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jeudi 5 janvier 2012

Bilan de la semaine du 25/12/2011

Tout d'abord, puisqu'il s'agit de mon premier billet en 2012, permettez-moi de vous souhaiter une bonne année, et surtout une bonne santé, à vous et à vos proches. C'est un souhait très cliché, mais la santé est la base de tout le reste, et elle est bien plus fragile qu'on aime le croire. Quand quelqu'un est frappé par la maladie, c'est toute la famille qui en souffre. La santé, donc.

Bon, revenons à nos moutons! Ma semaine de course à pied a été presque idéale. Mon pied gauche s'est tenu assez tranquille, et j'ai pu faire 3 sorties de course très zen à l'extérieur, en plus d'une séance d'intervalles des plus satisfaisantes sur piste intérieure.

Dimanche: Bien qu'assez craintif à cause de mon pied, j'ai décidé de faire une sortie de course dans la belle neige qui tombait depuis quelques heures. Question de ne pas prendre de chances, je suis allé faire une boucle de 4,1 km dans les rues près de chez moi, ce qui me permettait de rentrer rapidement si mon pied commençait à faire mal. À ma grande joie et à mon grand étonnement, je n'ai senti aucune douleur, si bien que je suis reparti pour un 2e tour! Ça a commencé à faire un peu mal à quelques centaines de mètres de la fin de ce 2e tour, mais la douleur était assez faible, et j'ai couru jusqu'à la fin. Une superbe sortie dans la neige, avec mes Yaktrax. J'avais l'impression de jouer dehors en ce jour de Noël! 8,2 km en 46:02. FCmoy=132 bpm, FCmax= 140 bpm.
Mardi: Séance d'intervalles au CEPSUM. Première sortie avec mes nouvelles Minimus Road! J'avais l'impression d'avoir des ressorts dans les jambes, ça allait vite tout seul. Mon 2e intervalle, que je voulais courir au rythme 10-k, a en fait été plus rapide que mon rythme 5-k! Et mon intervalle 5-k* (rythme de 4:00/km, mon objectif pour le 5 km) se passait tellement bien que j'ai décidé de faire 6 tours au lieu des 5 prévus! J'ai donc fait les intervalles suivants:


Chacun des intervalles a été suivi de 4 tours de récupération à un rythme plus lent. J'ai également fait 4 x (1 tour à fond + 1 tour de marche). Avec les 6 tours de réchauffement et de retour au calme, ça donne 63 tours de course, pour environ 11,6 km. J'ai éprouvé une légère douleur passagère au pied gauche avant mon dernier intervalle DM, mais ce fut tout. Séance des plus positives, donc, pendant laquelle j'ai couru à mon rythme 5-k* pendant plus d'un km pour la première fois. C'est important, côté psychologique.
Mercredi: Musculation.
Jeudi: Sortie de course de 12,1 km, avec un refroidissement éolien de -20˚C. Pas la moindre douleur au pied! Une superbe sortie, même si j'ai manqué d'énergie dans les 2 derniers km (il était 20h et je n'avais pas soupé). Trottoirs: glace et neige durcie. Rues partiellement enneigées. Temps: 65:21. FCmoy=128 bpm, FCmax= 145 bpm.
Samedi: Sortie de course dans les rues enneigées de Chicoutimi pour clôturer l'année! Tour du mont Ste-Claire, avec la fameuse côte St-Ange. Adhérence assez bonne avec mes Yaktrax, sauf dans le plus de 1 km de piste cyclable le long du boulevard Barrette, qui sert de sentier de motoneige pendant l'hiver. Mes pieds enfonçaient un peu à chaque pas, ce qui était pénible. À part ça, ce fut l'une de mes plus belles sorties de l'année, sinon la plus belle. Je me suis même pris pour Kilian Jornet pendant quelques secondes en descendant un talus enneigé. Enfantin, mais ô combien divertissant! 10,2 km courus en 57:57. FCmoy=138 bpm, FCmax= 160 bpm.

En somme, une séance de musculation et 42,1 km de course à pied.

Vraiment, je n'aurais pas pu envisager meilleure semaine pour terminer l'année, d'autant plus que je n'ai ressenti aucune douleur au pied pendant mes deux dernières sorties. Je vais bientôt pouvoir envisager d'aller courir sur le mont Royal...

mercredi 28 décembre 2011

Bilan de la semaine du 18/12/2011

Je ne l'avais pas mentionné dans ma récapitulation de la semaine précédente, mais j'avais senti une douleur au pied gauche dans les heures qui avaient suivi mon hockey cosom du samedi. Sur le coup, je n'en ai pas fait grand cas: plus souvent qu'autrement, jouer au cosom pendant près de 2 heures me cause des petits bobos qui demeurent la plupart du temps sans conséquences. Malheureusement, cette fois-ci le bobo est revenu me hanter...

Dimanche: Sortie de course de 6,3 km, sur un parcours relativement plat. La douleur au pied gauche de la veille a commencé à se re-manifester au 5e km, dans une pente légèrement descendante, alors que j'allais un peu moins lentement que précédemment (c'était une petite sortie de récupération). Elle est ensuite repartie brièvement avant de revenir avec plus d'insistance. Avoir été sage, j'aurais arrêté de courir à environ 1 km de chez moi, quand la douleur est devenue assez forte. Mais bon, le facteur de refroidissement éolien était à -14˚C, et ça ne me tentait pas de me geler le c... Suite à cette sortie, j'ai décidé de 1)prendre quelques jours de congé de course et 2)mettre mes bonnes vieilles Kinvara à la retraite. Je soupçonnais en effet que ces dernières, en plus d'être devenues extrêmement inconfortables à cause de mes pieds qui, tout comme l'Univers, sont en expansion, pouvaient être la cause de mon malaise. Temps: 33:58. FCmoy=118 bpm, FCmax=132 bpm.
Mardi: Musculation.
Mercredi: Séance d'intervalles sur piste avec mes Free 3.0. Première bonne nouvelle: pas la moindre douleur au pied! Deuxième bonne nouvelle: j'ai atteint mes objectifs pour tous les intervalles. Mauvaise nouvelle: il n'y a vraiment rien à faire: courir à mon rythme 10-k ou à des rythmes plus rapides avec les Free 3.0 me martyrise les jambes. Mon tendon d'Achille gauche a même été sensible au toucher pendant les quelques jours qui ont suivi. Conclusion: mes Kinvara étant à la retraite et mes Free étant inefficaces, j'allais avoir besoin de nouvelles chaussures pour les séances d'intervalles et les courses courte distance. Toujours est-il que j'ai fait les intervalles suivants, qui ont tous été suivis de 4 tours de récupération à un rythme facile:


J'ai également fait 4 x (1 tour à fond + 1 tour de marche). Avec les 6 tours de récupération et de retour au calme, ça donne un total de 61 tours de course, pour environ 11,2 km.
Jeudi: Musculation. Aucune énergie. J'aurais mieux fait de prendre congé.
Vendredi: Sortie de course montagneuse mais aussi douloureuse, ce qui m'a empêché de profiter du magnifique paysage hivernal. Le fait que j'étais totalement à plat et que j'avais décidé de ne pas mettre mes Yaktrax ne m'a certainement pas aidé non plus à apprécier cette sortie. L'ascension de la colline d'Outremont via le campus de l'UdeM s'est passée sans anicroche, mais dès que j'ai commencé la descente par le sentier du bois St-Jean-Baptiste, la douleur au pied gauche est réapparue. Comme le paysage était beau, j'ai décidé de compléter la descente et de décider ensuite si j'allais continuer ou non. Arrivé au bas de la colline, je ne sentais plus de douleur, et j'ai décidé de continuer selon l'itinéraire prévu, et de monter le sommet principal par le cimetière. Même si ça a recommencé à faire mal quand j'étais dans les hauteurs du cimetière, j'ai continué jusqu'au sommet, où j'ai dû me rendre à l'évidence: je ne pourrais pas continuer comme ça pendant encore longtemps sans causer des dommages à moyen terme à mon pied. Je suis donc revenu au CEPSUM par le chemin le plus court, en courant pour éviter l'hypothermie, mais aussi en m'assurant de faire des pauses quand la douleur devenait trop forte. J'ai terminé mon trajet à la marche, et à ce moment ça faisait mal même quand je marchais... En tout, 10,4 km courus en 61:39 (en excluant les pauses). FCmoy=127 bpm, FCmax=154 bpm.

En somme, 27,9 km de course à pied et 2 séances de musculation.

Cette blessure me laisse perplexe. Ma séance d'intervalles sur piste s'est déroulée parfaitement, mais elle a été précédée et suivie de sorties pendant lesquelles j'ai eu mal au pied. Et mes deux sorties douloureuses n'ont pas grand facteur commun: dimanche, parcours plat et libre de neige, avec mes chaussures les plus «coussinées» (Kinvara); vendredi, parcours très incliné et enneigé, avec mes chaussures les plus minimales (Minimus Trail). De plus, la douleur semble venir par vagues au cours d'une sortie: elle vient, repart, revient, repart, revenant à chaque fois un peu plus forte.

Au moins, la stupidité dont j'ai fait preuve vendredi en continuant à courir malgré la douleur n'a pas fait trop de dommages: j'ai réussi à me taper une vingtaine de kilomètres jusqu'à maintenant cette semaine, et mon pied s'est tenu relativement tranquille. Il reste que je prends ça une sortie à la fois, en me disant que la douleur peut me forcer à arrêter à tout moment. Il n'y aura donc plus de sorties de course à la montagne dans un avenir prévisible...

lundi 10 octobre 2011

Dommage que je ne sois pas un lutin

Hé oui, c'est dommage que je ne sois pas un lutin. Si j'en étais un, mes pieds seraient probablement assez étroits pour que je sois en mesure de continuer à courir avec mes Kinvara sans avoir de bobos aux orteils.

Ça faisait un bout que je sentais des douleurs au petit orteil gauche pendant les premiers kilomètres de mes sorties de course avec les Kinvara. Heureusement, tout finissait par rentrer dans l'ordre à chaque fois, et je complétais mes sorties sans encombres.

