Aucun message portant le libellé Pepére s'interroge. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Pepére s'interroge. Afficher tous les messages

mardi 10 janvier 2012

La minute psychanalytique

Je ne sais pas pourquoi, mais, quand je lis ceci, un vague bruit de chasse d'eau que l'on tire se fait entendre dans ma tête. Un bruit de flushage, en bon québécois.

Il y a sûrement une explication complexe et profonde à ce phénomène étrange, genre que mon inconscient essaie de me dire quelque chose. Il est vrai, après tout, que j'ai déjà vu des ratons laveurs nus.

Vraiment, il va falloir que j'en parle à mon psy.

dimanche 21 août 2011

Bilan de la semaine du 14/08/2011

La dernière semaine s'est relativement bien passée côté musculation. En fait, j'ai même repris du poil de la bête depuis ma petite pause de course à pied. Parlant de la course, ce fut une semaine de hauts et de bas...

Dimanche: Musculation.
Lundi: Sortie de course dans le parc du Mont-Royal et autour, à peu près sur le même parcours que la semaine précédente. Seule différence: j'ai redescendu le sommet Outremont par le campus de l'Université de Montréal. Une belle sortie, pendant laquelle j'avais l'énergie pour pousser (ce qui n'est pas arrivé souvent depuis le début du mois de juillet), notamment lors de la montée vers le sommet Outremont. 14,8 km en 84:28. FCmoy=139/min, FCmax=162/min.
Mardi: Musculation.
Mercredi: Sortie de course de 10,4 km sur un parcours plat, sous le soleil et avec un humidex de 27. Comme j'ai maintenu un rythme de 5:00/km dans les 2-3 premiers km sans même essayer (aidé par l'amortissement de la semelle des Kinvara, que je ne mets plus très souvent), j'ai décidé d'en faire un objectif pour cette sortie. C'est toutefois devenu de plus en plus difficile en 2e moitié de sortie, si bien que j'ai fini par me taper un mini-coup de chaleur. Il faut dire que j'ai fait preuve d'une certaine stupidité en maintenant un rythme dans les 4:40/km pendant les 5-6 premiers km, avec des pointes dans les bas 4:30/km, sans chercher à me ralentir dans ces conditions météo qui ne me sont vraiment pas avantageuses. Vers la fin du 9e km, je me suis mis à geler, ce qui n'est jamais bon signe... Au moins, j'ai réussi à terminer avec un rythme moyen de 4:54/km. Temps: 51:05. FCmoy=154/min, FCmax=166/min.
Jeudi: Séance d'intervalles sur piste, ma première depuis le 4 avril! Malheureusement, ça ne s'est pas très bien passé: après 3 intervalles sur les 6 prévus, je ne me sentais pas très bien et j'ai décidé de faire une petite pause. Après quelques minutes de marche, il n'y avait pas d'amélioration, ce qui m'a décidé à mettre fin à la séance. J'ai eu le temps de faire 5 tours (920 m) à mes rythmes du demi-marathon, du 10 km et du 5 km (basés sur les résultats obtenus en entrant mon temps de 21:08 du 5 km de LaSalle dans le calculateur McMillan). J'ai raté mes temps pour les intervalles 10-k et 5-k de 1s et 2s, respectivement, après des départs canons. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette petite mésaventure: le fait que c'était ma première séance d'intervalles en plus de 4 mois, mon mini-coup de chaleur de la veille, le peu d'absorption des semelles de mes Free 3.0, que j'utilisais pour la première fois pour faire des intervalles sur piste, et finalement la piètre qualité de l'air (voir plus bas). Pour le dernier point, même si j'ai couru dans un gymnase climatisé, les particules fines en suspension dans l'air ne sont pas arrêtées par les filtres des bâtiments. Distance totale parcourue: 5,9 km. FCmoy=142/min, FCmax=160/min.
Vendredi: Musculation.
Samedi: A-rien. En raison du temps chaud et humide, j'ai décidé de remettre ma longue sortie au lendemain. Finies, les souffrances inutiles...

En somme, 31,1 km de course à pied et 3 séances de musculation.

J'ai tiré une conclusion importante de mon mini-coup de chaleur de mercredi, une journée chaude et humide qui faisait suite à de fortes averses: les malaises que j'ai ressenti pendant la plupart de mes sorties de course depuis le début juillet ne sont pas causés par la chaleur, mais probablement par la pollution de l'air, qui est plus importante l'été, en particulier en période de canicule et en l'absence de pluie. En effet, même si je ne me sentais pas très bien pendant les derniers kilomètres de ma sortie de mercredi, les sensations étaient nettement différentes des malaises que j'ai ressentis cet été. Mercredi, je n'avais pas l'impression de manquer d'air, comme ça m'est arrivé presque à chaque fois que j'ai couru en juillet, et même parfois quand je marchais! Je n'avais pas non plus de sensation d'oppression dans la gorge, la poitrine ou le diaphragme.

Également, ma fréquence cardiaque est allée en augmentant pendant ma sortie, comme il se doit lorsque le corps travaille fort pour garder sa température constante. Tout le contraire de ces derniers temps, alors que que mes fréquences cardiaques demeuraient très basses même si je me sentais dans les vaps.

