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dimanche 1 avril 2012

Aujourd'hui, 1er avril

Hé oui, nous sommes toujours le 1er avril. Il faut donc se méfier, car des gens sans scrupules peuvent profiter de cette date pour dire (ou écrire) n'importe quoi. Remarquez que certaines personnes ne se gênent pas pour dire n'importe quoi à l'année longue, mais ça, c'est une autre histoire.

Toujours est-il que mon visage a présentement l'air de ça:



Comme c'est le 1er avril, donc, on va dire que mes blessures de guerre (bien réelles, malheureusement...) ont été subies lorsque, n'écoutant que mon courage et mon sens du devoir citoyen, j'ai héroïquement porté secours à une veuve et un orphelin aux prises avec une bande de voyous qui voulaient leur dérober leurs sacs de victuailles achetées avec les dernières économies de madame. On va dire que l'un d'eux m'a surpris avec une bonne droite après que j'aie mis KO ses 5 comparses, et que je me suis relevé juste à temps pour le finir avec un coup de pied renversé qui aurait fait rougir Chuck Norris de honte.

Ouais, on va dire que c'est ce qui s'est passé, et que la pommette du bâton d'un adversaire de hockey cosom avec qui j'étais en lutte pour la possession de la balle ne m'a pas frappé à la joue, à la paupière et à l'arcade sourcilière quand ledit adversaire (qui me dépasse d'une bonne tête) a dépris la palette de son bâton de la fissure dans laquelle elle s'était fichée. Ouais. Comme c'est le 1er avril, on va s'en tenir à la première version...

samedi 24 septembre 2011

Des nouvelles (suite)

Mon kit de course est sorti, et mon dossard est épinglé sur le t-shirt que je porterai demain matin. Si la tendance se maintient, donc, je serai parmi les quelques milliers de coureurs fébriles, heureux, impatients ou nerveux (ou tout ça à la fois) qui se tiendront sur le pont Jacques-Cartier peu avant 10h30 demain matin dans l'attente du départ du 21,1 km du Marathon de Montréal. Les retrouvailles avec mes potes du hockey cosom, et surtout la nouvelle de la sortie de ma mère de l'hôpital, m'ont revigoré.

Selon toute vraisemblance, je prendrai donc le départ. Ensuite, c'est le soleil qui fera foi de tout. Selon mon évaluation toute personnelle et subjective, la radiation directe du soleil sur le corps humain, ainsi que l'absorption de chaleur par l'asphalte des rues et les toits des immeubles, augmentent la température ressentie d'environ une quinzaine de degrés en ville par rapport à une journée nuageuse (l'absorption de la chaleur du soleil par l'asphalte et les toits cause bien entendu une augmentation réelle de la température environnante, mais bon, il est tard, laissons faire les nuances...). Armé de ma carte d'accès aux transport en commun, il me sera facile d'abandonner quand (et si) bon me semblera.

Je ne vois pas un abandon potentiel comme un manque de courage ou de volonté. Ou si, c'est en effet un manque de volonté, la volonté de prolonger une expérience qui ne me procure absolument aucun plaisir et qui peut même être néfaste pour ma santé. La nature des malaises qui m'ont affecté cet été dans des conditions de chaleur, d'humidité et de smog, ainsi que la prévalence de maladies coronariennes des deux côtés de ma famille, me poussent à la prudence. Être en bonne forme physique augmente les chances d'être en santé, mais n'immunise pas contre la maladie.

Côté performance, je ne m'en fais pas trop: mon grand total de 48 km au cours des deux dernières semaines? Pffft! Mon 0 km d'intervalles depuis 2 semaines? Je m'en fous. La rareté de mes longues sorties depuis 2 mois? Pas de problème! Mes jambes et mes abdominaux obliques qui risquent de se ressentir de l'heure et dix passée à jouer au cosom aujourd'hui, de cette reprise cosomienne après plus de 5 mois d'arrêt? Pas grave, puisque tout indique que le soleil va se pointer pendant ma course, et que je ne terminerai pas s'il se pointe.

Bref, j'ai payé environ 80$ pour m'inscrire, et je vais aller chercher tout ce que je peux demain matin (fébrilité pré-course, «communion» avec des milliers d'autres passionnés). Ça durera le temps que ça durera.

Et même s'il y a peu de chances que ce texte soit lu avant les différentes courses de demain, je souhaite tout de même bon succès aux coureurs-blogueurs qui seront en action demain matin.

mardi 21 décembre 2010

De sagesse et de chaussures

«Qui crache en l'air tombe su'l'nez!» Cette miette de sagesse nous vient d'Yvon Pedneault et fait partie des 13 déclarations en lice pour le «prestigieux» palmarès des citations de 2010 du Sportnographe. Non seulement on peut y lire les citations, mais les extraits sonores y sont aussi présentés, et on peut voter pour ses citations préférées! Il me fait donc plaisir de «sortir un chapeau de mon sac» et de vous diriger vers ces parcelles de sagesse sportive, bref, de vous les «présenter sur un bateau d'argent».

Ce qui me rappelle que je suis VRAIMENT content 1) de ne pas avoir d'entraîneur au hockey cosom et surtout 2) que Jean Perron ne soit pas mon entraîneur:





Question d'éviter de terminer ce billet sur des images mentales peu ragoûtantes, mentionnons que j'ai atteint la marque des 2000 km courus en 2010 (mon record précédent était de 1317 km) avec une séance d'intervalles sur piste. En plus de vérifier que je n'avais rien perdu en rapidité («rapidité» étant ici un mot tout à fait relatif), j'ai eu l'occasion d'étrenner une de mes deux paires de Kinvara neuves du mois dernier:

Laquelle de ces 3 paires de chaussures avait déjà servi au moment de la prise de la photo?

