dimanche 14 août 2011

Bilan de la semaine du 07/08/2011

Retour à plein régime côté musculation avec 3 séances pendant la semaine qui vient de se terminer. Pour ce qui est de la course, je me considère toujours plus ou moins en pause. En plus, j'ai dû y aller mollo afin de donner une chance à mon quadriceps droit de se remettre d'une légère blessure causée par un passage de quelques heures dans un Arbre en arbre la semaine précédente. J'ai pus 20 ans! En fait, j'ai maintenant 2 fois 20 ans...

Lundi: Musculation.
Mardi: Sortie de course en soirée. J'ai fait 2 fois une boucle qui passe par 2 parcs près de chez moi. L'humidex était de 29, mais une petite pluie rafraîchissante tombait pendant le premier tour. Au 2e, l'averse est devenue plus importante. Aucun problème avec ça! Ma cuisse droite était assez douloureuse pendant le premier tour, mais ça s'est bien passé au 2e. Temps: 41:59. FCmoy= 137/min, FCmax=147/min.
Mercredi: Musculation.
Jeudi: Sortie de course dans le parc du Mont-Royal et autour, dont j'ai glissé un mot vers la fin de ce billet. Montée vers le sommet principal par Olmsted, descente par le cimetière. Montée du sommet d'Outremont par le bois Saint-Jean-Baptiste, une première à la course dans mon cas. Le bois est plutôt laid et il faut vraiment faire attention où on met les pieds, mais le sentier, avec son inclinaison moyenne de presque 8% sur environ 900 m, offre une excellente occasion de se renforcer les jambes en toute tranquillité et à l'ombre. 13,4 km courus en 78:04. FCmoy=138/min, FCmax=160/min.

Image via Garmin Connect. Contrairement à ce qui est indiqué dans l'image, ce sont des bâtiments de l'Université de Montréal, et non pas l'université McGill, qu'on y voit. Le sentier du bois St-Jean-Baptiste est le bout en zigzag dans la partie droite de la photo.


Vendredi: Musculation.
Samedi: Sortie de course. Parti avec les meilleures intentions du monde (dont celle de courir 16 km), j'ai commencé à être incommodé par la chaleur et l'humidité environ au 4e km. Pourtant, l'humidex n'était que de 28. Je sentais que je poussais en montant des côtes, mais j'étais tout de même assez lent. Ne voulant pas me ré-écoeurer de la course, j'ai arrêté après 8,3 km. Temps: 46:41. FCmoy=131/min, FCmax=156/min.

En somme, 3 séances de musculation et 29,9 km de course à pied.

Je ne serais pas surpris si mon intolérance à la chaleur, qui est encore plus forte cette année que par les années passées, était le signe d'un problème de santé quelconque. Malheureusement, je n'ai pas de médecin de famille et ça ne me tente aucunement d'aller poireauter pendant des heures dans la salle d'attente d'une clinique sans rendez-vous pour avoir le privilège de passer 5 minutes avec un médecin pressé qui me dira que je n'ai rien, puisque je suis en forme et que je cours. Au moins, j'ai rendez-vous avec mon endocrinologue le mois prochain, et je saurai alors si le problème vient de ma glande thyroïde.

Par ailleurs, j'ai l'intention de recommencer les intervalles sur piste cette semaine, après 4 mois d'arrêt. Comme je n'ai plus de marathon en vue et que je veux me préparer pour le 10 km de la Classique du Parc Lafontaine, c'est le bon moment pour reprendre les intervalles. J'ai hâte!

samedi 13 août 2011

Bilan de mon entraînement du 10/07/2011 au 06/08/2011

Ce sont les «semaines manquantes», celles pour lesquelles je n'avais pas écrit de bilan. «Chronique d'une chute» aurait aussi fait un bon titre...

