dimanche 14 novembre 2010

Bilan de la semaine du 07/11/2010

Cette semaine, j'ai dû relâcher légèrement l'accélérateur en raison de petits bobos et d'une baisse d'énergie, ce qui ne m'a tout de même pas empêché de courir plus de 50 km...

Dimanche: Musculation, avec exercices pour les mollets.
Lundi: Encore une fois, j'ai été trop lâche pour aller faire ma séance d'intervalles sur piste. La pluie, les rafales de vent et le début de noirceur m'ont découragé! Je suis plutôt allé faire le même parcours que les 2 lundis précédents, en poussant un peu plus que d'habitude, particulièrement dans la partie plate (dans tous les sens du terme...) vers la fin. 12,1 km courus en 64:23. FCmoy=140/min, FCmax=N/D. Un problème de moniteur cardiaque en début de sortie a faussé les données, et la valeur réelle de FCmoy est probablement un peu plus basse que 140/min.
Mardi: Musculation, avec exercices pour les mollets.
Mercredi: Longue sortie, aller-retour au sommet principal du mont Royal, avec 2 tours de la boucle en haut de la montagne (total de 20,6 km). Ça faisait une éternité (en fait depuis le mois de juin) que je n'avais pas attaqué la montagne par la côte Rememberance. J'avais oublié à quel point c'est difficile de monter cette côte après avoir grimpé Queen-Mary pour s'y rendre. J'ai été plus lent qu'en juin pendant la montée (principalement en raison de la circulation dense), et plus lent aussi au retour (parce que complètement brûlé). Le fait que je n'avais rien avalé dans les 5 heures précédentes, et que j'avais uniquement de l'eau comme ravitaillement, explique en partie mon état de délabrement avancé au retour. Au moins, j'ai fait les 2 tours de boucle dans les temps de juin... Et la ville est belle vue du sommet, une fois «allumée» dans la noirceur. Temps: 121:22. FCmoy=135/min, FCmax=154/min. J'ai l'intention de refaire ce parcours bientôt: pas question que je m'avoue vaincu!
Jeudi: Musculation, sans exercices pour les mollets. Retour chez moi à la course (6,5 km). Pendant la petite montée du 1er km, je sentais une douleur aigüe dans une très petite région située dans le haut du mollet droit. Cette douleur s'est estompée pendant la descente, mais j'avais les jambes encore lourdes suite à ma longue sortie de la veille, ce qui me poussait inconsciemment à allonger ma foulée et à atterrir sur les talons. En plus, j'ai dû attendre longtemps à certains feux de circulation. Mais de toute façon, j'étais lent et sans énergie. Bref, une sortie à oublier. Temps: 35:07. FCmoy=130/min, FCmax=143/min.
Vendredi: En raison de mon manque d'énergie et de ma douleur au mollet de la veille, j'ai décidé de donner un petit repos à mon corps: au lieu d'aller taquiner le sommet Westmount comme j'avais prévu au départ, je me suis contenté d'une sortie tranquille sur le plat. Après un début plutôt difficile causé par de la fatigue aux jambes et une douleur au mollet droit, les choses ont fini par se replacer (le mini-repas que j'avais pris juste avant d'aller courir a dû commencer à faire effet...), ce qui m'a permis d'augmenter un peu le rythme en 2e partie de parcours. 12,4 km courus en 66:51. FCmoy=135/min, FCmax=143/min. Pas de sprints en côte à l'arrivée: je voulais donner une chance à mon corps de refaire ses forces, et de toute façon je n'avais pas de côte digne de ce nom à portée du pied...
Samedi: 80 minutes de hockey cosom. Temps de jeu: environ 40 minutes. Je commence à «reprendre le pli» du cosom, mais j'ai encore le haut des mollets fatigués de ma semaine de course, et tout spécialement de ma longue sortie de mercredi.

En somme: 3 séances de musculation, 51,6 km de course à pied (6,5 km en GT-2150 et 45,1 km en Kinvara) et 40 minutes de temps de jeu au cosom.

Deuxième semaine de suite dans les 50 km. Wouhou! Ça augure bien pour ma prochaine course, en autant que j'évite les blessures d'ici là, bien entendu. Je crois cependant m'être lancé dans les côtes de façon un peu trop enthousiaste en début de semaine, et j'en ai payé le prix. Il faut dire que mon ravitaillement de merde pendant ma longue sortie de mercredi n'a certainement pas aidé. Une petite razzia de gels et de Gatorade chez MEC s'impose!

