dimanche 27 novembre 2011

Bilan de la semaine du 20/11/2011

Une bonne semaine d'entraînement, même si les multiples courbatures avec lesquelles je l'ai terminée me rappellent que je n'ai plus 20 ans...

Lundi: Sortie de course le long d'un trajet passant notamment par le sommet Westmount et l'Oratoire St-Joseph. Mon parcours le plus «panoramique». 13,2 km courus en 74:30. FCmoy= 133 bpm, FCmax= 154 bpm. Arrêt au bas de la côte Victoria (près de l'intersection avec Sherbrooke) pour y faire 7 sprints. Malheureusement, la côte manque un peu d'inclinaison...
Mardi: Première séance de musculation en 16 jours. Reprise TRÈS difficile. En plus, les petits bobos que j'avais au poignet gauche et dans le haut du bras gauche n'ont pas eu le temps de guérir...
Mercredi: Longue sortie de la semaine, Ville St-Laurent aller-retour (16,0 km). Conditions variables: mélange d'asphalte, de béton, de slush, de neige mouilleuse, de neige tapée et de glace. L'adhérence était moins bonne au retour, et j'ai attendu longtemps à certains feux de circulation. Parcours à éviter autour de l'heure de pointe. Temps: 88:04. FCmoy=129 bpm.
Jeudi: Musculation. Retour chez moi à la course. 6,7 km courus en 34:17. FCmoy=134 bpm, FCmax=152 bpm.
Vendredi: Sortie de course dans le parc du mont Royal et autour, parcours habituel: ascension de la colline d'Outremont via le campus de l'UdeM, descente par le bois St-Jean-Baptiste, ascension du sommet principal par le cimetière Mont-Royal, puis descente via le chemin Olmsted. Retour au CEPSUM par le boulevard Mont-Royal. 7 sprints de 10 secondes dans la côte Vincent-D'Indy à l'arrivée. En tout, 14,7 km courus en 81:36. FCmoy=131 bpm, FCmax=159 bpm.
Samedi: 110 minutes de hockey cosom. Temps de jeu: environ 50 minutes. Comme ça arrive souvent, quelques petites douleurs se sont déclarées quand nous avons arrêté de jouer...

En somme, 50,6 km de course à pied, 2 séances de musculation et environ 50 minutes de temps de jeu au cosom.

Mercredi, j'ai fait ma première sortie de plus de 15 km avec les Minimus sur un parcours plat. Il m'en est resté une douleur sur le dessus du pied gauche, au-dessus du premier os métatarsien, douleur qui semble heureusement n'avoir rien de musculaire, de ligamentaire, ou de «tendiniteux»: c'est seulement quand une pression est appliquée sur le pied qu'elle se manifeste. Ça veut dire que marcher ou courir avec toutes mes chaussures autres que les Free 3.0 fait mal. Au moins, la douleur n'est pas assez forte pour me faire boiter ou m'empêcher de courir.

J'ai même fait ma sortie de vendredi avec les Minimus. Ça faisait mal quand je courais sur le plat ou en descendant sur l'asphalte, mais cette sortie n'a pas empiré les choses. En fait, c'est après mon cosom du lendemain que la douleur était plus forte.

Je vais être attentif à l'évolution de cette douleur, question d'éviter qu'elle dégénère en blessure. Je soupçonne la bande qui passe sur l'avant-pied de la Minimus d'être la cause première de cette douleur.


Elles sont belles, mais peut-être dangereuses pour moi!

Avec de la chance, je n'aurai pas besoin «d'opérer» ma chaussure gauche, comme Peter Larson avait eu à le faire avec l'une des siennes. Ce serait dommage que ça en vienne là!

Bilan des semaines du 06/11/2011 et du 13/11/2011

Beaucoup de temps passé à Chicoutimi et, par conséquent, beaucoup de côtes et peu de musculation...