Depuis quelque temps toutefois, j'ai également mal au 4e orteil du pied gauche*, et cette douleur ne disparaît pas pendant mes sorties de course. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai fait ma séance d'intervalles de vendredi dernier avec les Free 3.0, qui sont malheureusement loin d'être optimales quand je dépasse mon rythme du demi-marathon. L'expérience avec les Free n'ayant pas été concluante, j'ai décidé d'utiliser l'une de mes paires de Kinvara pour la séance d'intervalles d'aujourd'hui, avec cette fois des bas plus minces que ceux que j'utilise normalement quand je porte les Kinvara. Je me suis dit que ça pourrait laisser plus de place à mon pied dans la chaussure, ce qui allait peut-être diminuer la douleur.

Erreur! La douleur était un peu plus forte que d'habitude, et une fois l'adrénaline des tours rapides retombée, je me suis rendu compte qu'elle était assez intense pour me forcer à modifier légèrement ma foulée, que ce soit à la course ou à la marche. Et ce soir, j'ai un quart de cercle de peau rouge qui s'étend du côté latéral (extérieur) de l'orteil, environ à égalité avec la fin de l'ongle, jusqu'au devant de l'orteil. Heureusement, l'ongle ne semble pas touché par ce qui a tous les airs d'un hématome. Je ne devrais donc pas le perdre...

Mais c'est tout se même gossant, d'autant plus que ce soir c'est même douloureux quand je marche nu pieds. Avec un peu de chance, je ne manquerai pas de sorties de course dans la bonne fraîcheur automnale qui va bientôt revenir.

Mais suite à cet incident, une question me tarabuste: avec quelles chaussures vais-je courir le 10 km de la Classique du parc Lafontaine? Je doute que mon orteil soit suffisamment rétabli d'ici à dimanche pour que je puisse courir sans douleur avec les Kinvara. Les Free 3.0, comme je l'ai mentionné plus haut, n'absorbent pas très bien les impacts au sol quand je cours sous les 4:30/km, ce qui me causerait des problèmes en 2e partie de course. Quoique avec des jambes fraîches, on ne sait jamais, ça pourrait peut-être bien aller... Et les Minimus, elles, m'ont sérieusement magané les mollets quand j'ai couru près de 15 km avec elles mercredi dernier.


Laquelle de ces presque belles m'accompagnera au 10 km du parc Lafontaine?


Bref, mon choix de chaussures pour dimanche va dépendre de l'état dans lequel sera mon orteil dimanche matin. Il n'est pas exclu non plus que j'essaie de modifier (ou de faire modifier ) ma plus vieille paire de Kinvara, question de «libérer» mon orteil de toute contrainte. Ça vaut sûrement la peine de tâter le terrain auprès d'un cordonnier...

*À noter que tout ceci est probablement la faute des chaussures minimalistes avec lesquelles je cours: en libérant le pied des contraintes que lui imposent les chaussures «traditionnelles», les chaussures minimalistes comme la Free 3.0 ou la Minimus Trail font en sorte qu'il s'élargit.

mercredi 31 août 2011

Désirs coursiens et réalité

Ce soir, j'ai fait ma longue sortie de course de la semaine, question d'éviter l'humidex de 35 que Météomédia prévoit pour samedi à Montréal. Un 21,6 km sur un parcours relativement plat, avec deux intervalles de 2 km à mon rythme visé au demi-marathon (DM). Le fait que j'inclus encore des sorties de plus de 20 km dans mon régime de course, avec des intervalles DM en plus, alors que la seule course à laquelle je suis inscrit est le 10 km de la Classique du parc Lafontaine, montre que j'ai quelque chose en tête.

Ce «quelque chose», c'est une participation au 21,1 km du Marathon de Montréal le 25 septembre. Les lecteurs réguliers de ce blogue savent que j'avais l'intention de courir mon premier marathon ce jour-là. Malheureusement, l'été particulièrement chaud et humide qui a sévi à Montréal, ainsi qu'un possible problème de santé pepérien, ont contrecarré mes plans. Il reste que depuis des mois j'avais dans l'idée que je ferais «partie de la fête» le 25 septembre, au même titre que les milliers de coureurs qui participeront aux différentes épreuves de la course montréalaise. J'avais d'autant plus hâte que je n'ai pas participé à une course organisée depuis le 27 mars à LaSalle...

Comme je considère qu'un volume d'entraînement hebdomadaire d'une soixantaine de kilomètres est suffisant pour me permettre de faire bonne figure (à mon échelle de talent toute relative, bien entendu) au demi-marathon, je trouve que c'est une bonne solution de rechange pour un Pepére en manque de communion coursienne.

Ça, c'est mon désir coursien. Dans la réalité, il y a cependant quelques problèmes:

1) Mon niveau d'énergie est toujours bien ordinaire. Quel que soit le problème qui m'affecte cet été, les choses ne sont toujours pas revenues à la normale. Par exemple, pendant que j'attendais que ma Garmin établisse le contact avec les satellites, avant ma longue sortie de ce soir, ma fréquence cardiaque a brièvement descendu à 69 battements par minutes (bpm). Cette valeur est un peu plus basse que les 72-74 bpm que j'observais depuis quelques semaines, mais nettement plus élevée que la plage 58-62 bpm que mon coeur «réussit» à atteindre en temps normal au bord d'une rue achalandée (debout tranquille chez moi, ça peut descendre à 52-53 bpm, et même parfois sous les 50 bpm quand je suis dans une bonne journée). Bref, une mesure quantitative et les sensations que je ressens pendant que je cours m'indiquent que ce n'est pas la grande forme ces temps-ci.

2) Bonne forme ou pas, je suis inscrit au 10 km du parc Lafontaine, qui aura lieu le 16 octobre, soit 3 semaines après le marathon de Montréal. Bonne forme ou pas, j'ai comme objectif non seulement de battre mon record personnel de 44:37 au 10 km, établi à l'édition 2010, mais aussi de descendre sous les 44 minutes. Comme j'ai été plus de 4 mois sans faire d'intervalles sur piste, notamment à cause d'une blessure au pied gauche, j'ai besoin de faire autant de séances d'intervalles sur piste que possible d'ici au 16 octobre. Or, une participation au demi le 25 septembre, en plus d'être énergivore, me ferait perdre au minimum une séance d'intervalles. Pas sûr que je peux me permettre ça si je veux atteindre mon objectif le 16 octobre...

3) Le volume d'entraînement pour un demi-marathon est à peu près là, mais j'ai fait très peu d'entraînement de qualité cet été: en plus de ne pas avoir fait d'intervalles sur piste, j'ai fait très peu d'intervalles DM. J'ai passé l'été à me traîner et à essayer d'augmenter mon kilométrage en prévision de mon marathon avorté.

4) Le départ du demi de Montréal est donné à 10h30. Le soleil sera donc pratiquement à son plus haut dans le ciel pendant la course. Considérant que l'été 2011 est exceptionnellement chaud et humide, et que mon corps démontre une intolérance totale à la chaleur et à l'humidité cette année, il n'est pas si improbable que ça que je sois incommodé par la chaleur si je participe au demi. Je ne tiens pas particulièrement à courir ce risque...

Et qu'on ne vienne pas me dire que je pourrais participer tout en me ménageant et en n'essayant pas de faire le meilleur temps possible! Pour moi, une course ça sert à se tester, et c'est la combinaison de l'espèce de communion qu'on ressent avec les autres personnes présentes et de la nervosité et la fébrilité d'avant-course («est-ce que je vais atteindre mon objectif ou me casser la gueule?») qui rend ces grands rassemblements si intéressants. Tant qu'à courir de façon conservatrice et pépère, aussi bien faire une longue sortie tout seul avec moi-même. En plus de ne rien débourser, je pourrais choisir l'heure et le parcours de ma sortie...

Bref, je vais continuer d'attendre, question de voir si je réussirai à prendre du mieux d'ici au 25 et si la météo évolue dans le bon sens. Mais je suis conscient que d'autres pourraient prendre la décision à ma place: en date du 30 août, il restait moins de 900 places disponibles pour le demi-marathon.

Ah oui, et je songe aussi à m'inscrire au 15 km du Tour des 3 sommets Brébeuf. J'ai en tête de faire les 3 sommets du mont Royal en une seule sortie depuis l'automne dernier. Depuis quelques semaines, il m'arrive régulièrement de «conquérir» le sommet principal et la colline Outremont au cours d'une même sortie. Quelle meilleure occasion qu'une course organisée pour réussir le tour du chapeau pour la première fois? Le Tour des 3 sommets a lieu une semaine seulement après la classique du parc Lafontaine, mais pour cette cette course atypique ça ne me ferait rien d'y aller un peu plus mollo...

dimanche 21 août 2011

Bilan de la semaine du 14/08/2011

La dernière semaine s'est relativement bien passée côté musculation. En fait, j'ai même repris du poil de la bête depuis ma petite pause de course à pied. Parlant de la course, ce fut une semaine de hauts et de bas...