Les chiffres de la semaine: 400 et 200. C'est le kilométrage que j'ai dépassé cette semaine avec mes GT-2150 et mes Kinvara, respectivement. En fait, les Kinvara (243 km) sont en train de «rattraper» rapidement les GT (401 km), et au rythme où vont les choses, elles auront atteint l'âge de la retraite avant le printemps. Pas grave, des renforts s'en viennent du sud de la frontière!

vendredi 12 novembre 2010

Prochaine course

Hier soir, la direction de course de l'édition 2011 du Demi-marathon hypothermique de Montréal, qui aura lieu le 19 février prochain, offrait aux participants de cette année l'occasion de s'inscrire avant tout le monde. Ayant beaucoup apprécié mon expérience de cette année (malgré une vilaine chute qui a fait mal à mon genou droit et à mon orgueil, ainsi qu'une Xème blessure à la bandelette ilio-tibiale droite... coudonc, serais-je masochiste, par hasard?), j'ai sauté sur l'occasion. Ce sera donc ma prochaine course (pas question que je quitte le bienheureux froid pour aller participer à un demi-marathon dans un pays au climat plus chaud).

La folie de l'entreprise me fait sourire et me remplit d'excitation: il y a quelque chose de merveilleusement stupide et d'enthousiasmant tout à la fois dans le fait de se lever avant le soleil un samedi matin pour aller courir 21,1 km dans des conditions hivernales. C'est en quelque sorte s'approprier l'hiver, faire un doigt d'honneur à la conception que la plupart des gens «normaux» (ceux qui ne vont pas jouer dehors) se font de la saison froide: un mauvais moment à passer, à râler contre le froid et la «marde blanche» et, dans certains cas, à compter les semaines qui restent avant le fameux «voyage dans le sud».

Participer à cette course, c'est aussi, à quelque part, se prouver à soi-même qu'on est maintenant tellement en forme qu'on est prêt à courir un demi-marathon dans un blizzard, sur la glace ou dans la gadoue. Et c'est aussi partager sa folie avec d'autres hurluberlus. La folie, dans un groupe de fous, c'est la normalité.

Mon objectif? Disons que je serai très déçu si je ne bats pas mon modeste record (modeste par rapport à mes temps sur des distances plus courtes) de 1:49:43, réalisé au Demi-marathon des Deux Rives de Québec au mois d'août, dans la chaleur et l'humidité. Selon le McMillan Running Calculator, mon temps à la Classique du Parc Lafontaine du mois dernier équivaut à un 1:39:17 au demi-marathon. Comme mon kilométrage est presque là où il doit être pour un demi (je viens de compléter ma 2e semaine de suite de 50 km, avec une longue sortie de 20,6 km cette semaine), je vais m'entraîner en vue de réaliser ce temps. Au pire, j'ajusterai mon objectif à la baisse si je n'arrive pas à tenir le coup à l'entraînement. Et il va sans dire que je vais modifier mon objectif en fonction des conditions météo le jour de la course!

Voilà, la première brique de mon année de course 2011 est en place. Le reste va beaucoup dépendre de si je décide ou non de courir mon premier marathon et, bien entendu, du moment où je courrais cet hypothétique marathon. Mais ça sera le sujet d'un prochain texte...

En terminant, voici une capture d'écran partielle de l'une des étapes de l'inscription en ligne au Demi-marathon hypothermique, sur le site du Coin des coureurs:




Ouais. C'est ça qui est ça. Vive les logiciels de traduction! Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres sur ce site. Vraiment, j'ai hâte que Running Room s'inspire d'une autre entité du ROC, Mountain Equipment Coop, pour le niveau de qualité de la version française de son site internet.

dimanche 7 novembre 2010

Bilan de la semaine du 31/10/2010

Nette amélioration cette semaine du côté de mes mollets et tendons d'Achille. Je devrais en être content, mais je ne sais pas si je vais mieux parce que mon corps s'est ajusté ou simplement parce que j'avais tendance à plus atterrir sur les talons cette semaine...