06/11 au 12/11
Dimanche: Musculation.
Lundi: Sortie de course dans le parc du mont Royal et aux alentours. Ascension du sommet Outremont par le campus de l'UdeM, descente par le sentier du bois St-Jean-Baptiste, ascension du sommet principal par le cimetière, descente par le belvédère Camilien-Houde. Et du viraillage dans les sentiers. En tout, 15,1 km courus en 90:28. FCmoy=130 bpm, FCmax=158 bpm. Aucune énergie. Un nuage de smog recouvrait la ville. En novembre. Tabarnak.
Mercredi: Course à pied. Tour du mont Ste-Claire, avec retour par le sentier de la rivière aux rats musqués. La côte St-Ange est quelque chose à monter... 10,5 km courus en 62:18. FCmoy=130 bpm, FCmax= 155 bpm. 5 sprints en côte à l'arrivée.
Vendredi: Sortie de course de 11,8 km, pendant laquelle j'ai entre autres monté la fameuse côte Talon. Temps: 66:23. FCmoy= 132 bpm, FCmax= 162 bpm.
Samedi: Sortie de course sur la piste cyclable Chicoutimi-Arvida. À mon grand déplaisir, celle-ci est maintenant asphaltée. 12,8 km courus en 69:20. FCmoy= 128 bpm, FCmax= 154 bpm.


13/11 au 19/11
Mardi: Tour du mont Ste-Claire, même parcours que le mercredi précédent. Beaucoup d'énergie au départ, crevé en dans les 3-4 derniers km. 10,5 km courus en 60:26. FCmoy=137 bpm, FCmax=157 bpm. 6 sprints en côte à l'arrivée.
Jeudi: Course à pied dans les sentiers du boisé panoramique. J'ai monté et descendu quelques bonnes côtes. 12,2 km courus en 71:50. FCmoy=124 bpm, FCmax= 151 bpm.
Vendredi: Sortie de course pépère dans les rues de Chicoutimi. J'ai notamment passé par le mont Ste-Claire. Courir avec les Free 3.0 (par opposition aux Minimus Trail) a aidé à ménager mes mollets, qui étaient courbaturés. 10,6 km, courus en 59:19. FCmoy= 121 bpm, FCmax= 149 bpm.
Samedi: Autre sortie de course. Tour du mont Ste-Claire, avec retour par les rues. 10,1 km courus en 55:50. FCmoy= 122 bpm, FCmax= 149 bpm.

Totaux: 50,2 km de course à pied et 1 séance de musculation pour la 1ère semaine, 43,4 km de course à pied pour la 2e.

Un kilométrage assez potable malgré des circonstances qui n'ont pas toujours été faciles. Chose certaine, la course à pied m'a aidé à garder un certain équilibre et ainsi d'être un meilleur «aidant».

Côté performance, ce dont je parlais dans mon billet précédent s'est poursuivi: même quand j'avais l'impression de pousser, mes fréquences cardiaques demeuraient basses. Ça va dans le sens de ma conclusion selon laquelle mes capacités neuromusculaires sont en retard sur mon système aérobique.

En tout cas, quand je montais les côtes St-Ange ou Talon, les propos de l'ultramarathonien Geoff Roes au sujet des sentiers très inclinés qui entourent la ville de Juneau, en Alaska, où il vit à temps partiel, me revenaient parfois à l'esprit. Lesdits propos (émis par Roes de sa voix caractéristique qui semble provenir d'outre-tombe) peuvent être entendus à partir d'environ 5:00 dans la vidéo qui suit:




Vous allez me dire que ce qui est utile et bénéfique pour un ultramarathonien d'élite n'est pas nécessairement utile et bénéfique pour un coureur de demi-fond sur route, et vous aurez probablement raison. Il reste que c'est un beau défi et que ça brise la monotonie, gravir des côtes...

dimanche 6 novembre 2011

Bilan de la semaine du 30/10/2011

Ma dernière semaine sportive a somme toute été positive. Malgré le fait que je l'aie terminée en courant 4 jours de suite puis en jouant au hockey cosom, mes petits bobos aux quadriceps et aux ischios se sont évaporés. Et si mes mollets ne sont pas encore de retour à 100%, il y a eu une nette amélioration de ce côté-là aussi.