Qu'y avait-il de différent mercredi par rapport aux journées de canicule de juillet? Les fortes averses de la veille, qui avaient amené au sol les particules fines en suspension dans l'air! J'ai d'ailleurs cru déceler, ces derniers temps, une corrélation entre mes problèmes et la pollution de l'air. Certains jours, j'ai même l'impression de manquer d'air quand je marche à ma vitesse habituelle (plutôt vite...).

Au risque de faire un M. Caron de moi-même, je mentionne que l'asthme et les maladies cardiaques figurent parmi les problèmes de santé qui sont aggravés par la pollution de l'air. Il y a d'ailleurs des antécédents de maladies cardiaques dans ma famille proche. Ça vaudrait la peine que je passe des examens éventuellement. En attendant, voici une petite vidéo de Pepére à la caisse pop:



jeudi 11 août 2011

Une petite pause

Je n'ai pas seulement pris une pause de blogue ces derniers temps: j'ai aussi mis la pédale douce pour la course à pied. Ce qui devait être ma course principale pour cet automne, le marathon de Montréal, a donc forcément pris le bord.

La raison de cette pause? C'est gênant de l'admettre, mais c'est probablement la chaleur et l'humidité de l'été montréalais! J'écris «probablement», parce qu'il y a peut-être d'autres facteurs, comme par exemple ma thyroïde qui ferait encore des siennes, le manque de sommeil et le stress, qui ont aussi contribué à l'état de fatigue générale et de démotivation totale dans lequel je me suis retrouvé.

Les quelques lecteurs réguliers de ce blogue savent qu'en temps normal j'adore courir et que je suis très assidu dans mes entraînements. De plus, toujours en temps normal, je passe un temps non négligeable à lire des blogues et des articles portant sur la course à pied. Dans les dernières semaines avant ma pause, alors que j'étirais l'élastique au maximum dans l'espoir de «sauver» ma participation au marathon, la course à pied était devenue une corvée qui ne me procurait plus aucun plaisir, et je n'avais pas du tout envie de lire quelque texte que ce soit portant sur la course. Mais c'est seulement quand j'ai réalisé que ça aurait presque fait mon affaire de me blesser que j'ai commencé à songer sérieusement à arrêter.

J'écris ceci et je me trouve cave de ne pas avoir arrêté avant. Le problème, c'est que dans ma tête, c'était uniquement un problème d'acclimatation à la chaleur. Or il y en a à la tonne, des M. et Mme Tout-le-monde qui s'entraînent pendant l'été, s'adaptent à la chaleur et participent à la course à laquelle ils s'étaient donné comme objectif de participer. Pourquoi n'aurais-je pas pu faire comme tout le monde?

En partant, j'ai probablement une capacité d'adaptation à la chaleur de beaucoup inférieure à la moyenne (quoique c'est quelque chose de difficile à mesurer). Et je me demande si la pollution ne joue pas aussi un rôle. Toujours est-il que depuis mon arrivée à Montréal en 2005, la chaleur estivale me pose problème, alors que j'étais beaucoup moins incommodé quand je vivais à Sherbrooke, ville aux températures comparables à celles de Montréal mais à l'air beaucoup moins pollué. Selon mes super archives, j'en ai arraché au point d'arrêter de courir ou de diminuer mon kilométrage à peu près à la même période en 2006, 2008 (mes problèmes de thyroïde ont commencé cet été-là) et 2009. En 2007, j'étais parti en vacances juste au bon moment... Bref, il y a un pattern.

Ajoutez à cela un été 2011 particulièrement chaud et humide, de nombreuses nuits de 4 ou 5 heures de sommeil, ainsi que d'importantes sources de stress, et vous obtenez un cocktail qui n'est pas très bon pour la santé. Dans ces conditions, essayer d'atteindre mon volume de course le plus élevé à vie dans l'espoir de participer à mon premier marathon n'était probablement pas une bonne idée...

Si j'y tenais absolument, je pourrais sans doute participer au marathon de Montréal avec un volume d'entraînement réduit, aux alentours de 50-60 km. Ce serait toutefois me condamner inutilement à de grandes souffrances, et le masochisme n'est pas mon fort. De plus, je me suis blessé à la bandelette ilio-tibiale droite en participant à mon premier 10 km en 2005, et plus tard à mes premiers demi-marathons, à chaque fois parce que mon volume d'entraînement était insuffisant. Mon désir de courir un marathon n'est pas assez fort pour que je prenne le risque de me blesser encore une fois.

Aujourd'hui, j'ai fait ma 3e sortie de course en 13 jours, la plus longue depuis que j'ai tiré la plogue sur ma participation au marathon. Il faisait 21˚C, avec un beau soleil et un taux d'humidité civilisé. Et la pluie des derniers jours avait amélioré la qualité de l'air. Pour la première fois depuis des lustres, je me sentais bien en courant, à tel point que j'ai décidé de prolonger un peu ma sortie et de me taper un 2e sommet du mont Royal (celui d'Outremont). Pour la première fois depuis plusieurs semaines, je me suis senti «nettoyé» par une sortie de course.