Dimanche: Musculation.
Lundi: Sortie de course dans le parc du Mont-Royal et autour, à peu près sur le même parcours que la semaine précédente. Seule différence: j'ai redescendu le sommet Outremont par le campus de l'Université de Montréal. Une belle sortie, pendant laquelle j'avais l'énergie pour pousser (ce qui n'est pas arrivé souvent depuis le début du mois de juillet), notamment lors de la montée vers le sommet Outremont. 14,8 km en 84:28. FCmoy=139/min, FCmax=162/min.
Mardi: Musculation.
Mercredi: Sortie de course de 10,4 km sur un parcours plat, sous le soleil et avec un humidex de 27. Comme j'ai maintenu un rythme de 5:00/km dans les 2-3 premiers km sans même essayer (aidé par l'amortissement de la semelle des Kinvara, que je ne mets plus très souvent), j'ai décidé d'en faire un objectif pour cette sortie. C'est toutefois devenu de plus en plus difficile en 2e moitié de sortie, si bien que j'ai fini par me taper un mini-coup de chaleur. Il faut dire que j'ai fait preuve d'une certaine stupidité en maintenant un rythme dans les 4:40/km pendant les 5-6 premiers km, avec des pointes dans les bas 4:30/km, sans chercher à me ralentir dans ces conditions météo qui ne me sont vraiment pas avantageuses. Vers la fin du 9e km, je me suis mis à geler, ce qui n'est jamais bon signe... Au moins, j'ai réussi à terminer avec un rythme moyen de 4:54/km. Temps: 51:05. FCmoy=154/min, FCmax=166/min.
Jeudi: Séance d'intervalles sur piste, ma première depuis le 4 avril! Malheureusement, ça ne s'est pas très bien passé: après 3 intervalles sur les 6 prévus, je ne me sentais pas très bien et j'ai décidé de faire une petite pause. Après quelques minutes de marche, il n'y avait pas d'amélioration, ce qui m'a décidé à mettre fin à la séance. J'ai eu le temps de faire 5 tours (920 m) à mes rythmes du demi-marathon, du 10 km et du 5 km (basés sur les résultats obtenus en entrant mon temps de 21:08 du 5 km de LaSalle dans le calculateur McMillan). J'ai raté mes temps pour les intervalles 10-k et 5-k de 1s et 2s, respectivement, après des départs canons. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette petite mésaventure: le fait que c'était ma première séance d'intervalles en plus de 4 mois, mon mini-coup de chaleur de la veille, le peu d'absorption des semelles de mes Free 3.0, que j'utilisais pour la première fois pour faire des intervalles sur piste, et finalement la piètre qualité de l'air (voir plus bas). Pour le dernier point, même si j'ai couru dans un gymnase climatisé, les particules fines en suspension dans l'air ne sont pas arrêtées par les filtres des bâtiments. Distance totale parcourue: 5,9 km. FCmoy=142/min, FCmax=160/min.
Vendredi: Musculation.
Samedi: A-rien. En raison du temps chaud et humide, j'ai décidé de remettre ma longue sortie au lendemain. Finies, les souffrances inutiles...

En somme, 31,1 km de course à pied et 3 séances de musculation.

J'ai tiré une conclusion importante de mon mini-coup de chaleur de mercredi, une journée chaude et humide qui faisait suite à de fortes averses: les malaises que j'ai ressenti pendant la plupart de mes sorties de course depuis le début juillet ne sont pas causés par la chaleur, mais probablement par la pollution de l'air, qui est plus importante l'été, en particulier en période de canicule et en l'absence de pluie. En effet, même si je ne me sentais pas très bien pendant les derniers kilomètres de ma sortie de mercredi, les sensations étaient nettement différentes des malaises que j'ai ressentis cet été. Mercredi, je n'avais pas l'impression de manquer d'air, comme ça m'est arrivé presque à chaque fois que j'ai couru en juillet, et même parfois quand je marchais! Je n'avais pas non plus de sensation d'oppression dans la gorge, la poitrine ou le diaphragme.

Également, ma fréquence cardiaque est allée en augmentant pendant ma sortie, comme il se doit lorsque le corps travaille fort pour garder sa température constante. Tout le contraire de ces derniers temps, alors que que mes fréquences cardiaques demeuraient très basses même si je me sentais dans les vaps.

Qu'y avait-il de différent mercredi par rapport aux journées de canicule de juillet? Les fortes averses de la veille, qui avaient amené au sol les particules fines en suspension dans l'air! J'ai d'ailleurs cru déceler, ces derniers temps, une corrélation entre mes problèmes et la pollution de l'air. Certains jours, j'ai même l'impression de manquer d'air quand je marche à ma vitesse habituelle (plutôt vite...).

Au risque de faire un M. Caron de moi-même, je mentionne que l'asthme et les maladies cardiaques figurent parmi les problèmes de santé qui sont aggravés par la pollution de l'air. Il y a d'ailleurs des antécédents de maladies cardiaques dans ma famille proche. Ça vaudrait la peine que je passe des examens éventuellement. En attendant, voici une petite vidéo de Pepére à la caisse pop:



mercredi 29 juin 2011

Du stress, mais probablement pas de fracture...

Dans mon dernier billet, je m'inquiétais d'une possible fracture de stress à la suite d'une sortie course de plus de 20 km sur un parcours très côteux avec mes Nike Free 3.0. Voici les derniers développements.

Tout d'abord, je suis maintenant d'avis que c'est un os sésamoïde qui est la source de mon problème, et non pas le métatarsien comme tel. Les os sésamoïdes, qui sont au nombre de 2 par pied, sont situés tout juste sous le premier os métatarsien:




Dans mon cas, c'est le sésamoïde tibial, celui qui est situé du côté médian (intérieur) du pied, qui serait en cause.

De plus, en me basant sur l'intensité somme toute modérée de la douleur (ça fait mal quand je marche avec pratiquement n'importe quelle chaussure, mais pas assez pour me faire boiter), sur ma capacité de sautiller sur le pied droit sans douleur et sur le fait que frotter légèrement mon pied fait plus mal que d'appliquer de la pression, je ne crois pas avoir de fracture de stress. Il s'agit probablement plutôt d'une inflammation, plus précisément d'une sésamoïdite.

Fort de cette nouvelle quasi certitude, j'ai appliqué une compresse froide pour essayer de réduire l'inflammation et décidé de tenter ma chance à la course plus tôt ce soir. Mon critère pour me donner la «permission» d'aller courir: que ça ne fasse pas mal en marchant. Deuxième critère, optionnel celui-là: utiliser une autre chaussure que la Free 3.0, question de faire travailler mon pied différemment et de reposer les structures qui sont sollicitées quand je cours avec les Free.

Premier essai: les Kinvara. Malheureusement, mon sésamoïde est trop à l'étroit et ça se met à faire mal au bout de quelques pas de marche rapide. Deuxième essai: les GT-2150. Mathieu, qui se moque amicalement de mon dédain pour ces chaussures, serait fier de moi! Malheureusement, la douleur se manifeste encore une fois. Il ne reste donc plus que les Free et, surprise, ça ne fait pas mal! De toutes mes chaussures (souliers de ville, de course ou sandales), seules les Free me permettent de marcher sans douleur, même si c'est avec elles que je me suis blessé...

Je suis donc allé tenter ma chance à la course en me disant que j'arrêterais si la douleur était le moindrement trop présente. Ça a fait mal au début, mais la douleur était moins forte que quand je marche avec mes autres chaussures. J'ai donc continué, et la douleur est partie au bout d'environ 30 secondes. J'ai complété une boucle (sans côtes) de 4,1 km, qui comprenait deux petites portions dans des sentiers de terre dans des parcs, sans aucun problème. Et je n'ai pas plus mal après ma sortie de course qu'avant!

Je prévois donc tenter une reprise graduelle au cours de la prochaine semaine, en m'aidant avec des compresses froides et des anti-inflammatoires si nécessaire, et essayer de tester les limites que m'impose actuellement cette blessure.

lundi 27 juin 2011

(Fracture de?) stress

Tel que mentionné dans mon bilan de la dernière semaine, je me suis mis à sentir une douleur du côté médian (intérieur) du pied droit après ma longue sortie de course de samedi. Plus précisément, la douleur est localisée au niveau de la tête du premier os métatarsien, tout près du gros orteil. Cette zone est assez sensible au toucher, et ça fait mal quand je marche. La douleur n'est pas suffisante pour me faire boiter, mais quand je procède par élimination pour en déterminer la cause, la conclusion n'est pas rassurante.


Image: Wikipédia


Premièrement, je n'ai pas d'ecchymose ou même de rougeur là où ça fait mal. Je ne me suis donc pas cogné le pied, et la douleur n'est pas non plus causée par le frottement du pied sur ma chaussure de course. L'empeigne de la Free 3.0, à cet endroit comme pas mal partout ailleurs, ne comporte d'ailleurs pas de pièce ou structure rigide qui aurait pu exercer une pression sur mon pied.

Deuxièmement, ça ne fait pas mal quand je bouge mes orteils, ce qui me laisse croire que mes muscles, tendons et ligaments sont intacts. La seule façon pour moi de ressentir de la douleur, c'est de marcher, et surtout d'appuyer sur la zone sensible

Si je n'ai pas de bleu, que rien ne frottait sur mon pied, et que mes tissus mous sont intacts, quelle possibilité reste-t-il alors, sinon un problème avec l'os, et donc une fracture de stress? Comme je l'ai mentionné dans mon dernier billet, les Free 3.0 sont loin d'être parmi les chaussures les plus coussinées, et c'était la première fois que je faisais ce parcours avec elles. Et les descentes, sur Sunnyside et Victoria, tapent fort. Il n'y a qu'à regarder le graphique du dénivelé, tiré de mon compte Garmin Connect:


Ça descend à pic en titi: une inclinaison moyenne d'environ 7% sur environ 2 km!


Ça se pourrait très bien que j'aie souffert de ce que les Chinois appellent le syndrome TMTS (too much too soon). Dans mon cas, ce serait une augmentation trop rapide de mon volume de course après mon retour à la course suite à ma blessure au pied gauche. Et trop, trop tôt avec mes Free 3.0, en plus sur mon parcours le plus stressant pour le corps.

Une partie de moi a envie de me traiter d'idiot, mais je trouve que j'ai tout de même fait preuve de prudence: pas une fois je n'ai senti de douleur à cet endroit à la suite de mes sorties précédentes. Quand j'ai commencé à courir avec mes premières Kinvara, j'ai toujours écouté les signaux que m'envoyaient mes mollets et tendons d'Achille: quand ça faisait mal, je retournais à mes GT-2150, je faisais des parcours plats, je n'exagérais pas au niveau du kilométrage. Et je pense avoir fait preuve du même niveau de prudence avec les Free 3.0. Avant samedi, je le répète, je n'avais JAMAIS senti de douleur à l'endroit qui me pose problème actuellement.