Dimanche: Musculation.
Mardi: Longue sortie de la semaine, Ville St-Laurent aller-retour (16,0 km). Ce parcours a comme caractéristique principale d'être plat, ce qui est idéal quand on veut ménager ses jambes. J'avais beaucoup d'énergie à l'aller, et j'ai peut-être poussé un peu plus que j'aurais dû (5:12/km en moyenne). Mais bon, la soirée était belle, la température idéale, et ma fréquence cardiaque moyenne est demeurée sous les 130 bpm. Le retour fut un peu plus difficile, notamment au dernier km, pendant lequel j'ai dû faire plusieurs arrêts pour permettre à mes intestins de se calmer. Il s'en est vraiment fallu de peu pour que je reproduise ce que Luc a jugé comme étant son moment le plus honteux. C'est bien beau l'émulation via les interwebs, mais il y a des limites... Temps: 85:24. FCmoy=127 bpm, FCmax=143 bpm.
Mercredi: Musculation. Retour chez moi à la course. Mollets un peu tendus, particulièrement le droit. 6,7 km en 34:47. FCmoy=124 bpm, FCmax=140 bpm.
Jeudi: Sortie de course dans le parc du mont Royal et autour. Ascension de la colline d'Outremont via le campus de l'UdeM et descente par le bois St-Jean-Baptiste comme j'ai pris l'habitude de faire ces dernières semaines, puis ascension du sommet principal par le cimetière Mont-Royal encore une fois. Je suis ensuite allé faire un petit tour dans les petits sentiers entre le chalet du sommet et la maison Smith. Quelle sensation, courir seul dans le bois tout juste après le coucher du soleil! J'ai fini la descente par le chemin Olmsted avant de retourner au CEPSUM via le trajet habituel. 3 sprints de 10 secondes dans la côte Vincent-D'Indy à l'arrivée. J'avais oublié à quel point j'aimais ça! En tout, 14,5 km courus en 80:39. FCmoy=128 bpm, FCmax=153 bpm.
Vendredi: Musculation. Retour chez moi à la course avec un réservoir d'énergie et un estomac vides. J'y suis donc allé doucement. 6,7 km courus en 35:22. FCmoy=122 bpm, FCmax= 134 bpm.
Samedi: 110 minutes de hockey cosom. Temps de jeu: environ 50 minutes. Le talent de ceux qui remplaçaient les joueurs absents a fait en sorte que c'était probablement la fois où le calibre de jeu était le plus élevé. Déjà que je suis l'un des moins bons parmi les habitués... En tout cas, depuis 3 ans je me suis beaucoup amélioré à force de jouer avec des joueurs meilleurs que moi.

En somme, 43,9 km de course à pied, 3 séances de musculation et environ 50 minutes de temps de jeu au cosom.

Comme c'est à peu près toujours le cas dans les semaines qui suivent ma participation à des courses d'une quinzaine de kilomètres ou plus, j'ai noté une baisse de mes fréquences cardiaques à un rythme de course donné. Ces temps-ci, cet effet est accentué par l'arrivée de l'automne, avec sa fraîcheur et son air plus pur. Il n'en faut pas beaucoup (une pente légèrement descendante ou un léger ralentissement, par exemple) pour que ma fréquence cardiaque se retrouve sous les 120 bpm.

Je pousse donc un peu plus fort que d'habitude ces temps-ci, et ce sont les muscles de mes jambes, ceux des mollets tout particulièrement, qui tirent de la patte (c'est le cas de le dire!). Autrement dit, il semble que ma capacité aérobique soit en avance sur ma capacité neuromusculaire. S'il faut en croire l'entraîneur américain Brad Hudson, dont les méthodes sont expliquées en détail dans le très intéressant livre Run Faster from the 5k to the Marathon, c'est donc une bonne chose que j'aie recommencé à faire des sprints en côte.

Et de toute façon, je vais devoir renforcer mes jambes et augmenter ma vitesse de pointe si je veux avoir une chance d'atteindre mon objectif au 5 km pour le printemps prochain. Et la première étape pour y arriver, toujours selon Hudson, consiste justement à faire des sprints en côte...

dimanche 30 octobre 2011

Bilan de la semaine du 23/10/2011

Pour la première fois depuis 3 semaines, je n'ai pas senti que j'étais sur le point d'avoir un rhume, une sinusite, ou un quelconque petit virus pas le fun. J'ai cependant souffert de ce qu'on pourrait appeler une gueule de bois post-courses (oui, oui, courses au pluriel, comme dans 2 courses en 2 semaines). C'est ce qui arrive quand on n'a plus 20 ans!

