 battements/minute lorsque je me tenais debout sans bouger. C'était une première depuis avant les Fêtes ou, plus précisément, depuis la gastro-entérite avec laquelle j'ai défoncé l'année. Je crois avoir recommencé à courir trop tôt après cette gastro, comme en témoignent les crampes au ventre que j'ai ressenties à mes 2-3 premières sorties de l'année.
En plus de ma fréquence cardiaque qui était plus élevée (d'un bon 10-15 battements/minutes) avant et pendant mes sorties de course, je ressentais parfois un écoeurement de la course inhabituel. Je me disais que c'était cet hiver sans neige, et les rues grises et laides que ça implique, qui affectaient mon moral. Mais il est fort possible qu'en fait je n'étais pas encore tout à fait remis du stress causé par la gastro sur mon organisme. Les prochaines semaines diront si c'était effectivement le cas.
Chose certaine cependant, ce repos forcé m'a fait du bien. Et si ma bandelette recommence à déconner, hé bien je me suis booké du cosom 2 fois par semaine pour les 2 prochains mois, ce qui rendra le sevrage de la course moins pénible...
mardi 2 mars 2010
Au-delà du réel
Pepére aurait presque pensé qu'en se levant ce matin, il aurait constaté que le soleil venait de se lever à l'ouest. Ou encore que la force de gravité était maintenant négative. Cela aurait été en contradiction avec l'observation faite par Pepére en ouvrant les yeux qu'il reposait toujours sur son lit, mais il faut abandonner toute attente de cohérence par rapport à la réalité lorsque des événements dignes d'un vieil épisode d'Au-delà du réel se produisent.
Pepére se serait presque attendu à entendre René-Homier Roy annoncer que Stephen Harper venait de nommer au poste de ministre des sciences quelqu'un qui accepte la validité de la théorie de l'évolution des espèces de Charles Darwin. Ou encore que Jean Charest allait créer une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. Ou même, summum de l'incroyable, que l'éternel débat des gardiens du Canadien, si crucial pour la survie de l'humanité, était maintenant clos.
Car voyez-vous, hier, le 1er mars de l'an de grâce 2010 après Jésus-Christ, Pepére, debout et se penchant vers l'avant sans plier les genoux, a réussi à toucher à ses orteils. C'était la première fois depuis aussi loin qu'il se souvienne que Pepére réussissait ce fait d'armes. Ce même Pepére qui, en passant l'évaluation médicale dans le bureau du médecin de la compagnie qui venait de l'embaucher, il y a presque 5 ans, s'était montré moins souple que ledit médecin, qui était pourtant de plus de 20 ans son aîné. Ce même Pepére qui réussissait tout juste à dépasser ses genoux il y a 2 ou 3 ans, avant de commencer à mettre nettement plus d'ardeur dans son programme d'étirements.
Pepére aurait dû se douter que les lois fondamentales de l'Univers étaient perturbées lorsque, dans les minutes précédentes, il avait réussi à faire une séance de vélo stationnaire sans mourir d'ennui. Pepére, faisant l'expérience des vélos Kaiser pour la première fois, avait bien apprécié le tableau d'affichage simple mais complet: temps, nombre de tours par minute, niveau de difficulté, puissance déployée, distance «parcourue», c'était assez pour distraire Pepére entre les intervalles. Bref, quelque chose se préparait.
Et là, quelques minutes après sa séance de vélo, au moment de tenter laborieusement de toucher aux boucles formées par ses lacets, Pepére constate avec étonnement et enchantement qu'il est capable de descendre jusqu'à ses orteils, sans que ça ne tire dans son dos, sans entendre ni sentir de craquements dans le bas de celui-ci. Ses ischio-jambiers et ses mollets peinent à accomplir la tâche, mais il n'en demeure pas moins que PEPÉRE EST CAPABLE D'ATTEINDRE SES ORTEILS.
Pepére ne sait pas quand ce phénomène se reproduira, ou même s'il se reproduira, mais il reste que c'est arrivé.
Et Pepére en est tellement déstabilisé qu'il parle de lui-même à la troisième personne.
Pepére se serait presque attendu à entendre René-Homier Roy annoncer que Stephen Harper venait de nommer au poste de ministre des sciences quelqu'un qui accepte la validité de la théorie de l'évolution des espèces de Charles Darwin. Ou encore que Jean Charest allait créer une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. Ou même, summum de l'incroyable, que l'éternel débat des gardiens du Canadien, si crucial pour la survie de l'humanité, était maintenant clos.
Car voyez-vous, hier, le 1er mars de l'an de grâce 2010 après Jésus-Christ, Pepére, debout et se penchant vers l'avant sans plier les genoux, a réussi à toucher à ses orteils. C'était la première fois depuis aussi loin qu'il se souvienne que Pepére réussissait ce fait d'armes. Ce même Pepére qui, en passant l'évaluation médicale dans le bureau du médecin de la compagnie qui venait de l'embaucher, il y a presque 5 ans, s'était montré moins souple que ledit médecin, qui était pourtant de plus de 20 ans son aîné. Ce même Pepére qui réussissait tout juste à dépasser ses genoux il y a 2 ou 3 ans, avant de commencer à mettre nettement plus d'ardeur dans son programme d'étirements.
Pepére aurait dû se douter que les lois fondamentales de l'Univers étaient perturbées lorsque, dans les minutes précédentes, il avait réussi à faire une séance de vélo stationnaire sans mourir d'ennui. Pepére, faisant l'expérience des vélos Kaiser pour la première fois, avait bien apprécié le tableau d'affichage simple mais complet: temps, nombre de tours par minute, niveau de difficulté, puissance déployée, distance «parcourue», c'était assez pour distraire Pepére entre les intervalles. Bref, quelque chose se préparait.
Et là, quelques minutes après sa séance de vélo, au moment de tenter laborieusement de toucher aux boucles formées par ses lacets, Pepére constate avec étonnement et enchantement qu'il est capable de descendre jusqu'à ses orteils, sans que ça ne tire dans son dos, sans entendre ni sentir de craquements dans le bas de celui-ci. Ses ischio-jambiers et ses mollets peinent à accomplir la tâche, mais il n'en demeure pas moins que PEPÉRE EST CAPABLE D'ATTEINDRE SES ORTEILS.
Pepére ne sait pas quand ce phénomène se reproduira, ou même s'il se reproduira, mais il reste que c'est arrivé.
Et Pepére en est tellement déstabilisé qu'il parle de lui-même à la troisième personne.
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