Semaine du 10/07/2011
3 séances de musculation et 5 sorties de course pour un total de 65,5 km, un nouveau record personnel de kilométrage hebdomadaire. Cette semaine a marqué l'arrivée des températures et de l'humidité élevées. J'ai couru ma sortie la plus difficile à vie, un 12 km à 6h du matin alors que j'avais le ventre vide (je venais de prendre ma pilule quotidienne pour la thyroïde et devais attendre 1 heure avant de manger). Le samedi matin, j'ai commencé ma longue sortie de 23 km à 7h du matin. Malgré (ou à cause de) cela, j'ai pris deux pauses d'une dizaine de minutes assis à l'ombre, j'ai dû composer avec une envie urgente de vidanger mes intestins (heureusement pour moi, le chalet du mont Royal- et ses toilettes- ouvrait à 8h...), et j'ai souffert de nausées ainsi que d'un début d'ampoule au gros orteil droit.

Conclusion de ma longue sortie de marde de samedi: comme je ne veux pas me lever à 2h30 le matin pour prendre un bon déjeuner, attendre qu'il soit en partie digéré et attendre aussi de passer mon caca du matin (je suis sûr que tout le monde mourait d'envie de connaître mes habitudes de ponte...) pour pouvoir partir avant le lever du soleil, je devrai faire mes longues sorties le soir, après le coucher du soleil. En fait, c'est l'une des conclusions de la semaine: je suis présentement incapable de courir au soleil avec un humidex qui se rapproche ou qui dépasse 30. L'autre, c'est que je dois absolument déjeuner avant de faire quelque activité que ce soit, sous peine d'être une loque humaine.


Semaine du 17/07/2011
2 séances de musculation et 4 sorties de course pour un total de 44,5 km. Semaine de grosse canicule. Comme prévu, je suis allé courir le soir, après le coucher du soleil, mais j'ai tout de même dû composer avec un humidex de 35-36 pendant ma sortie de 15,9 km du mercredi et un humidex de 41 lors de celle du lendemain (8,2 km). Je visais 70 km pour cette semaine-là, mais ces 2 sorties m'ont brûlé et j'ai décidé de remettre ma longue sortie du samedi au lendemain. J'ai tout de même subi un important traumatisme en relation avec la course à pied samedi après-midi: alors que le soleil plombait et que l'humidex était de 37, j'ai vu un gars courir en plein centre-ville de Montréal, et IL N'AVAIT MÊME PAS L'AIR D'ÊTRE À L'ARTICLE DE LA MORT!


Semaine du 24/07/2011
2 séances de musculation et 5 sorties de course pour un total de 65,4 km. La première partie de ma longue sortie du dimanche soir s'est bien passée, mais j'ai je me suis planté de façon spectaculaire (au sens figuré) en 2e partie. Mon énergie m'a quitté rapidement dans les derniers kilomètres, et je me suis traîné vers la fin. Au moins, j'étais encore assez éveillé pour apercevoir la mouffette qui se promenait tranquillement dans la pénombre d'un sentier de parc que j'avais eu l'intention d'emprunter pour finir ma sortie. Le reste de la semaine, mon état est allé en empirant de sortie en sortie. Je courais de plus en plus lentement, et j'avais juste envie de me coucher au bord du chemin. Étrangement, mes fréquences cardiaques demeuraient basses, mais je suais tellement que mes gilets devenaient aussi trempés que si je les avais plongés dans l'eau. Le vendredi, je devais faire une sortie de 13 km pour me rendre à 70 km pour la semaine, mais je me suis arrêté après 8. Ça n'avait plus de bon sens. Vers la fin de mon parcours de ce jour-là, il y avait une descente abrupte de 1,8 km. J'ai maintenu une fréquence cardiaque moyenne de seulement 112 bpm pendant cette partie, mais je me sentais quand même tout croche. C'est là que je me suis rendu à l'évidence et que j'ai décidé de flusher mon premier marathon.


Semaine du 31/07/2011
2 séances de musculation et une sortie de course de 9,9 km. J'avais l'intention de courir moins longtemps, mais je me suis perdu dans un bois de Val-Bélair, où j'étais en visite. Rien d'inquiétant. J'ai seulement eu de la difficulté à trouver la bonne «sortie». J'ai fini par perdre patience et revenir par les rues... Même si c'était la première fois en une semaine que j'allais courir, ça ne m'avait pas manqué, et je n'ai pas apprécié ma sortie plus qu'il faut. Ça montre que j'étais dû pour prendre une pause, moi, l'accro de la course...

jeudi 11 août 2011

Une petite pause

Je n'ai pas seulement pris une pause de blogue ces derniers temps: j'ai aussi mis la pédale douce pour la course à pied. Ce qui devait être ma course principale pour cet automne, le marathon de Montréal, a donc forcément pris le bord.