Dimanche: 15 km du Tour des 3 sommets Brébeuf. Tel que décrit ici, le parcours mesurait en fait plus de 16,6 km.
Lundi: Musculation.
Mardi: Mes mollets ne s'étant pas encore reconstruits après avoir été détruits par la course de dimanche, je me suis limité à une courte sortie de course de 4,1 km sur un parcours plat. Temps: 21:20. FCmoy=125 bpm, FCmax=140 bpm.
Mercredi: Musculation.
Jeudi: Sortie de course de 10,3 km, sur un parcours plat encore une fois. Rythme moyen de 5:03/km en première moitié. J'ai toutefois souffert d'inconfort gastro-intestinal en 2e moitié, ce qui m'a forcé à ralentir à tel point que mes fréquences cardiaques sont tombées sous les 120 bpm. Comme j'avais en plus le vent de face à cette étape de ma sortie, je me suis mis à geler. Ma grosse tête de cochon a fait en sorte que j'ai complété malgré tout la distance prévue au départ... Temps: 53:44. FCmoy=123 bpm, FCmax=142 bpm.
Vendredi: Musculation. Retour chez moi à la course. Comme ma fréquence cardiaque était relativement basse, j'ai poussé un peu pendant la longue portion descendante de mon parcours, ce qui a fait en sorte que j'avais des douleurs au quadriceps gauche, à l'ischio droit, et aux deux mollets à l'arrivée. Mes deux courses des dernières semaines se font sentir! 6.7 km courus en 34:40. FCmoy=127 bpm, FCmax= 140 bpm.
Samedi: 80 minutes de hockey cosom. Temps de jeu: environ 50 minutes. Je ressens de petites douleurs au quadriceps gauche depuis. J'ai de plus aggravé la douleur au poignet gauche qui me suit depuis une glissade mal calculée au cosom il y a 4 ou 5 semaines.

En somme, 37,8 km de course à pied, 3 séances de musculation et environ 50 minutes de temps de jeu au cosom.

Ma saison de course 2011 est maintenant terminée. À présent il est temps pour moi de laisser guérir les quelques petits bobos qui m'affligent. Il est toutefois hors de question que je prenne un congé d'entraînement. J'aime beaucoup trop courir l'automne pour m'en priver! De plus, je veux également revenir à des semaines de 50 km le plus vite possible, question de ne pas perdre mon endurance de base chèrement acquise au fil du temps.

Et dès que mes jambes seront remises, il me faudra trouver un moyen d'incorporer des sprints en côte dans mon régime d'entraînement. J'ai en effet du travail à faire de ce côté si je veux avoir des chances d'atteindre l'objectif un peu fou que je me suis (presque) fixé au 5 km pour le printemps 2012...

dimanche 23 octobre 2011

Compte rendu: le «15 km» du T3SB

C'est donc aujourd'hui qu'avait lieu l'édition automnale du Tour des 3 sommets Brébeuf. Levé à 7h après une nuit d'un peu plus de 4h de sommeil, j'ai tout de même eu l'heureuse surprise de constater que mes mollets se portaient bien ce matin, contrairement à hier soir. J'ai donc arrêté mon choix sur les Minimus Trail pour la course.

Un peu plus de deux heures et un bon déjeuner plus tard, j'étais dans le grand gymnase du Collège Jean-de-Brébeuf en train de regarder la carte du parcours du 15 km. C'est à ce moment que j'ai eu ma deuxième surprise de la journée, moins bonne celle-là: au lieu de passer par la colline Westmount tel que prévu à l'origine, nous allions plutôt nous rendre 2 fois sur la colline d'Outremont (en plus de passer par le sommet principal, bien entendu).

Dans un courriel envoyé aux participants il y a quelques jours, la direction de la course nous avait prévenus que le parcours avait dû être modifié à la dernière minute «pour assurer la sécurité des coureurs». On nous mentionnait également que la longueur et le dénivelé demeureraient les mêmes. Croyant que les changements seraient somme toute assez mineurs et que nous visiterions les 3 sommets, j'ai donc été un peu déçu. Mais bon, nous allions tout de même avoir l'occasion de courir dans de beaux sentiers recouverts de feuilles, par une température qui se prêtait bien à la course qui plus est: temps sec, 7-8˚C.