J'avais déjà prévu de ne pas faire faire du sport hier, et je m'en suis tenu à mon plan. Aujourd'hui, j'étais censé aller courir, mais je m'en suis abstenu. Pas que ça faisait assez mal pour m'empêcher de courir, mais si c'est une fracture de stress, aussi bien ne pas l'aggraver pour rien. Au moins, je ne ressens presque plus de douleur quand je marche nu-pieds. C'est un peu plus douloureux avec des chaussures, et bien entendu, ça fait mal quand je touche. La sensibilité au toucher est d'ailleurs l'un des critères qu'utilise Tim Noakes, médecin, chercheur en médecine sportive et auteur de la brique Lore of Running, pour diagnostiquer une fracture de stress (pp. 810-816 de la 4e édition). Un autre critère que ma blessure rencontre, c'est celui de la déclaration soudaine, sans signe avant-coureur. La guérison de la blessure avec du repos (au bout d'environ 6 semaines dans le cas d'une fracture à un os d'un pied d'après Noakes) est un critère inutile pour l'instant.

Le seul signe qui m'encourage, c'est que je suis capable de sautiller sur mon pied douloureux sans que ça fasse mal, ce qui, selon Noakes, n'est généralement pas le cas pour quelqu'un qui souffre d'une fracture de stress. Mais bon, ma fracture, si c'en est une, en est peut-être à un stade très peu avancé. Raison de plus pour ne pas courir dessus et l'aggraver inutilement. Je pourrais peut-être m'en tirer à bon compte...

Pour l'instant, ça serait sans doute une perte de temps d'aller consulter, puisque les rayons-X ne font rien ressortir dans les premières semaines qui suivent une fracture de stress. Dans les circonstances, je ne vois pas l'utilité d'aller passer des heures dans la salle d'attente d'une clinique sans rendez-vous dans le but de rencontrer un médecin généraliste qui pourrait me référer à un spécialiste. Qui sait, la douleur pourrait disparaître plus vite que je pense, et je me serais inquiété pour rien...

Si, en vous basant sur votre expérience personnelle ou sur vos propres déductions, vous arrivez à un autre diagnostic ou avez quelque chose à ajouter, n'hésitez pas à vous manifester, chers interwebbeurs!

lundi 13 juin 2011

Bilan de la semaine du 05/06/2011

Semaine d'entraînement finalement sans histoire (malgré une ou deux petites frayeurs) pendant laquelle j'ai continué de savourer le simple plaisir de courir.

Dimanche: Musculation. Retour chez moi à la course (6,5 km), au soleil. Arrêt d'une minute pour enlever un pansement sur mon gros orteil qui a causé la formation d'une ampoule sur le 2e orteil... Temps: 34:28. FCmoy=135/min, FCmax=150/min.
Lundi: Sortie de course sur le même parcours plat que le lundi précédent. Et comme la semaine précédente, il faisait 26˚C avec un humidex de 29. Heureusement pour moi, il y a eu quelques passages nuageux. Je me suis efforcé d'y aller lentement pour mieux résister à la chaleur et pour ménager mon ampoule et ma cheville gauche, qui avait été un peu douloureuse pendant la journée. 10,3 km courus en 58:12. FCmoy=138/min, FCmax=151/min.
Mardi: Musculation, avec exercices pour les mollets.
Mercredi: Sortie de course, interrompue pendant une vingtaine de minutes par un violent orage! Je me suis réfugié dans un abribus au sommet de la côte Queen-Mary, face à l'Oratoire St-Joseph, où j'ai pu regarder le spectacle en restant au sec. Plus tard, en continuant mon parcours, j'ai constaté que les rafales de vent avaient été assez fortes pour faire tomber un arbre au parc Kent! Au moins, l'orage a fait chuter le facteur humidex de 38 à 30. J'ai fait un intervalle de 2,45 km à mon rythme du demi-marathon (DM) vers la fin. 12,1 km courus en 65:30 (en excluant la pause-orage). FCmoy=133/min, FCmax=155/min.
Jeudi: Autre sortie de course sur un parcours comprenant de nombreuses côtes. Les montées constituent un beau défi, mais les descentes sont dures pour les quadriceps, surtout quand on s'attaque à des côtes 2 journées de suite. 8,4 km courus en 44:53. FCmoy=132/min, FCmax=152/min.
Vendredi: Musculation.
Samedi: Longue sortie de la semaine (16,9 km), faite sur un parcours plat afin de ménager mes jambes, que je sentais fatiguées. J'ai à moitié improvisé mon parcours du retour, question de mettre un peu de variété. C'était la première fois, dans mes 6 ans de vie d'insulaire montréalais, que j'allais explorer les petites rues de Mont-Royal. Intervalle DM de 2,15 km dans la dernière portion de la sortie. Temps: 92:53. FCmoy=130/min, FCmax=150/min.

En somme, 54,1 km de course à pied et 3 séances de musculation.

Suite à mes exercices pour les mollets de mardi, j'ai eu mal sur le dessus du pied gauche en faisant certains mouvements anodins, comme des changements de direction en marchant ou des transferts de poids. De plus, une fois pendant chacune de mes sorties de course de mercredi et jeudi, j'ai eu des sensations pas très plaisantes sur le dessus de mon pied au moment où je commençais à descendre des côtes. C'était comme si quelque chose dans mon pied n'était pas tout à fait à sa place. Pendant un court moment jeudi, j'ai même eu peur de faire un faux mouvement et de retomber au même point que la dernière fois que j'ai joué au hockey cosom. Heureusement, ça n'a duré que quelques secondes, et j'ai pu compléter ma sortie sans la moindre douleur.

En bon québécois, j'ai peut-être paranoïé un peu: la nature de ma blessure n'ayant pas été diagnostiquée avec certitude, je reste un peu dans le noir, ce qui me laisse légèrement craintif. (J'avais une référence d'une podiatre pour aller passer une échographie, mais comme mon état s'est amélioré plutôt rapidement et de façon continue, j'ai décidé de laisser faire.) Et le fait que ma fameuse bosse soit toujours présente et bien portante n'aide en rien à ma tranquillité d'esprit...

Toujours est-il que c'est décidé: je vais arrêter d'essayer de reprendre les exercices pour les mollets que je faisais avant de me blesser et qui semblent ralentir ma guérison. De toute façon, j'avais ajouté ces exercices à ma routine de musculation l'année dernière dans le but de protéger mes tendons d'Achille en renforçant les muscles de mes mollets, qui étaient douloureux pendant et après pratiquement chacune de mes sorties de course. Or, ça fait longtemps que mes mollets ne me font plus mal quand je cours, et ce même si j'ai fait les exercices seulement 3 ou 4 fois depuis que je me suis blessé il y a 2 mois. On dirait bien qu'à force de grimper de nombreuses côtes pendant mes sorties de course et d'utiliser des chaussures à talons relativement bas, j'ai finalement réussi à renforcer mes mollets.

Les exercices pour les mollets ne semblent donc plus nécessaires pour l'instant. Tant mieux!

dimanche 15 mai 2011

Bilan de la semaine du 08/05/2011

L'état de mon pied continue de s'améliorer. J'ai ainsi pu allonger mes sorties de la semaine à 8 km, comparativement à 5-6 km la semaine dernière, en plus d'ajouter des côtes à mon régime d'entraînement. Ça fait du bien d'ajouter un peu de variété...

Dimanche: Musculation.
Lundi: Premier «test» de 8 km en course à pied depuis quelques semaines (je sais que courir plus de 10 km m'occasionne des douleurs mais que je peux courir 6 km sans problèmes). Quelques petites douleurs sur le dessus du pied à certains moments de la sortie, mais rien de bien grave. Mon tendon était un peu raide après la sortie, mais vive les sacs Formedica! 8,3 km courus en 44:38. FCmoy=140/min, FCmax=153/min. La combinaison manque de forme/soleil qui plombe s'est fait sentir sur mes fréquences cardiaques...
Mardi: Musculation.
Mercredi: Sortie de course de 8,0 km. Aucune douleur au pied ou à la cheville! Encore une fois, mon manque d'endurance et le soleil qui plombait ont fait augmenter mes fréquences cardiaques comparativement à plus tôt cette année. Il est vrai aussi que j'ai tendance à courir un peu trop vite ces temps-ci... Temps: 42:36. FCmoy=143/min, FCmax=152/min.
Jeudi: Sortie de course sur un parcours avec montées et descentes très prononcées. Je pensais que mon pied allait protester, mais mis à part de petites douleurs au 2e km sur le plat, tout s'est bien passé. Et ce n'est pas que je ne l'ai pas testé: je me suis vraiment lâché lousse en descendant la côte Victoria. Comme je m'y attendais (compte tenu de ma semi-inactivité du dernier mois et de la quasi absence de côtes dignes de ce nom dans mon régime d'entraînement), les montées ont été difficiles. Pas grave, ça va revenir tôt ou tard! 8,6 km courus en 47:40. FCmoy=138/min, FCmax=160/min.
Vendredi: Musculation. Pour la première fois depuis l'incident du cosom, j'ai fait des exercices pour les mollets avec des charges allant de 75% à 90% de ce que je mettais avant de me blesser. L'exercice pour les gastrocnémiens s'est passé sans anicroches, mais j'ai senti des douleurs après quelques répétitions quand j'ai testé mes soléaires. Mais bon, comme la course à pied ne m'occasionne pas de douleurs aux mollets et aux tendons d'Achille ces temps-ci, renforcer les muscles de mes mollets devient moins critique...
Samedi: Sortie sur le mont Royal et autour, sur mon parcours préféré! L'ascension du chemin Olmsted s'est bien passée, signe que mon corps «réapprend» à monter des côtes. Il n'y avait pas grand monde à cause de la pluie, et en arrivant près de la maison Smith j'ai constaté avec bonheur que la partie supérieure de la montagne était enveloppée de brouillard. Celui-ci était particulièrement épais quand j'ai couru la première partie de la boucle qui fait le tour des antennes. Pas moyen de voir la ville plus bas ou le chemin à plus d'une vingtaine de mètres. J'ai adoré! Ça valait la peine d'avoir mal sur le dessus du pied quand j'ai commencé à redescendre et après la course (heureusement, les douleurs ont complètement disparu par la suite). Il faut dire que je n'avais pas ménagé mon pied en y allant à fond sur une bonne partie de la descente et en finissant la sortie à mon rythme du demi-marathon... 12,6 km courus en 68:18. FCmoy=136/min, FCmax=152/min.