La raison de cette pause? C'est gênant de l'admettre, mais c'est probablement la chaleur et l'humidité de l'été montréalais! J'écris «probablement», parce qu'il y a peut-être d'autres facteurs, comme par exemple ma thyroïde qui ferait encore des siennes, le manque de sommeil et le stress, qui ont aussi contribué à l'état de fatigue générale et de démotivation totale dans lequel je me suis retrouvé.

Les quelques lecteurs réguliers de ce blogue savent qu'en temps normal j'adore courir et que je suis très assidu dans mes entraînements. De plus, toujours en temps normal, je passe un temps non négligeable à lire des blogues et des articles portant sur la course à pied. Dans les dernières semaines avant ma pause, alors que j'étirais l'élastique au maximum dans l'espoir de «sauver» ma participation au marathon, la course à pied était devenue une corvée qui ne me procurait plus aucun plaisir, et je n'avais pas du tout envie de lire quelque texte que ce soit portant sur la course. Mais c'est seulement quand j'ai réalisé que ça aurait presque fait mon affaire de me blesser que j'ai commencé à songer sérieusement à arrêter.

J'écris ceci et je me trouve cave de ne pas avoir arrêté avant. Le problème, c'est que dans ma tête, c'était uniquement un problème d'acclimatation à la chaleur. Or il y en a à la tonne, des M. et Mme Tout-le-monde qui s'entraînent pendant l'été, s'adaptent à la chaleur et participent à la course à laquelle ils s'étaient donné comme objectif de participer. Pourquoi n'aurais-je pas pu faire comme tout le monde?

En partant, j'ai probablement une capacité d'adaptation à la chaleur de beaucoup inférieure à la moyenne (quoique c'est quelque chose de difficile à mesurer). Et je me demande si la pollution ne joue pas aussi un rôle. Toujours est-il que depuis mon arrivée à Montréal en 2005, la chaleur estivale me pose problème, alors que j'étais beaucoup moins incommodé quand je vivais à Sherbrooke, ville aux températures comparables à celles de Montréal mais à l'air beaucoup moins pollué. Selon mes super archives, j'en ai arraché au point d'arrêter de courir ou de diminuer mon kilométrage à peu près à la même période en 2006, 2008 (mes problèmes de thyroïde ont commencé cet été-là) et 2009. En 2007, j'étais parti en vacances juste au bon moment... Bref, il y a un pattern.

Ajoutez à cela un été 2011 particulièrement chaud et humide, de nombreuses nuits de 4 ou 5 heures de sommeil, ainsi que d'importantes sources de stress, et vous obtenez un cocktail qui n'est pas très bon pour la santé. Dans ces conditions, essayer d'atteindre mon volume de course le plus élevé à vie dans l'espoir de participer à mon premier marathon n'était probablement pas une bonne idée...

Si j'y tenais absolument, je pourrais sans doute participer au marathon de Montréal avec un volume d'entraînement réduit, aux alentours de 50-60 km. Ce serait toutefois me condamner inutilement à de grandes souffrances, et le masochisme n'est pas mon fort. De plus, je me suis blessé à la bandelette ilio-tibiale droite en participant à mon premier 10 km en 2005, et plus tard à mes premiers demi-marathons, à chaque fois parce que mon volume d'entraînement était insuffisant. Mon désir de courir un marathon n'est pas assez fort pour que je prenne le risque de me blesser encore une fois.

Aujourd'hui, j'ai fait ma 3e sortie de course en 13 jours, la plus longue depuis que j'ai tiré la plogue sur ma participation au marathon. Il faisait 21˚C, avec un beau soleil et un taux d'humidité civilisé. Et la pluie des derniers jours avait amélioré la qualité de l'air. Pour la première fois depuis des lustres, je me sentais bien en courant, à tel point que j'ai décidé de prolonger un peu ma sortie et de me taper un 2e sommet du mont Royal (celui d'Outremont). Pour la première fois depuis plusieurs semaines, je me suis senti «nettoyé» par une sortie de course.