Pour conclure au sujet de la modification aux parcours du 15 km et du 25 km, je mentionne que j'ai entendu 2 explications. La première, c'est que les policiers ne pouvaient pas fermer de rues à Westmount. La deuxième voulait que la direction de course n'ait pas obtenu l'autorisation de faire fermer le chemin de la Côte-des-Neiges, qui serait une artère trop importante. Dans mon billet d'hier, je parlais de patentes à gosses. Hé bien, les deux versions que j'ai entendues ce matin illustrent bien le fait que l'organigramme de Montréal aussi est une patente à gosses, avec une inertie qui tend vers l'infini.

Mais bon, retour à ma course de ce matin. Le départ a été donné à 10h05. Je trouve toujours difficile d'évaluer la taille d'une foule, mais je dirais que nous étions probablement entre 200 et 300 à prendre part aux différentes épreuves de course (le départ a été donné en même temps pour toutes les distances - 5 km, 10 km, 15 km et 25 km).

Comme il fallait s'y attendre, le peloton était très dense peu après le départ, sur Decelles et dans la montée du chemin de Polytechnique. Heureusement, le peloton était beaucoup plus étendu quand nous avons atteint les premiers sentiers, en route vers le sommet de la colline d'Outremont. Le parcours est tracé dans l'image plus bas. Les intéressés peuvent faire afficher la vue satellite ou zoomer.



Cette première montée ne fut pas facile, mais le sommet est arrivé vite, et ensuite c'était la descente par le bois St-Jean-Baptiste. C'est lors de cette descente que je me suis dit pour la première fois que j'avais fait le bon choix avec les Minimus. Ça descendait bien, même si les cailloux pointus faisaient mal, et j'ai dépassé plus souvent que je me suis fait dépasser. Rendus au bas de la colline, nous avons suivi le boulevard du Mont-Royal vers l'est jusqu'au sentier qui monte le long du cimetière Mont-Royal. Nous avons suivi ce sentier sur environ 200 m avant de bifurquer à gauche pour courir parallèlement au boulevard, toujours en direction est.

De jeunes bénévoles avec de petites pancartes sur lesquelles il y avait des flèches se tenaient à chaque embranchement pour nous dire dans quelle direction aller. De plus, on voyait que les gens de la course avaient beaucoup travaillé: une multitude de petits drapeaux avaient été plantés sur la majeure partie du parcours, question d'aider les coureurs à s'orienter. Je ne peux que lever mon chapeau (même si je n'en porte presque jamais...) à tout ce beau monde.

Dans le sentier qui longe le boulevard Mont-Royal, je me suis retrouvé un peu tout seul dans mon monde, loin derrière ceux qui me précédaient et loin devant ceux qui me suivaient. Dans cette partie descendante, j'allais tout de même à une bonne vitesse grâce à mes Minimus, ce qui m'a aidé à me rapprocher des coureurs devant moi. Je me ménageais tout de même un peu, car je savais que la montée du sommet principal allait frapper fort.

Ensuite, retour sur le boulevard, où j'ai dépassé un jeune coureur, traversée de Camilien-Houde pour aller rejoindre le chemin Olmsted, et ascension du chemin Olmsted jusqu'aux sentiers qui montent vers le belvédère Camilien-Houde. J'avais emprunté ces sentiers une seule fois auparavant, et selon mon souvenir ça montait à pic en titi. Malheureusement, l'exactitude de mon souvenir s'est confirmée...

Pendant cette montée qui nous a fait atteindre le sommet via le belvédère, les escaliers et les sentiers, mon moral a suivi une trajectoire inverse. Je marchais beaucoup et souvent, plus que les autres devant moi, il me semblait. J'ai aussi été rattrapé par 3 ou 4 coureurs. Moi qui croyais que j'étais devenu un bon grimpeur... Mais bon, nous étions à peine à la mi-course, et la possibilité que l'énergie sauvegardée à ce stade-ci soit payante en fin de parcours était toujours là.

C'est un peu avant de croiser la boucle du sommet, dans une partie de pente moins à pic, que le titre du livre de Bryon Powell, d'iRunFar, m'est venu en tête pour la première fois: Relentless Forward Progress. J'en arrachais énormément et je n'avais pas le goût de me remettre à courir, mais ces 3 mots m'ont aidé à trouver la volonté de recommencer à courir, même si ça devait être à un rythme de merde. Finalement, mon rythme n'a pas été aussi lent que j'aurais cru. Le même scénario s'est reproduit à quelques reprises plus tard pendant la course.