En somme, 37,5 km de course à pied et 3 séances de musculation.

Mon pied continue de s'améliorer, et c'est en fait mon cardio qui en a arraché quand j'ai augmenté la distance de mes sorties de la semaine à 8 km (la température de près de 20˚C avec le soleil qui plombait n'a pas aidé non plus). Je vais augmenter mon volume de course à pied encore une fois cette semaine, mais si la tendance se maintient je vais continuer de limiter mes «longues» sorties à 12 km.

dimanche 8 mai 2011

Bilan de la semaine du 01/05/2011

Mon pied et ma cheville s'améliorent lentement mais sûrement. J'ai ainsi pu augmenter légèrement la distance courue à chaque sortie comparativement à la semaine dernière. Ça demeure toutefois fragile, comme j'en ai fait l'expérience samedi.

Dimanche: Musculation.
Lundi: Sortie de course de 5,3 km. Le volume de course réduit des dernières semaines fait en sorte que mon corps semble avoir besoin de se défouler un peu. Après un départ assez sage, j'ai ainsi accéléré graduellement et spontanément jusqu'à ce que j'atteigne un rythme sous les 4:50/km. Un peu de fatigue vers la fin, mais le besoin de courir presque vite l'a emporté... Petites douleurs au pied pendant la sortie. Rythme moyen: 4:52/km. FCmoy=134/min, FCmax=144/min.
Mardi: Musculation.
Mercredi: Sortie de course de 6,4 km, avec 2 montées des escaliers du parc PET. Rien à signaler, à part le fait que j'en ai arraché pendant et après les montées et que j'ai failli me planter pendant la première descente (il pleuvait). Légères douleurs au pied vers la fin des descentes. Temps: 33:55. FCmoy=139/min, FCmax=156/min.
Jeudi: Autre sortie de course, celle-là de 6,6 km. Première fois que je courais 2 jours de suite depuis que ma proto-blessure s'est transformée en blessure. Première fois aussi que 100% de mon parcours était sur de l'asphalte et du ciment. En plus, j'ai couru avec mes Nike Free 3.0, qui amortissent moins les chocs que les Kinvara. Verdict: aucune douleur significative! Temps: 35:03. FCmoy=136/min, FCmax=150/min.
Vendredi: Musculation.
Samedi: J'ai décidé de me tester en faisant ma plus longue depuis que je me suis blessé. 12,5 km courus dans les rues et sur les trottoirs en 66:25. FCmoy=131/min, FCmax=146/min. Mon pied était assez douloureux après (et ma bosse faisait un peu mal quand j'appuyais dessus), mais l'application d'un sac froid pendant 15 minutes a grandement aidé les choses.

En somme, 3 séances de musculation et 30,8 km de course à pied.

Les choses s'améliorent, donc, mais je dois rester prudent. Je ne sais pas encore si je peux revenir à mes anciens volumes de course (50 km et plus par semaine, avec des longues sorties de plus de 20 km) de façon «durable», i.e. sans me blesser et avoir besoin de soins médicaux à moyen ou long terme. Tous mes projets de courses sont donc toujours dans les limbes.

Mais bon, de façon générale mon pied et ma cheville se comportent très bien: je n'ai plus mal au pied lorsque je change de direction ou que je descends les 856 765 marches du métro, et la douleur la plus inquiétante, celle que je sentais à l'extérieur de la cheville, ne s'est pas pointée le bout du nez depuis plus d'une semaine. Un optimisme prudent est de mise, donc...

mardi 3 mai 2011

Bilan de la semaine du 24/04/2011

Semaine de retour timide à la course...

Dimanche: Sortie de course, la première en 11 jours et la 2e en 16 jours! 4,1 km courus en 21:25. FCmoy: entre 145/min et 150/min (problème de moniteur cardiaque). Faible douleur sur le dessus du pied au début, OK par la suite, mais une douleur sur le côté du pied a commencé à se faire sentir à chaque impact au sol à environ 500 m de l'arrivée. OK dès l'arrêt de la course.
Lundi: Musculation.
Mardi: Sortie de course de 4,1 km sur le même parcours que dimanche, mais en sens inverse. Temps: 21:09. FCmoy=130/min, FCmax=146/min. Douleur au pied quand je tournais à droite, peut-être due à une peur inconsciente du PCC à l'approche de l'élection. ;-) C'est aussi la journée au cours de laquelle ma prescription d'anti-inflammatoires prenait fin.
Mercredi: Musculation.
Jeudi: Sortie de course, toujours sur le même parcours. Ça s'est tellement bien passé (seulement quelques petites douleurs) que j'ai décidé d'ajouter un tour du parc PET à mon trajet! 5,3 km courus en 27:21. FCmoy=138/min, FCmax=149/min. Tendon un peu raide après, mais tout est rentré dans l'ordre avec l'application d'une compresse froide.
Vendredi: Musculation.
Samedi: Sortie de course sur le mont Royal! J'avais envie de changer de parcours. Muni d'une carte de métro, je me suis improvisé un trajet au gré de mes envies, de la statue Georges-Étienne-Cartier au centre-ville via la montagne et tout plein de sentiers que j'explorais pour la première fois. J'ai marché et pris des pauses pendant et après les montées les plus à pic. Malgré de petites douleurs à la cheville pendant la 2e moitié de la sortie, j'ai continué. Je n'aurais peut-être pas dû: après la course la douleur sur le dessus du pied est revenue, et pour la première fois depuis l'incident du cosom 3 semaines auparavant ma bosse faisait un peu mal quand j'appuyais dessus. Comme si je recommençais un cycle de blessure. Mauvais signe. 10,4 km courus (et marchés) en 72:19. FCmoy=131/min, FCmax=156/min.

En somme: 23,9 km de course à pied, 3 séances de musculation, et pas de hockey cosom dans un avenir prévisible...

Ce qui est arrivé samedi est décevant, car ça indique que ma blessure est sans doute chronique. Il y a toutefois une lueur d'espoir: j'avais un peu mal à la cheville AVANT d'aller courir. Je ne m'y connais pas en anti-inflammatoires, mais serait-ce possible que leurs effets subsistent quelques jours après qu'on ait fini d'en prendre? Dans ce cas, la réapparition de la douleur serait simplement due à l'arrêt de la prise du médicament mardi, et non pas à un re-début de blessure. Je suis d'ailleurs retourné courir hier, et ça s'est bien passé! Je sens toutefois que ma cheville est toujours fragile.

Si la semi-inactivité à laquelle je suis forcé depuis maintenant plus de 3 semaines a sûrement entamé mon cardio, les muscles de mes jambes sont en revanche frais comme une rose! (Est-ce que ça se dit pour parler de muscles?) Je ne sais pas si c'est à cause de ça ou si mon corps «cherche» à profiter pleinement des petits moments de course que je lui accorde, mais toujours est-il que j'adopte spontanément un rythme d'environ 5:10/km sur le plat, ce qui est plus rapide que mon rythme relax typique. Et hier, sentant un besoin irrépressible de me défouler un peu, j'ai accéléré peu à peu pour finir ma sortie de 5,3 km avec un rythme moyen de 4:52/km. Mais si j'avais le choix, je ferais volontiers des sorties plus longues à un rythme un peu plus lent...

Bilan de la semaine du 17/04/2011

Petit billet pour mes archives...

Tel que prévu, j'ai pris une semaine de repos de la course pour soigner ce qui semble être une blessure au tendon fibulaire court de la jambe gauche (inflammation? petite déchirure?). J'ai aussi traîné un reste de rhume pendant toute la semaine. Par conséquent, ma semaine sportive se résume à 2 séances de musculation (mercredi et vendredi), sans exercices pour les mollets, question de protéger mon tendon.

Vers la fin de la semaine, les effets du sevrage de course ont commencé à se faire sentir. Je me suis littéralement attaqué aux appareils lors de ma séance de muscu de vendredi! Je ne me rappelle plus de la dernière fois où je m'étais autant donné dans un gymnase, moi qui fais souvent ce genre d'entraînements en mode «entretien».

Mais surtout, probablement sous l'effet combiné du repos et des anti-inflammatoires, les douleurs sur le dessus du pied gauche ont peu à peu disparu. C'est pendant ces journées où mon état s'est amélioré que j'ai vraiment pris conscience que je traînais ces douleurs depuis assez longtemps (quelques mois?) pour m'y être habitué et avoir développé une crainte inconsciente de certains mouvements qui les réveillaient. Bref, ce fut une semaine instructive...

dimanche 17 avril 2011

Bilan de la semaine du 10/04/2011 et bulletin de santé

Mon bilan de la semaine est assez mince merci. Dès dimanche après-midi, j'ai commencé à me sentir dans les vaps: un rhume (ou une grippe?) se préparait... De plus, suite au cosom de la veille, j'avais trop mal au pied et à la cheville pour courir. J'ai pris rendez-vous avec une podiatre pour mardi soir. Suite à cette consultation, j'ai commencé à prendre les anti-inflammatoires qui m'avaient été prescrits, et les choses se présentaient relativement bien: le volume de ma bosse semblait avoir diminué, et elle ne faisait presque plus mal quand on appuyait dessus. De plus, la douleur au pied et à la cheville diminuait lentement mais sûrement depuis le samedi. C'était comme si une partie du kyste avait «éclaté» samedi, et les choses semblaient être sur la bonne voie. Malheureusement, ça n'allait pas durer.