Je ne m'impose pas de pression et je vais changer mes plans assez vite si je vois que je ne m'amuse pas, mais pour l'instant j'ai le 21,1 km du marathon de Montréal et le 10 km du parc Lafontaine (avec un objectif de temps bien précis, ça fait partie du plaisir) dans ma mire...

dimanche 10 juillet 2011

Bilan de la semaine du 03/07/2011

Mon pied droit a continué de prendre du mieux et mine de rien, j'ai couru plus de 50 km. Alléluia!

Dimanche: Musculation.
Lundi: Sortie de course faite au coucher du soleil, mais la chaleur et l'humidité étaient toujours au rendez-vous. Les maux d'estomac dont je souffrais n'ont pas aidé non plus... Pied droit: OK. Petite douleur à la cheville gauche pendant la course, mais OK après. Intervalle au rythme du demi-marathon (DM) couru vers la fin. En tout, 10,3 km courus en 55:14. FCmoy=136/min, FCmax=153/min.
Mardi: Musculation.
Mercredi: Nouveau défi pour mon pied droit: endurer une sortie de course sur un parcours comprenant une descente assez courte mais à pic. L'humidex était de 31 et j'ai été exposé au soleil (encore relativement haut) pendant la majeure partie des 5 derniers km, si bien que j'étais complètement crevé après cette sortie. 12,1 km courus en 68:51. FCmoy=136/min, FCmax=152/min. Une compresse froide a mis fin aux protestations de mon pied droit après cette sortie...
Jeudi: Autre sortie de course, sur le plat cette fois. C'est fou la différence que peut faire une baisse d'humidité! Par une température de 23˚C et sous un soleil encore relativement haut mais avec un taux d'humidité de moins de 40%, j'ai simplement suivi le rythme que me dictait mon corps. Ce qui se voulait au départ une petite sortie tranquille s'est peu à peu transformé en sortie tempo à mesure que j'accélérais. En cours de route, je me suis donné comme objectif de terminer cette sortie à un rythme moyen 5:00/km, ce que j'ai réussi à faire en dépit du soleil et de la circulation de l'heure de pointe. Et pour la première fois depuis ma blessure au pied gauche, j'ai poussé de façon soutenue, à un rythme entre ceux du 10 km et du 5 km, dans la dernière portion. Bref, cette sortie a fait du bien à la confiance. 8,2 km courus en 41:16. FCmoy=139/min, FCmax=159/min.
Vendredi: Musculation. Toujours des maux d'estomac, et quelques nausées.
Samedi: Longue sortie de la semaine, aller-retour de chez moi au mont Royal. Montée par Trafalgar, descente par Remembrance. Beaucoup de dénivelé, donc, mais à part la côte Remembrance la descente est plutôt douce (voir le graphique plus bas). Mon niveau d'énergie était assez bas et mes jambes n'étaient pas à leur meilleur, mais je me suis mis en cruise control pendant la longue descente, ce qui m'a permis de terminer en force. Je me suis même tapé un intervalle DM de 2,1 km peu avant d'arriver. En tout, 21,0 km courus en 119:13. FCmoy=134/min, FCmax=158/min. Et mon pied droit, chaussé d'une Nike Free 3.0 pendant cette sortie, n'a pas émis la moindre protestation pendant ou après cette sortie!


Elle est toute douce, cette longue descente! Image via mon compte Garmin Connect.



En somme, 51,6 km de course à pied et 3 séances de musculation.

En commençant la semaine, je n'aurais pas pensé pouvoir me taper un 50 km de course. Je ne peux donc qu'être très satisfait de la tournure des choses. Le Marathon de Montréal est donc toujours une possibilité pour l'instant, mais, comme dirait probablement Jean Perron, il y a loin de la coupe aux lièvres!

mardi 5 juillet 2011

Bilan de la semaine du 26/06/2011

Ce fut donc une semaine sportive allégée, notamment à cause d'une petite blessure au pied droit.