Après avoir atteint le sommet principal, nous avons emprunté une partie du chemin Olmsted et avons passé beaucoup de temps dans de petits sentiers, où nous avons rencontré beaucoup de dénivelé. Encore là, je marchais un peu plus que les autres dans les montées, et je rattrapais les gens dans les descentes et de plus en plus, à mesure que les kilomètres passaient, sur le plat aussi.

Après un passage près du lac des Castors, nous avons descendu la côte Remembrance, qui n'était pas le terrain idéal pour moi avec mes Minimus. En descendant cette côte, une coureuse portant des bas de compression pour les mollets m'a dépassé comme une fusée. J'ai été surpris par la force et l'assurance qu'elle dégageait. Rendu au bas de la côte, elle avait environ une dizaine de secondes d'avance sur moi. Outre le fait que mon orgueil de mâle avait été piqué, je me suis dit que si je réussissais à m'accrocher à quelqu'un qui dégageait autant de vitalité à ce stade de la course, j'allais avoir de bonnes chances de terminer en force.

Rendu sur le sentier recouvert de petites roches qui longe le chemin Côte-des-Neiges, j'ai accéléré le pas. Ça n'allait pas super bien, mais j'ai réussi à grignoter petit à petit l'avance que Bas-de-compression avait sur moi. À l'approche du chemin de Polytechnique, je l'avais rejoint. Bas-de-compression et moi sommes ensuite demeurés assez près l'un de l'autre, nous dépassant à quelques reprises mais, surtout, avançant un peu dans le peloton pendant l'ascension de la côte de Polytechnique (bien que j'aie marché un peu pendant cette 2e montée, contrairement à la 1ère en début de course).

Même si dans la plupart des cas aucun mot n'est échangé, je finis toujours par ressentir un petit sentiment de fraternité quand je fais un bout de course avec un ou une inconnu(e), et que le défi silencieux posé par cette personne inconnue me pousse à me dépasser. C'est donc avec une petite pointe de regret que j'ai vu Bas-de-compression bifurquer soudainement vers les sous-bois à l'approche de la montée finale vers le sommet pour, j'imagine, aller se délester d'un fluide corporel quelconque, quel que soit ce fluide...

Mais bon, il ne me restait plus qu'un petit bout à monter avant la descente finale, j'étais parti pour la gloire. Une fois arrivé en haut, j'ai eu droit à ma troisième surprise de la journée. En consultant la carte du parcours avant la course, j'avais cru voir que nous allions faire une petite boucle au sommet, avant de revenir sur nos pas. Mais non, nous devions descendre encore une fois par le bois St-Jean-Baptiste. J'ai cru que le parcours avait de nouveau été changé. «Pas très grave», me suis-je dit, «on en a fini avec les montées». Pauvre naïf!

Quand nous avons été rendus environ aux deux tiers de la descente, des bénévoles nous ont indiqué qu'il fallait maintenant bifurquer hors du sentier principal, vers la droite et... vers le haut de la colline. Quand j'ai vu ce qui nous attendait, j'ai lâché un «ah ciboire» qui a fait rire deux jeunes adeptes de vélo de montagne qui étaient tout près du sentier. Selon ma Garmin, cette montée qui ne semblait pas vouloir finir nous a fait gagner 50 m d'altitude sur environ 340 m, pour une inclinaison moyenne de près de 15%...

Pendant cette cruelle ascension que tout le monde a fait en marchant, le gars qui me suivait m'a presque dépassé, avant de décrocher mystérieusement. J'ai ensuite rattrapé un petit peloton de 4 coureurs peu avant la fin de la montée. Les occasions de dépasser étant à peu près inexistantes sur un sentier aussi étroit et accidenté, nous nous sommes suivis à la file indienne pendant quelques minutes. À ce stade de la course, mon GPS indiquait que nous avions dépassé les 15 km, j'en avais plein mon casque et j'avais très hâte de terminer. Encore une fois, aucun mot n'a été échangé, mais j'avais l'impression d'avoir 4 compagnons dans ma souffrance. Ce fut l'un des moments forts de ma course.