Hé oui, j'ai 3 paires de Kinvara! Notons qu'il existe des circonstances atténuantes pour l'évaluation de ma santé mentale:

1) J'ADORE les Kinvara!
2) Il y avait une vente chez Eastbay, les stocks baissaient, et le huard était à parité avec le billet vert. Le moment était donc propice.

Je suis donc grayé en chaussures de course pour la prochaine année. Ce qui ne m'empêche pas de saliver en regardant les MT101 de New Balance ou les futures Hattori de Saucony, dont Pete Larson (Runblogger) a parlé dans son blogue. J'ai même écrit à Saucony pour être un des wear testers que la compagnie recherchait pour les Hattori (voir le billet de Runblogger). Malheureusement, Saucony recrute uniquement des coureurs américains vivant dans les états situés sur le continent pour la mise à l'essai de ses futurs produits.

Un gars s'essaye!

samedi 6 mars 2010

Bon débarras!

Parfois ça vaut la peine de se plaindre.

dimanche 28 février 2010

La diplomatie

T'es un nobody qui choisit de faire de la place dans son horaire de la fin de semaine pour passer du temps avec d'autres nobodys de presque tous les âges qui évoluent dans presque toutes les sphères de la société: comptable, travailleur d'usine, scientifique, futur policier, conseiller en ressource humaines, vendeur d'assurances, etc. Ce qui réunit ce groupe aussi disparate, c'est la passion pour une activité -un sport d'équipe- que tous ont probablement commencé à pratiquer quand ils étaient enfants.

On pourrait même dire qu'à quelque part, pratiquer ce sport d'équipe -celui-là ou un autre, peu importe- c'est se créer une petite bulle d'enfance dans notre vie d'adulte: on oublie pour un temps les REER, le rapport d'impôt, le collègue de travail chiant, la pinte de lait à aller chercher à l'épicerie, le rendez-vous au garage, le lavage à faire, et autres tracas de la vie quotidienne, et on JOUE.

Je ne sais pas pour toi, mais moi c'est à peu près les seul moments pendant lesquels je suis concentré à 100% sur le «ici» et le «maintenant». Prends M, par exemple. Il est capable d'accélérer beaucoup plus rapidement que le reste d'entre nous. Il faut donc s'en méfier, car il peut nous contourner facilement lorsqu'il s'y met. Le meilleur moyen de le neutraliser, c'est d'essayer de faire en sorte qu'il ne puisse pas avoir possession de la balle, en se plaçant dans la ligne de passe pour empêcher qu'un coéquipier puisse la lui envoyer (dans ce cas, il faut régulièrement regarder derrière soi, car M est un joueur intelligent qui, lorsqu'il constate qu'il est couvert, se déplace rapidement et silencieusement de façon à créer une nouvelle ligne de passe) ou en prévoyant le jeu de façon à être en position de poker la balle avant qu'il ne réussisse à la récupérer. S'il court vers nous avec la balle en sa possession et s'apprête à essayer de nous déjouer, un bâton tenu d'une main avec la palette au sol devant soi maximise les chances de l'arrêter en pokant la balle. Il y aussi P, qui court peu mais a un tir puissant et précis, et est un véritable mur en défensive qui arrête à peu près tout ce qui passe à moins de 2 mètres autour de lui. Quand on joue contre lui, il ne sert à rien d'essayer de faire une passe de son côté de terrain. Mieux vaut se servir de sa rapidité (quand on en a) pour le contourner à distance ou changer de côté de terrain pour faire face à l'autre défenseur. Et je pourrais continuer longtemps avec A, très rapide et qui a de si bonnes mains qu'elles semblent parfois aller plus vite que son cerveau et qu'il se déjoue lui-même avec ses feintes, F, joueur lent qui a un tir très précis et est un bon pokeur, etc. Bref, j'ai un fichier mental sur chacun des joueurs, et je consulte constamment ces fichier pendant le déroulement du jeu. Penser à tout ça, en plus d'essayer de prévoir le jeu que l'équipe adverse s'apprête à essayer de faire, ou de tenter de construire soi-même un jeu, permet de donner du repos au hamster qui court normalement tout le temps dans la roue située dans notre tête. J'aime croire que c'est bon pour la santé mentale.

Il n'y a pas de prix ou de trophées remis au gagnants, pas plus qu'il n'y a d'équipes fixes. Le hasard nous fait jouer avec et contre tout le monde à un moment ou l'autre. Bref, nous jouons pour le fun et pour garder la forme, même si c'est toujours plaisant de gagner et un peu plate de perdre.

J'ai donc beaucoup de difficulté à voir ce que ton «je reviendrai p'us icitte, je peux pas jouer avec du monde qui jouent comme ça!» et ton chiâlage contre tes coéquipiers quand tu perds peuvent apporter dans ce contexte. C'est ça, reste donc chez vous avec ton mémérage de cour d'école du primaire, au lieu de gâcher l'ambiance pour tout le monde! C'est pas parce qu'on retombe un peu en enfance en jouant qu'on doit oublier tout ce qu'on a appris depuis l'âge de 12 ans.

Mais non, tu as mentionné après le match que tu reviendrais la semaine prochaine et les semaines suivantes, même si tu ne sembles pas t'amuser beaucoup avec nous. Est-tu masochiste, ou es-tu simplement un agrès?

(Mal)Heureusement, la diplomatie nous empêche parfois de dire les choses.