Je ne m'impose pas de pression et je vais changer mes plans assez vite si je vois que je ne m'amuse pas, mais pour l'instant j'ai le 21,1 km du marathon de Montréal et le 10 km du parc Lafontaine (avec un objectif de temps bien précis, ça fait partie du plaisir) dans ma mire...

dimanche 1 août 2010

Vendre des frigidaires aux Esquimaux

Comme je l'ai mentionné dans mon bilan de la dernière semaine, je me suis acheté une nouvelle paire d'espadrilles de course, des GT-2150 de Asics. J'avais une paire du modèle précédent, les GT-2140, avec laquelle j'ai couru plus de 1100 km et qui était par conséquent devenue très usée: le gel n'amortissait plus rien, et la semelle du côté latéral avait beaucoup souffert (j'ai tendance à entrer en contact avec le sol avec la partie extérieure de mon dessous de pied). En plus, j'avais commencé à sentir de petits malaises à ma fameuse bandelette ilio-tibiale droite, autre signe qu'il était temps de mettre fin à la carrière en course à pied de mes 2140. (Elles risquent d'avoir une 2e vie au hockey cosom ou aux pieds de personnes dans le besoin, mais ça c'est une autre histoire.)

Comme je suis habitué aux GT (j'ai aussi eu des GT-2130 auparavant), que je n'ai jamais couru autant que présentement et que je voulais m'assurer d'éviter les blessures avant le demi-marathon des deux rives de Québec, acheter les 2150 était un choix conservateur qui allait de soi.

Résultat? Après une première sortie pendant laquelle j'avais l'impression de porter des bottes plateforme* en raison de l'élévation de mon talon et du fait que je me sentais haut sur pattes, j'étais réhabitué à courir avec des espadrilles avec une couche de gel fonctionnelle dès ma 2e sortie avec mes nouvelles 2150. Je crois même que si j'ai pu courir près de 25 km sur un parcours côteux ce samedi sans ressentir le moindre malaise à la bandelette, c'est en partie grâce à l'amortissement des chocs par la couche de gel de mes espadrilles neuves.

Pourquoi alors ce nouvel achat me laisse-t-il un petit goût amer? Probablement en premier lieu parce qu'il apparaît de plus en plus clairement que les chaussures de course pleines de gugusses et chères que l'industrie vend aux coureurs ne diminuent pas les risques de blessures. Ou à tout le moins, comme le mentionnait Tim Noakes dans son excellent Lore of Running, il n'existe présentement aucune preuve scientifique qui démontrerait que les espadrilles de course à pied réduisent les risques de blessure. Le titre de l'une des sections de la 4e édition (pp. 767-770) est d'ailleurs assez révélateur de l'opinion de Noakes sur le sujet: Are running shoes an expensive gimmick?

Il ressort de tout ça que les chercheurs ne savent pas encore quels facteurs biomécaniques causent les blessures de course. Rien ne prouve, par exemple, que l'hypothèse couramment acceptée voulant qu'une pronation excessive soit une cause importante de blessures est vraie. Difficile, dans ces circonstances, de «prescrire» un type précis de chaussures pour tel ou tel type de coureur.

De plus, un récit comme celui d'Anton Krupicka laisse songeur. Et Krupicka est loin d'être le seul à avoir emprunté la voie minimaliste.

Bref, sommes-nous comme des Esquimaux à qui on aurait vendu des frigidaires? Avons-nous accepté bêtement les idées reçues avancées par une industrie qui a tout intérêt à nous faire croire que nous avons absolument besoin de ses produits pour pratiquer notre sport favori tout en demeurant en bonne santé?

Toujours est-il qu'après le demi de Québec, j'ai l'intention de faire mes timides premiers pas dans la direction minimaliste. En y allant lentement et graduellement, bien sûr, et en étant très attentif à la façon dont mes jambes, et tout particulièrement ma bandelette et mes mollets, réagissent. Lorsqu'on est habitué à courir sur un petit coussin et avec les talons surélevés, une «rééducation» des muscles des membres inférieurs s'impose quand on veut y aller d'une façon plus naturelle. Et il est possible que mon corps ne soit pas fait pour courir avec des chaussures minimalistes.

Il reste que mes possibles futures espadrilles minimalistes seront elles aussi vendues par une des grosses méchantes compagnies de l'industrie de la chaussure de course, et ce à un prix absurde, ce qui me fait aussi rager un peu. En effet, je ne m'explique toujours pas pourquoi des espadrilles fabriquées en Chine coûtent 60% plus cher au Canada qu'aux États-Unis, alors que le dollar canadien n'est pas loin de la parité avec le dollar US. Comme disent les Papous de Nouvelle-Guinée: WTF?

*Note: Je Ne connais PAS la sensation que ça fait de porter des bottes plateforme. J'ai bien des particularités, mais le travestime n'est pas l'une d'entre elles. Je n'ai jamais non plus fait partie du groupe Kiss.