Et mon énergie est revenue peu à peu. Je serais bien allé plus vite, mais c'était presque impossible de dépasser sans risquer une collision ou de se fouler une cheville. J'ai tout de même réussi à doubler un des gars à la fin d'une petite montée. Le sentier a finalement débouché sur le haut de la colline, près du sentier par lequel nous étions arrivés au sommet un peu plus tôt. Cette fois c'était vrai: la descente finale était enfin arrivée!

Quand nous avons atteint une route de terre plus large, nous avons pu nous lâcher lousse, chacun avec l'énergie qui lui restait. J'ai suivi le plus rapide des gars du mieux que j'ai pu, y allant à fond sur l'asphalte pendant la descente de la côte de Polytechnique. Mes jambes n'ont pas trop protesté...

Vers la fin de la descente, les pas derrière moi ont commencé à se rapprocher. C'est l'orgueil qui m'a fait continuer à pousser à fond jusqu'à la fin, devant les HEC. J'ai réussi à conserver ma position, et ce sans même me blesser. Qui aurait cru?

Temps final sur ma montre: 1:29:27.
FCmoy=155 bpm, FCmax=168 bpm.
Distance indiquée par ma montre: 16,67 km.

J'ai comparé la distance avec deux autres coureurs. L'un avait exactement la même valeur que moi, l'autre 16,59 km. D'où les guillemets dans le titre de ce billet.

Dans l'ensemble, la course a été très bien organisée, et tout s'est déroulé rondement. Dommage que le parcours ait été changé à la dernière minute, mais bon, ce sont des choses qui arrivent (surtout à Montréal), et le parcours était tout de même très beau. Les indications (drapeaux, pancartes et être humains) pour orienter les coureurs sur le parcours étaient claires, ce qui aide énormément quand on sent qu'on est sur le point de cracher ses poumons.

Avec ça, on pardonne même certaines erreurs de jeunesse à l'organisation, comme celle qui a consisté à donner la mauvaise enveloppe avec le mauvais dossard à au moins un coureur, ce qui a fait en sorte que le temps dudit coureur a été «perdu» quelque part dans le système. Une telle erreur ne se serait pas produite si les noms avaient été inscrits sur les enveloppes qu'on remet aux coureurs, comme c'est le cas normalement pour les autres courses. On m'a dit qu'on ferait le nécessaire pour «retrouver» mon temps d'ici à ce que les résultats sortent.

J'ai assez apprécié l'expérience pour vouloir récidiver l'automne prochain. Quant à l'édition du printemps, elle est un peu trop proche du Demi-marathon de Montréal, que j'espère bien finir par courir un jour.

Et mon projet d'atteindre les 3 sommets du mont Royal au cours d'une même sortie de course, lui, demeure inachevé. Il va falloir que je remédie à ça avant l'hiver!

samedi 22 octobre 2011

Réflexions (extrêmement pertinentes, bien entendu) pré-T3SB

1) J'aime l'acronyme que l'organisation a trouvé pour désigner le Tour des 3 sommets Brébeuf. T3SB, ça sonne un peu comme UTMB. Si je mentionne que j'ai couru le T3SB à un interlocuteur peu connaissant en course à pied et/ou distrait et/ou saoul et/ou avec des difficultés d'ouïe, ou encore si je le dis en marmonnant, on va peut-être me prendre pour un super-athlète.

2) Si je me fie au fichier des résultats du printemps, il y avait 105 participants lors de cette édition. Selon un courriel qu'on nous a envoyé mercredi, il y avait apparemment près de 420 inscrits pour demain. On parle donc d'une augmentation de la participation d'environ 300%. J'ai hâte de voir comment ces inscriptions sont réparties entre les différentes épreuves, et si l'organisation sera capable de composer avec cette croissance fulgurante.

3) Si ça vous intéresse, vous pouvez vous inscrire sur place demain matin jusqu'à une heure avant le début l'épreuve à laquelle vous aimeriez participer.