Mardi: Musculation, sans exercices pour les mollets.
Mercredi: Sortie de course de 8,3 km, la première depuis le vendredi précédent. Même si j'étais un peu congestionné et que j'étais dans les vaps, ma fréquence cardiaque au repos était à son plus bas en environ 2 semaines, en plus d'être relativement peu élevée pendant la course. Le repos de quelques jours m'avait donc fait du bien (j'avais d'ailleurs ressenti une certaine fatigue ces derniers temps). Mon pied a toutefois commencé à faire un peu mal au bout de quelques centaines de mètres, et la douleur a augmenté lentement pendant les 3-4 premiers km. J'ai néanmoins continué, et la douleur est partie pendant la 2e moitié de ma sortie. Je me suis tapé un intervalle de 1,3 km à mon rythme du demi-marathon aux km 6 et 7. FCmoy=129/min, FCmax=143/min. Une bonne sortie, mais dans les heures qui ont suivi je me suis mis à avoir mal dans le haut du pied et dans la cheville quand je marchais. En fait, c'était peut-être plus un inconfort, la sensation que quelque chose était tendu, n'était pas tout à fait à sa place. Cette sensation ne m'a quitté que samedi.

L'image qui suit illustre assez bien la région qui me pose problème depuis quelque temps. Dans les jours qui ont suivi ma course de mercredi, la sensation de douleur/inconfort était surtout concentrée dans la cheville et remontait un peu plus haut que ce qui est indiqué sur le dessin:




À partir de jeudi, le rhume m'est vraiment tombé dessus, et je ne me suis plus entraîné de la semaine. C'est une bonne chose que je n'aie pas refait de course à pied, car ce qui se passe avec mon pied et ma cheville commence à être inquiétant: un tendon semble atteint, ce qui peut être très long à guérir, surtout quand on s'obstine à courir malgré un début de blessure.

Autre détail un peu inquiétant: la bosse que j'ai sur le pied, à la base de la cheville, est composée principalement de cellules osseuses. La raison pour laquelle la petite bosse que nous avons naturellement à cet endroit du pied s'est mise à grossir demeure pour l'instant mystérieuse.

Je vais prendre rendez-vous cette semaine pour une échographie qui permettra d'observer les tissus mous à cet endroit. Comme l'a écrit la podiatre, il y a possibilité d'un «fibrome sur le tendon fibulaire court». Toujours est-il qu'il y a un problème à l'un des points d'ancrage de ce tendon, et que ça semble maintenant se répercuter plus haut sur le tendon.

Si je suis chanceux, il n'y a rien de déchiré et seulement un peu d'inflammation, et tout rentrera dans l'ordre avec un peu de repos.

samedi 16 avril 2011

Un debi-baradhon? Don berci.

À moins d'une amélioration miraculeuse et fulgurante de mon état de santé au cours des prochaines heures, je ne ferai pas partie de l'imposant peloton de gens nerveux, fébriles et heureux qui s'assembleront près du phare de l'île Ste-Hélène peu avant 10h demain matin en prévision du départ du 21k de Montréal.

Comme le titre du présent billet le laisse deviner, je suis aux prises depuis le début de la semaine avec un vilain rhume de cerveau (ou serait-ce une grippe?). Depuis jeudi, je suis dans le creux de la vague: congestion nasale totale, nez qui coule, maux de gorge et d'oreilles, et léguminosité avancée. Comme mon état empire quand je passe trop de temps à l'horizontale, je vais essayer de dormir assis la nuit prochaine. Mais il reste qu'étant donné que les choses n'ont presque pas bougé depuis avant-hier, je doute que mon état va s'améliorer de façon significative pendant la nuit.

Bien entendu, j'ai passé par une phase Caliméro aigüe: je considère que dans le sud du Québec, 2 fenêtres de quelques semaines (une au printemps et l'autre à l'automne) offrent des températures qui permettent de réussir les meilleurs temps dont nous sommes capables, et voilà qu'un rhume me tombe dessus au beau milieu de l'une d'elles et m'empêche de participer à ce qui devait être ma principale course printanière! C'est vraiment trop inzuste! Mais à quoi bon se plaindre de choses sur lesquelles on n'a aucune prise? Aussi bien les accepter.

Également, ce repos forcé de la course est un mal pour un bien. Sans entrer dans les détails (j'y reviendrai dans un prochain billet, quand mon cerveau sera de nouveau pleinement opérationnel et que j'aurai plus d'information), certains signes laissent croire qu'il se passe des choses pas le fun avec mon tendon fibulaire court (peroneus brevis). Si je participais au demi demain matin, est-ce que j'aurais assez de maturité, dans le feu de l'action, pour abandonner la course quand la douleur deviendrait trop présente? Il ne faut pas niaiser avec les tendons et les ligaments, surtout quand: 1) on est accro à la course à pied et une inactivité forcée de plusieurs mois entamerait fortement notre moral ; et 2) les fonds nécessaires pour défrayer les coûts exorbitants de physio et de médecine sportive nécessaires à notre guérison proviendraient de notre propre poche, et non des coffres imposants d'une compagnie d'assurance.




Pour l'instant, je prends des anti-inflammatoires et je laisse passer mon rhume en touchant du bois pour qu'une période de repos d'une dizaine de jours suffise à régler le problème. D'ailleurs, aujourd'hui, pour la première fois depuis ma seule sortie de course de la semaine (mercredi), je n'ai ressenti aucun inconfort ni douleur à l'extérieur de la cheville et du bas de la jambe en marchant. C'est encourageant.

Il reste que j'aimerais ça que les symptômes de mon rhume soient presque partis quand je me réveillerai demain matin. Je me préparerais pour la course, prendrais le métro jusqu'à l'île Ste-Hélène et irais profiter de la formidable ambiance qui régnera avant le départ et pendant la course. Je me placerais à l'arrière du peloton, et je courrais tant que la douleur serait absente ou faible. Ces quelques minutes passées à partager ma passion avec plus de deux mille autres mordus seraient fort appréciées. Mais bon, au rythme où mon état évolue, je serai probablement toujours KO demain...

À tous ceux qui participeront au demi-marathon ou au 5 km demain matin, je sais qu'on annonce du temps frais et venteux, mais je vous souhaite une bonne course et surtout de savourer le moment!

dimanche 10 avril 2011

Incertitude

Présentement, c'est l'incertitude au sujet de mes plans à court terme de course à pied. Même ma participation au 21k de Montréal, qui aura lieu dimanche prochain, est remise en question. Tabarnak.

Il y a quelque temps, j'avais consacré un billet à mon kyste au pied gauche. Heureusement pour moi, les choses s'étaient tassées dans les jours et les semaines qui avaient suivi. Je ressentais des douleurs près du kyste quand je faisais mes exercices pour les mollets, mais ce n'était rien de bien grave. De petites douleurs passagères se faisaient parfois sentir quand je marchais, mais encore là, ce n'était rien pour me faire grimper dans les rideaux (ou plutôt, dans les stores). Et même si ça faisait parfois très mal au moment où je retirais ma chaussure gauche après avoir couru, ça ne durait qu'une fraction de seconde, le temps que la chaussure frotte sur le kyste. La semaine dernière, j'avais même réussi à jouer au hockey cosom pendant 2 heures sans problème.

Étant donné que les choses s'étaient améliorées et stabilisées, j'avais remis mes démarches pour voir un podiatre à la semaine post demi-marathon, en étant à peu près certain que tout allait tenir jusque là. Bref, tout était au beau fixe. Jusqu'à mon cosom d'hier.

Quand nous avons commencé à jouer, j'ai noté que la douleur était plus forte que la dernière fois. Comme les chaussures avec lesquelles je joue (une vieille paire de GT-2140, de Asics) emprisonnent les chevilles et exercent par le fait même une pression sur lesdites chevilles (et donc sur mon kyste), je me suis dit que c'était normal et n'en ai pas fait trop de cas. Au pire, j'allais arrêter si ça empirait.

Dans les minutes qui ont suivi, tout s'est passé sans anicroche: sprints, changements rapides de direction, etc. Aucun problème! Puis, après environ 40 minutes de jeu, alors que je TROTTINAIS (oui, oui, «courir» ne s'applique même pas au rythme auquel j'avançais quand c'est arrivé) une douleur très forte s'est soudainement fait sentir au moment où j'atterrissais sur mon pied gauche. Partant de sous le kyste, elle remontait dans la cheville et sur le côté de la jambe et irradiait aussi un peu sur le dessus du pied. J'avais déjà ressenti des inconforts à ces endroits, mais c'était la première fois que ça faisait mal au point que je boite. Inutile de dire que ça a mis fin à mon match.

Ce matin, environ 24 heures plus tard, je ne boite plus en marchant, mais ça fait tout de même mal, et des douleurs plus aigües se font parfois sentir quand je fais des mouvements de côté qui impliquent une rotation du pied dans un plan horizontal. Et contrairement à hier, ça ne fait presque plus mal quand je plie mes orteils vers le bas.

Dans le meilleur des cas, c'est seulement un nerf qui s'est déplacé ou fait «pincer» d'une quelconque façon à cause de la pression exercée par la chaussure sur le kyste, ce qui voudrait dire que je n'aurais pas ce problème avec des Kinvara ou des Free 3.0, qui sont de véritables pantoufles. Avec un peu de chance (et de repos), l'inflammation (je fais l'hypothèse qu'il y a inflammation, puisque ça fait encore mal, mais que la douleur tend à diminuer avec le temps) diminuera suffisamment pour que je sois en mesure de courir samedi prochain. Avec beaucoup de chance, je courrai alors sans faire de mouvements qui pincent le nerf.

Ça peut paraître cave, mais je vais me tester dès que je sentirai que la douleur a assez baissé pour que je puisse me risquer à courir. Autant être fixé le plus tôt possible sur ma participation au demi de dimanche prochain! Mais pour l'instant, je n'en suis pas là: la douleur est très présente quand je fais quelques pas de course dans mon salon.

Je vais aussi essayer de voir un podiatre cette semaine. Avec un peu de chance, ça ne fera pas de tort...