Dimanche et lundi: Pas de sport, si ce n'est quelques exercices pour les abdos le lundi soir.
Mardi: Musculation.
Mercredi: Première sortie de course depuis ma blessure apparue le samedi précédent. Tel que mentionné dans le premier lien de ce billet, tout s'est bien passé! 4,1 km courus en 21:47. FCmoy=130/min, FCmax=139/min.
Jeudi: J'ai profité du fait que j'avais affaire sur le plateau Mont-Royal pour courir dans le coin. J'ai notamment monté le chemin Olmsted jusqu'au belvédère avant de m'autodiscipliner et m'empêcher de redescendre à la course.... Manque d'énergie pendant la montée, mais aucune douleur au pied. 6,2 km courus en 36:43. FCmoy=135/min, FCmax=146/min.
Vendredi: Musculation.
Samedi: Sortie de course de 8,3 km. Encore une fois, pas la moindre douleur au pied. Ce qui ne veut pas dire que ce fut une partie de plaisir: l'humidex de 31 et mon estomac qui était à l'envers ont rendu ma sortie plutôt désagréable... Temps: 45:31. FCmoy=135/min, FCmax=151/min.

En somme, 18,6 km de course à pied et 2 séances de musculation.

Comme point positif, et c'en est un gros, ma blessure au pied droit est en voie de guérison: ça fait encore mal quand je me lève le matin, lorsque j'enfile une paire de bas (!) ou pendant que je marche, mais la douleur diminue de jour en jour. Et, surtout, la course à pied avec mes Free 3.0 est totalement indolore! Je commence à penser que je les ai faussement accusées d'être en partie responsable de ma blessure, les pauvres, et que ladite blessure serait survenue avec presque n'importe quelle paire de chaussures, compte tenu que je venais de faire 4 semaines de suite de plus de 50 km après avoir augmenté mon volume de façon soudaine. Dorénavant, j'inclurai des semaine de «repos» dans mon régime d'entraînement à environ toutes les 4 semaines, pendant lesquelles je réduirai mon kilométrage d'environ 25%, tel que suggéré par Brad Hudson dans Run Faster.

Malheureusement, j'ai terminé cette semaine de «repos» avec des réserves d'énergie assez basses, notamment en raison de ce qui était probablement un petit virus à l'estomac et qui m'a incommodé jusqu'à aujourd'hui mercredimardi. Déjà que la chaleur m'affaiblit et me rend paresseux en partant...

Et puisque c'est mon blogue et que je peux scandaliser mes lecteurs si ça me chante, je proclame haut et fort qu'avec la canicule qui sévit sur Montréal depuis plusieurs jours, je m'ennuie de l'hiver!

vendredi 1 juillet 2011

Les faits et gestes de Youppi

Le billet d'aujourd'hui ne porte pas sur la course à pied ou le sport en général, mais plutôt sur ce que je considère comme une énorme lacune chez les médias cet été: le silence total sur les faits et gestes de Youppi.

Pour les incultes parmi vous, Youppi est l'ancienne bien-aimée mascotte des défunts Expos de Montréal et actuelle bien-aimée mascotte des Canadiens de Montréal. Pourtant, que ce soit dans les journaux, sur internet, à la télévision ou à la radio, rien ne transparaît sur les faits et gestes actuels de ce personnage de la toute première importance.


Youppi est celui qui se trouve à gauche sur la photo. À droite, c'est Bob Gainey. Image via CBC Sports.


Que sait-on vraiment sur les allées et venues de Youppi et de sa conjointe, Youppette? Pas grand chose, car les médias passent sous silence ce sujet vital, crucial pour la survie de la planète, que dis-je, de l'Univers. Les médias doivent se reprendre, et vite, et nous informer sur les questions suivantes: Youppi et Youppette sont-ils mariés? Si oui, quelle robe portait Youppette lors de la cérémonie? Comment était habillée sa dame d'honneur, et lui a-t-elle volé la vedette? Où Youppi et Youppette sont-ils allés en voyage de noces? Youppi et Youppette vont-ils faire une tournée du Canada (aux frais des contribuables, bien entendu), et si oui, où iront-ils? Assisteront-ils à l'assermentation de nouveaux Canadiens? Rencontreront-ils le Premier sinistre, euh, pardon, ministre, Harper? ILS NOUS FAUT SAVOIR!