4) J'ai hâte à la course. Pour employer une expression qui est dans l'air du temps, on pourrait dire que le T3SB est un peu une patente à gosses dans le paysage des courses à pied québécoises: un parcours qui mélange l'asphalte, les sentiers, les routes de terre, les escaliers et l'ascension de (petites) montagnes, c'est plutôt rare. Disons que j'aime mieux cette patente à gosses-là que celle de Jean Charest:



5) Comme cette course est une patente à gosses, difficile de prédire un temps pour l'épreuve à laquelle je participe, le 15 km. En me basant sur mes sorties de ces dernières semaines sur un parcours de 14,7 km passant par 2 des sommets du mont Royal, j'estime que ça va me prendre entre 1h22 et 1h28. Ça va dépendre entre autres de l'état de mes mollets, qui ne sont pas encore remis de ma sortie de jeudi en Minimus sur le mont Royal. Chose certaine, je serais extrêmement surpris de faire moins de 1h15 (5:00/km) ou plus de 1h30 (6:00/km). Mais mon but pour demain est avant tout d'avoir du plaisir, de profiter d'une belle journée d'automne et d'éviter de me blesser.

6) Pas question que je mette des Kinvara demain. Leur semelle est trop épaisse pour que l'on puisse bien sentir les détails du sol sous les pieds, ce qui représente un net désavantage dans les sentiers. En plus, les Kinvara et mes pieds font de moins en moins bon ménage. De toute façon, la course en sentier ne nécessite pas autant d'amortissement que la course sur route. Il reste que le parcours est varié et qu'aucune chaussure n'est la meilleure pour toutes les surfaces. Les Minimus Trail, qui permettent aux pieds d'être près du sol, sont très agiles en sentier, notamment dans les descentes. Par contre, ce n'est vraiment pas ce qu'il y a de mieux pour descendre des côtes asphaltées à forte inclinaison comme celles qui nous attendent en fin de parcours. Les Free 3.0 seraient meilleures en fin de parcours, mais moins efficaces dans les sentiers plus techniques. Autre point à considérer: si les entiers sont bouetteux, il y a de bonne chances que la bouette s'accumule dans les fentes des semelles des Free. Bref, c'est un dilemme des plus intéressants pour le shoe geek que je suis. Pour l'instant, je penche du côté des Minmus.

7) Si mes mollets ne sont pas mieux demain qu'aujourd'hui, les réflexions du point 6 vont prendre le bord et je vais me rabattre sur les Free.

8) Bon, assez blogué pour aujourd'hui...

Bilan de la semaine du 16/10/2011

Autre semaine à volume de course à pied réduit. J'ai laissé mes mollets récupérer de la Classique du parc Lafontaine et accordé autant de repos que possible à mon corps, question de tuer un début de rhume/sinusite/bibititte quelconque et d'être en forme pour le Tour des 3 sommets Brébeuf, qui a lieu demain le 23.

Dimanche: 10 km de la Classique du parc Lafontaine, raconté ici. Avec le réchauffement, j'ai couru un total d'environ 10,3 km.
Lundi: Musculation. Aucune énergie. Avoir été sage, je me serais limité aux exercices pour les abdos.
Mardi: Sortie de course de 12,1 km en soirée, après une sieste qui m'a permis de faire passer une migraine épouvantable. Avec toutes les côtes que j'ai grimpées ces dernières semaines, la montée sur Queen-Mary m'a parue vraiment facile. Une belle sortie par une superbe soirée d'automne. Pour couronner le tout, j'ai été très chanceux (et parfois un peu délinquant) aux feux de circulation. Temps: 63:43 (mon record sur ce parcours, si je ne m'abuse). FCmoy=131 bpm, FCmax=146 bpm.
Mercredi: Musculation. Ça s'est beaucoup mieux passé que lundi.
Jeudi: Sortie de course dans le parc du mont Royal et autour. Comme la semaine dernière, j'ai fait mon parcours habituel en sens inverse. Malgré des mollets tendus et de petits étourdissements quand j'ai commencé à grimper le sentier près du cimetière, ce fut une bonne sortie. La montagne est vraiment superbe à cette époque de l'année, et la température est parfaite pour la course à pied. 14,7 km courus en 83:24. FCmoy=133 bpm, FCmax=161 bpm.
Vendredi: Musculation. Énormément d'énergie au début, mais petit manque d'essence à la fin.
Samedi: Pas de sport.

En somme, 37,1 km de course à pied et 3 séances de musculation.

Courir a vraiment été un plaisir cette semaine. La température, qui s'est tenue autour de 12˚C, était idéale pour courir en shorts et t-shirt sans avoir chaud, les paysages d'automne sont superbes, et l'air est beaucoup moins pollué que pendant l'été. Difficile de demander mieux, à part peut-être un peu plus de soleil...