Pour l'instant, j'essaie de ne pas trop m'apesantir sur une possible non-participation au demi de dimanche prochain, qui était ma course principale de ce début d'année, et probablement ma dernière avant quelques mois. Avec beaucoup de chance, la situation va évoluer dans le même sens qu'il y a 3 semaines. Bref, j'essaie de rester optimiste et de ne pas anticiper des malheurs pseudo-athlétiques qui ne se produiront peut-être pas. Comme dirait probablement Jean Perron: on traversera l'Enfer du Mal quand on sera rendu à la rivière!


vendredi 25 mars 2011

Bilan de la semaine du 20/03/2011

Lorsqu'on termine une semaine d'entraînement en étant moins amoché que quand on l'a commencée, on peut conclure que la semaine a été positive. À mon grand soulagement, ça a été mon cas cette semaine. J'ai donc pu continuer ma préparation pour le 21 k de Montréal, tout en consacrant une bonne partie de la séance d'intervalles de lundi à peaufiner mon rythme du 5 km en vue de la course de ce dimanche.

Dimanche: Musculation, avec exercices pour les mollets.
Lundi: Tel que mentionné dans mon dernier billet, je jugeais que mes douleurs à la cuisse et au pied avaient suffisamment diminué pour que ça vaille la peine d'essayer de faire une séance d'intervalles. Et ça s'est relativement bien passé! J'ai donc fait les intervalles suivants:


Cette fois-ci, je me suis limité à 2 tours de récupération entre les intervalles 5-k. Avec les 3 tours lents après le 1er intervalle demi-marathon (DM) et avant le 2e, et les 6 tours de réchauffement et de retour au calme, ça a donné 65 tours, pour environ 12,0 km. L'ajout d'un 5e intervalle 5-k et la diminution du temps de récupération m'ont compliqué la tâche: j'en ai arraché au dernier intervalle 5-k, même si ma FCmoy pour cet intervalle ne le «dit» pas! La douleur à la cuisse gauche (celle qui avait reçu un coup de genou 2 jours auparavant) est revenue pendant le dernier intervalle 5-k et le 2e DM, ce qui m'a amené à limiter ce dernier à 6 tours, au lieu des 11 prévus. Temps total: 58:22. FCmoy=147/min.
Mardi: Musculation, avec exercices pour les mollets.
Mercredi: Longue sortie de course de la semaine, aller-retour au parc René-Lévesque, avec tour supplémentaire de la presqu'île! De grandes sections de la piste cyclable étaient encore enneigées, ce qui m'a retardé quelque peu. Pas grave: je trouve ça divertissant, courir sur une couche de neige durcie qui cède sous mon poids. Tant que ça reste à petites doses... Et la récompense valait largement l'effort: je connais peu de choses qui surpassent ces moments de calme pendant lesquels il n'y a personne à perte de vue et les seuls sons qui parviennent à nos oreilles sont le bruit de nos pas et le chant des oiseaux. J'ai fait un intervalle d'un peu moins de 1,4 km à mon rythme du demi-marathon vers la fin de cette sortie. Même si je commençais à en arracher, mes battements cardiaques par kilomètre sont demeurés tout juste sous la barre des 700. C'est bon signe, dans mon cas! En tout, 21,5 km courus en 123:02 (incluant plus de 5 minutes d'attente aux intersections et aux abords d'une voie ferrée!). FCmoy=130/min, FCmax=156/min.
Jeudi: Musculation, sans exercices pour les mollets. Retour chez moi à la course, avec mes Free 3.0, auxquelles je commence à m'habituer! Temps: 36:11. FCmoy=129/min, FCmax=153/min.
Vendredi: Sortie de course de 10,4 km, version «estivale» (avec passage dans des sentiers de parcs qui ne sont pas grattés l'hiver) d'un parcours plat dans les rues de mon quartier. J'ai fait 2 intervalles au rythme du demi-marathon (1,16 km et 2,64 km) dans des parties du parcours où il n'y a pas de feux de circulation. Temps total: 53:18. FCmoy=136/min, FCmax=150/min.
Samedi: Pas de sport. Je me ménage en vue de la course de dimanche...

En somme: 50,4 km de course à pied et 3 séances de musculation.

Comme prévu, la douleur à la cuisse a arrêté de m'embêter au bout de quelques jours. Mon kyste au pied gauche me cause toujours des douleurs quand j'effectue certains mouvements, mais les choses se sont tassées depuis la semaine dernière. Tant mieux!

mardi 22 mars 2011

Bulletin de santé

Dans mon bilan de la dernière semaine, je mentionnais que j'étais plutôt amoché suite au hockey cosom de samedi, et que j'avais des doutes sur ma capacité de courir lundi. Il y avait d'abord une douleur à la cuisse gauche, conséquence d'un coup de genou accidentel reçu dans le feu de l'action. Ce n'est qu'une fois l'adrénaline du match retombée que la douleur s'est pleinement manifestée et que je me suis fait la réflexion que ce petit bobo serait peut-être assez méchant pour m'empêcher de courir pendant quelques jours.

L'autre source de mes tracas pendant ce match a été un kyste que je traîne au pied gauche depuis plusieurs semaines. Comme une photo vaut mille mots, voici la bête dans toute sa splendeur:

La vilaine bosse est située au centre de l'image


Ce kyste ne m'incommodait pas trop au départ, sauf au moment où j'enlevais ma chaussure après avoir couru. Le frottement de l'espadrille sur la bosse causait alors une douleur qui est allée en augmentant d'une fois à l'autre ces deux dernières semaines. Pendant cette même période, j'ai cru déceler une croissance de l'Excroissance. En fait, la douleur se manifeste surtout quand quelque chose (ma main, une chaussure) applique de la pression sur l'Excroissance. Selon toute vraisemblance, l'Excroissance appuie alors à son tour sur des nerfs ou des tendons, ce qui cause la douleur.

Toujours est-il que jeudi dernier, j'ai eu mal dans cette région en faisant mes exercices pour les mollets. Il s'agissait d'une première. N'ayant pas de médecin de famille, j'ai profité d'un rendez-vous avec ma nouvelle endocrinologue le lendemain pour lui montrer l'Excroissance, ce qui m'a valu une référence pour un rendez-vous avec un podiatre.

Samedi, au cosom, autre première: après environ une heure de jeu, ça s'est mis à faire mal à chaque pas (marché ou couru). Pendant le reste de la fin de semaine, j'ai ressenti de la douleur en marchant, avec ou sans chaussures. Pas très rassurant pour mon avenir immédiat de coureur, surtout si on considère la vitesse à laquelle les choses s'étaient détériorées les jours précédents. Rien n'indiquait que ça n'allait pas continuer à empirer...

Après m'être abstenu de courir dimanche, je trouvais que les douleurs avaient suffisamment diminué pour que j'essaie de faire une séance d'intervalles lundi soir. J'ai bien fait de me risquer, car ça s'est suffisamment bien déroulé pour que j'ose faire un 5e intervalle à mon rythme du 5 km en prévision de la course de dimanche prochain. Ce 5e intervalle était peut-être de trop par contre, mais pas à cause de mon kyste: c'est plutôt ma cuisse qui s'est mise à faire des siennes, ce qui m'a d'ailleurs poussé à écourter le dernier intervalle au rythme du demi-marathon. Ma cuisse a fait une petite rechute suite à cette séance, mais tout devrait rentrer dans l'ordre avec quelques jours de repos et/ou de course lente, et je ne m'attends pas à ce que ma cuisse pose problème dimanche.

Et mon kyste? Je n'ai pratiquement ressenti aucune douleur au pied ou à la cheville lors de cette séance d'intervalles! Une conclusion que je tire, c'est que les Kinvara et les Free, avec leurs empeignes dignes de pantoufles, n'exercent pas de pression indue sur l'Excroissance. Si ça ne fait pas mal quand je marche sans chaussures, ça ne fera pas plus mal quand je cours avec ces chaussures. Par contre, courir ou marcher avec des chaussures comme les GT-2140 et 2150, qui comportent plusieurs morceaux rigides autour de la cheville, impose une pression quasi constante sur le kyste, qui se met alors à faire mal. Et si je les porte trop longtemps, par exemple pendant 2 heures alors que je joue au cosom, il risque d'y avoir inflammation, et ça risque de durer plusieurs heures, voire quelques jours.

Si j'évite de porter des chaussures contraignantes trop longtemps, l'inflammation diminue. Aujourd'hui, la douleur est effectivement à peu près absente quand je marche, ce qui est fort encourageant pour le 5 km de LaSalle. Mais question d'éviter de jouer avec le feu, je vais faire le cosom buissonnier samedi...

Et si mon pied tient bon jusqu'au 17 avril inclusivement, je serai un Pepére bien content!

dimanche 20 février 2011

Compte rendu du Demi-marathon hypothermique de Montréal

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le moral des troupes («les troupes» étant ici constituées de mon moi-même) n'était pas très élevé à l'approche du Demi-marathon hypothermique de Montréal.

Tel que mentionné dans mon plus récent bilan de semaine, il y avait d'abord ce foutu malaise à l'ischio gauche qui était réapparu lundi dernier et qui était encore plus présent pendant ma dernière sortie avant le demi, mercredi. Il était possible que ce malaise m'empêche de terminer la course. Pas très motivant!

Il y avait aussi le fait qu'une gastro et le malaise à l'ischio m'avaient empêché de m'entraîner comme je l'aurais voulu ces derniers temps: mon volume hebdomadaire de course à pied dans les semaines qui ont mené au demi a été de 0, 25, 46 et 32 km. Pour un gars comme moi dont le manque d'endurance est le point faible, ce n'était pas très rassurant. Je ne pouvais qu'espérer que mes nombreuses semaines de 50 km et plus de novembre à janvier avaient laissé des traces...

De plus, je me rendais compte que je manquais de pratique sur la neige et la glace. J'ai d'ailleurs dû pousser pas mal fort mercredi pour tenir le rythme de 4:43/km, qui était mon objectif initial pour le demi-marathon.

Pour le reste, disons seulement que je semble incapable de reprendre le poids perdu pendant la gastro, que je suis particulièrement stressé depuis quelques semaines et que j'avais le moral dans les talons, d'où mon absence d'envie de pondre des billets de blogue. Le but de ce paragraphe n'est pas de me lamenter, mais de montrer que pour la première fois, je n'étais pas du tout excité ou motivé en vue d'un demi-marathon ou d'une autre course.