J'exige, à chaque fois que j'ouvre la radio ou la télé, d'être informé immédiatement, sans délai, sur toutes ces questions nécessaires à la poursuite de ma vie et de celles de mes concitoyens. Je veux savoir qui va chanter pour Youppi et Youppette, qui leur prépare à manger et organise des banquets en leur honneur (toujours aux frais des contribuables, bien entendu), et je veux que la télévision d'État interviewe tout ce monde-là pour qu'ils nous livrent leurs impressions. J'exige que tout le monde puisse voir des images en direct et en reprise de l'arrivée de Youppi et Youppette à Ottawa et de chacune des étapes de leur voyage, comme les bains de foules, par exemple. Je veux voir des bouts d'entrevue avec des sujets de Youppi et Youppette qui ont eu l'insigne honneur de les voir en personne ou, encore mieux, de leur serrer la main. La survie de l'humanité en dépend.

Voilà. Une chance que je suis là pour dire les vraies affaires.

mercredi 29 juin 2011

Du stress, mais probablement pas de fracture...

Dans mon dernier billet, je m'inquiétais d'une possible fracture de stress à la suite d'une sortie course de plus de 20 km sur un parcours très côteux avec mes Nike Free 3.0. Voici les derniers développements.

Tout d'abord, je suis maintenant d'avis que c'est un os sésamoïde qui est la source de mon problème, et non pas le métatarsien comme tel. Les os sésamoïdes, qui sont au nombre de 2 par pied, sont situés tout juste sous le premier os métatarsien:




Dans mon cas, c'est le sésamoïde tibial, celui qui est situé du côté médian (intérieur) du pied, qui serait en cause.

De plus, en me basant sur l'intensité somme toute modérée de la douleur (ça fait mal quand je marche avec pratiquement n'importe quelle chaussure, mais pas assez pour me faire boiter), sur ma capacité de sautiller sur le pied droit sans douleur et sur le fait que frotter légèrement mon pied fait plus mal que d'appliquer de la pression, je ne crois pas avoir de fracture de stress. Il s'agit probablement plutôt d'une inflammation, plus précisément d'une sésamoïdite.

Fort de cette nouvelle quasi certitude, j'ai appliqué une compresse froide pour essayer de réduire l'inflammation et décidé de tenter ma chance à la course plus tôt ce soir. Mon critère pour me donner la «permission» d'aller courir: que ça ne fasse pas mal en marchant. Deuxième critère, optionnel celui-là: utiliser une autre chaussure que la Free 3.0, question de faire travailler mon pied différemment et de reposer les structures qui sont sollicitées quand je cours avec les Free.

Premier essai: les Kinvara. Malheureusement, mon sésamoïde est trop à l'étroit et ça se met à faire mal au bout de quelques pas de marche rapide. Deuxième essai: les GT-2150. Mathieu, qui se moque amicalement de mon dédain pour ces chaussures, serait fier de moi! Malheureusement, la douleur se manifeste encore une fois. Il ne reste donc plus que les Free et, surprise, ça ne fait pas mal! De toutes mes chaussures (souliers de ville, de course ou sandales), seules les Free me permettent de marcher sans douleur, même si c'est avec elles que je me suis blessé...

Je suis donc allé tenter ma chance à la course en me disant que j'arrêterais si la douleur était le moindrement trop présente. Ça a fait mal au début, mais la douleur était moins forte que quand je marche avec mes autres chaussures. J'ai donc continué, et la douleur est partie au bout d'environ 30 secondes. J'ai complété une boucle (sans côtes) de 4,1 km, qui comprenait deux petites portions dans des sentiers de terre dans des parcs, sans aucun problème. Et je n'ai pas plus mal après ma sortie de course qu'avant!

Je prévois donc tenter une reprise graduelle au cours de la prochaine semaine, en m'aidant avec des compresses froides et des anti-inflammatoires si nécessaire, et essayer de tester les limites que m'impose actuellement cette blessure.