Est-ce une belle raison noble, émouvante et philosophiquement profonde qui a fait en sorte que je me suis levé à 5h hier matin pour me préparer en vue de la course? Pas du tout! C'est tout simplement que tant qu'à avoir payé près de 70$ pour l'inscription à une course, aussi bien y aller. Et tant qu'à y aller, aussi bien faire son possible...

C'est donc avec une application quasi religieuse que je suis allé «essayer» le parcours avant la course, question de résoudre la grande question existentielle en ce samedi matin: Yaktraxer ou ne pas Yaktraxer? Le circuit Gilles-Villeneuve était recouvert d'une fine couche de glace, en plus de plaques de neige et de glace plus épaisse à certains endroits. Comme la directrice de course nous l'avait mentionné dans un courriel envoyé la veille, pas moyen de mettre du sel ou du sable sur la piste, question de préserver la qualité de l'asphalte en vue du Grand prix de Formule 1, j'imagine.

L'opinion des quelques coureurs avec lesquels j'ai discuté était partagée: certains disaient que c'était de la folie de courir sans spikes, alors que pour d'autres il allait être possible de courir «nu semelles» puisque certaines parties de la piste étaient dégagées. J'ai finalement pris ma décision après avoir constaté que l'adhérence n'était pas meilleure avec mes Yaktrax, qui ne mordaient pas dans la mince couche de glace, laquelle n'était pas si glissante que ça de toute façon. J'allais peut-être le regretter (il y avait toujours la possibilité que les conditions soient plus difficiles du côté sud du circuit, que je n'avais pas exploré), mais j'allais courir sans Yaktrax. Et de toute façon, les conditions ne se prêtaient pas à une chasse aux records personnels: j'allais simplement courir au feeling et en faisant TRÈS attention où j'allais mettre les pieds, question d'éviter de me planter comme l'année dernière.

J'ai finalement intégré le peloton de coureurs moins de 5 minutes avant le départ. Le temps d'activer le GPS de ma Garmin et que celle-ci établisse le contact avec les satellites, la course était lancée! Comme je m'étais pointé assez tard, j'étais situé environ aux deux tiers du peloton. Dès le début et pendant les 2 premiers kilomètres, j'ai donc eu à dépasser un très grand nombre de coureurs. Normalement, je peste intérieurement quand je suis englué dans un peloton au début d'une course. Hier, j'aimais ça! J'étais forcé de ne pas partir en fou et de modérer mes transports, ce qui faisait d'autant plus mon affaire que la douleur à l'ischio gauche est apparue rapidement. Ça m'aidait à me ménager.

De plus, il fallait constamment regarder où l'on mettait les pieds et être attentif au degré d'adhérence à chaque pas si on voulait éviter de se planter. Cette combinaison de cohue pendant les 2 premiers kilomètres et de surface glacée ou mouilleuse par endroits a fait en sorte que j'ai raté chacune des 3 premières bornes. Tant pis! De toute façon, je pouvais avoir une idée de mon rythme en jetant des coups d'oeil rapides à ma montre. Et la plupart du temps, j'étais sous les 5:00/km. Je me suis alors donné comme «mission» de compléter le premier tour (le parcours consistait en une boucle de 7 km que nous devions courir 3 fois) sous les 5:00/km et de décider alors si j'allais abandonner ou pas.

Comme la douleur à l'ischio n'avait pas empiré à la fin du premier tour, j'ai décidé d'en faire un deuxième et de réévaluer la situation à la fin de celui-ci. Ce 2e tour a été plus ennuyant que le premier. Pendant ce qui m'a paru être un long moment, j'étais loin derrière ceux qui me précédaient et loin devant ceux qui me suivaient. Il me semblait toutefois que la douleur à l'ischio gauche avait DIMINUÉ. Autre fait intéressant: les conditions de piste allaient en s'améliorant, probablement grâce au soleil qui plombait par moments et au passage des nombreux coureurs sur les minces plaques de glace. Le vent était toutefois nettement plus fort aux 2e et 3e tours, avec de fortes rafales dans la partie du circuit Gilles-Villeneuve située entre la montée et le pont du Cosmos, et sur le pont lui-même. À certains moments, je faisais du 5:15/km. Ailleurs, je maintenais le rythme, et j'étais toujours sous les 5:00/km en moyenne à la fin du 2e tour, à la suite duquel j'ai «oublié» de me demander si j'allais abandonner ou non: la douleur à l'ischio était partie!

Au 3e tour, j'ai augmenté la cadence dans la partie sud du circuit Gilles-Villeneuve, question de prendre un peu d'avance en prévision de la partie venteuse. À certains moments, j'étais même sous les 4:40/km, alors qu'il me semblait que j'étais dans un faux plat légèrement ascendant. La surface, qui présentait une excellente adhérence, se prêtait bien à un peu de vitesse. Dans la partie plus difficile, nous avons cependant été servis pour ce qui est des rafales de vent. Je donnais tout ce que j'avais pour atteindre mon objectif, qui était maintenant de faire sous les 1h45 et non plus seulement de maintenir une moyenne de 5:00/km, ce qui aurait donné un temps de 1:45:30. À l'approche du pont du Cosmos, je n'avais même plus la force de tourner la tête pour saluer les bénévoles et spectateurs qui nous encourageaient...

La dernière montée fut difficile. Après un dernier sursaut d'orgueil pour garder un coureur derrière moi (je m'étais déjà fait dépasser dans la côte, c'était bien assez...), c'était terminé. En regardant ma montre, j'ai eu l'agréable surprise de constater que j'étais passé sous les 1h44! Mon temps officiel: 1:43:48.

La comparaisons de temps réalisés sur des parcours différents à des époques différentes de l'année sont toujours un peu (beaucoup) boiteuses, mais il reste que j'ai battu mon ancien record de près de 6 minutes (5:55). Oui, ce record avait été réussi au Demi-marathon des deux rives par une grosse chaleur dégueulasse, sur un parcours plus difficile que celui d'hier, mais quand même: 5:55, ce n'est pas rien! Et il y avait tout de même de la glace et du vent par endroits hier sur le parcours. Les conditions n'étaient donc pas parfaites.

J'avais donc tort de m'en faire pour mon endurance, comme le montrent mes temps au tour: 34:48, 34:49, 34:13 (J'ai fini fort.)

Voici maintenant mes partiels tels qu'affichés dans mon compte Garmin Connect:



Comme on peut le constater, certaines des bornes kilométriques étaient mal placées. Mais ce qui est intéressant dans ce tableau, c'est que ma fréquence cardiaque a été assez stable du début à la fin. L'écart de fréquence cardiaque moyenne entre les premier et dernier partiels (9 battements par minute) est somme toute assez faible, signe que mon endurance est meilleure que ce que j'avais cru. Mes séances d'intervalles, pendant lesquelles je m'assure toujours de faire au moins un intervalle spécifique avec des jambes fatiguées, ont porté fruit.

En somme, cette course est vraiment satisfaisante, et je suis plus motivé que jamais de m'entraîner pour passer sous les 1h40 au 21k de Montréal.

dimanche 23 janvier 2011

Bilan de la semaine du 16/01/2011

Tel qu'indiqué dans mon dernier billet, une gastro-entérite a rendu le bilan de ma dernière semaine sportive (tout comme ma personne) très maigre...

Dimanche: Petit congé de sport. Je ressentais ce que je croyais être la fatigue de la semaine précédente, mais c'était peut-être la gastro qui se préparait.
Lundi à vendredi: Ça a commencé lundi après-midi. Une 2e gastro en un peu plus d'un an, alors que je n'en avais pas fait dans les 25 ou 30 années précédentes. Je n'ai recommencé à manger presque normalement que vendredi, et encore là à portions réduites.
Samedi: Environ 110 minutes de hockey cosom. Il y avait moins de joueurs que prévu, ce qui a fait en sorte que j'ai «bénéficié» d'environ 75 minutes de temps de jeu. Après environ 45 minutes de jeu, je n'étais plus capable de courir plus de 3-4 secondes sans avoir des crampes d'estomac et de légères nausées... Avoir été sage, je serais parti après la fin du premier match, après environ 1h10, mais j'ai finalement duré jusqu'à la fin.

En « somme»: environ 75 minutes de temps de jeu au hockey cosom.

En prime de mon cosom d'hier, j'ai reçu un coup de bâton (accidentel) sur un pied de la part d'un gardien de but un peu trop enthousiaste. Plus précisément, j'ai été frappé sur le 1er métatarsien, près de la jonction avec la phalange proximale du gros orteil (voir le dessin ci-bas).


Image: Wikipédia


Ça a été douloureux sur le coup, mais j'ai oublié l'affaire d'autant plus vite que mes crampes à l'estomac étaient pas mal incommodantes. Cependant, quand je me suis levé ce matin, ça faisait mal quand je marchais. Une douleur insuffisante pour me faire boiter, mais assez forte pour décourager toute velléité coursienne. Tant mieux pour moi: ça va m'aider à appliquer la résolution que j'ai prise ces derniers jours et qui consiste à attendre à mercredi ou jeudi avant de recommencer à courir, question de ne pas faire la même erreur que l'an dernier.

Ma mission pour le moment: me bourrer la face autant que mon estomac me le permet, afin de perdre mon look de cancéreux aux joues creuses...

samedi 22 janvier 2011

Une pause imprévue

Je pars dans quelques minutes pour aller tenter ma chance au hockey cosom. Comment ça, «tenter ma chance»? Hé bien, je n'ai pas fait de sport depuis... que j'ai joué au cosom samedi dernier!

La raison? Une gastro particulièrement virulente et qui a duré plus longtemps que j'aurais pensé. (Gastro qui semble m'avoir tellement affecté que je m'auto-interviewe...) Malgré mes joues qui sont encore creuses et quelques petites crampes résiduelles au ventre, je vais m'essayer. Pas obligé de jouer pendant 2 heures. Je durerai le temps que je durerai...

Cette pause imprévue va affecter mon objectif pour le Demi-marathon hypothermique. Tant pis! Et je penserai à tout ça plus tard...