Dimanche: Musculation, avec exercices pour les mollets.
Lundi: Pour un 2e lundi consécutif, j'ai court-circuité ma séance d'intervalles sur piste. Il faut croire que la température plus froide me donne inconsciemment le goût d'hiberner... J'ai plutôt fait la même boucle que lundi dernier, à peu près à la même heure tardive que lundi dernier, mais en sens inverse (une première pour ce parcours). Intéressant, mais je préfère la direction habituelle, qui permet de monter plus longtemps et de se débarasser des descentes (toujours plus difficiles pour les jambes) en 3 ou 4 minutes. 12,1 km courus en 65:41. FCmoy=134/min, FCmax=151/min.
Mardi: Musculation, avec exercices pour les mollets.
Mercredi: Longue sortie, aller-retour au Parc René-Lévesque (19,5 km). C'était la première fois que je courais plus de 15,9 km avec mes Kinvara. Ça a mal commencé: j'avais mal aux mollets pendant les 10-15 premières minutes. Heureusement, et grâce à la trail en bordure du canal de Lachine, la douleur s'est calmée par la suite, même si j'avais encore les mollets tendus. Belle journée d'automne, avec un beau soleil bas, bien qu'un peu froide avec le vent de face. Je me sentais bien, et, sans pousser, j'ai terminé le parcours en 105:40. C'est près de 3 minutes et demie plus rapide qu'en septembre, et 8:49 plus rapide qu'en août 2009, à fréquence cardiaque moyenne comparable! Une partie de la différence s'explique certainement par le temps plus frais en cette première semaine de novembre et par la légèreté de mes Kinvara bien-aimées, mais je suis aussi clairement plus en forme que l'année dernière. Et je sens que c'est plus facile qu'avant en montée. Mes nombreuses ascensions des sommets du mont Royal et mes sprints en côte ont des effets bénéfiques! Bref, c'est encourageant. FCmoy=137/min, FCmax=154/min.
Jeudi: Musculation, sans exercices pour les mollets. Retour chez moi à la course avec mes GT-2150, qui encore une fois ne m'ont pas empêché d'avoir mal aux mollets. Raison de plus pour les utiliser le moins possible! J'avais pourtant l'impression d'atterrir sur les talons par moments... 6,5 km courus en 33:51 (longues périodes d'attente aux feux de circulation). FCmoy=134/min, FCmax=148/min.
Vendredi: Sortie de course dans le Parc du Mont-Royal et autour, parcours habituel (12,6 km). Il semble que la plupart des promeneurs, coureurs et cyclistes habituels aient été découragés par la (faible) pluie et le vent, car il n'y avait presque personne dans le chemin Olmsted. Par moments, on aurait dit qu'il n'y avait que les écureuils et moi! Après un bon début, j'ai commencé à manquer d'énergie un peu avant d'arriver à la croix, et ma descente a été plus lente qu'habituellement. J'aurais dû manger quelque chose avant d'aller courir... Temps: 69:04. FCmoy=136/min, FCmax=149/min. 8 sprints en côte à l'arrivée (ce fut pénible), et 3 tours de piste intérieure (522 m) sans espadrilles. J'avais les mollets très tendus pendant les tours de piste.
Samedi: 80 minutes de hockey cosom. Temps de jeu: environ 55 minutes. J'étais plus «dedans» que les dernières semaines. Dormir un nombre d'heures raisonnable, ça aide, tout comme avoir plus de remplaçants au banc!

En somme: 3 séances de musculation, 50,7 km de course à pied (6,5 km en GT-2150 et 44,2 km en Kinvara) et 55 minutes de temps de jeu au cosom.

Pour la première fois en 4 semaines, j'ai dépassé les 50 km. Enfin! Cette marque est plus difficile à atteindre en seulement 4 sorties de course par semaine. Dès que je me serai complètement ré-habitué à la charge supplémentaire que le hockey cosom impose à mon humble carcasse, et dès que mes mollets et tendons d'Achille se porteront mieux, j'ajouterai une 5e sortie à ma semaine. Ajoutée au reste de mon entraînement, cette future courte sortie (5-6 km) à un rythme facile devrait me permettre de maintenir un kilométrage de base suffisamment élevé pour que je sois prêt à courir un demi-marathon à quelques semaine d'avis. Et, qui sait, pour que je sois prêt à commencer un programme d'entraînement pour une course plus longue que 21,1 km, si jamais il me venait le goût d'essayer ça...

La marque de la semaine: 1700. Mon kilométrage de 2010 a atteint et dépassé cette marque pendant la dernière semaine. Je suis maintenant rendu à 1739 km. Les 1317 km que j'avais courus en 2009 constituaient mon précédent record.

dimanche 31 octobre 2010

Chaussures de course, minimalisme et pieds dénudés

Il y a quelques temps, j'avais fait part de mon indignation et de ma perplexité face au prix de vente élevé des chaussures de course au Canada comparativement aux États-Unis. J'avais également relaté les démarches que j'avais entreprises pour commander une paire de Kinvara au magasin en ligne américain Eastbay et contacter des émissions de télé québécoises s'intéressant à des questions de consommation. Comme je l'avais mentionné par la suite, une membre de l'équipe de l'émission Légitime Dépense, de Télé-Québec, m'avait envoyé une réponse dans laquelle elle annonçait la diffusion d'un reportage sur les chaussures de sport en général.

Le reportage en question a été diffusé lundi dernier et est disponible sur les interwebs, ici. Il contient quelques renseignements intéressants sur les caractéristiques générales que doivent posséder les chaussures conçues pour telle ou telle activité (tennis, course à pied, marche, danse aérobique, etc.). Malheureusement, on y débite encore une fois les dogmes sur la pronation: une trop grande pronation peut causer des blessures et doit être corrigée par une chaussure qui va diminuer le «roulement» du pied; si le pied est au contraire supinateur, il faut alors une chaussure avec beaucoup d'amortissement, etc. Si vous vous êtes déjà acheté une paire de chaussures de course dans une boutique spécialisée, il y a environ 99,9999% de chances que le vendeur vous ait tenu ce genre de discours.

Le problème, c'est qu'il n'existe aucune preuve scientifique pour appuyer ce paradigme. Pour ceux que ça intéresse, il y a cet article du New York Times dans lequel on discute de 3 articles parus depuis 2008 dans des revues spécialisées (British Journal of Sports Medicine et American Journal of Sports Medicine), et dont les conclusions vont à l'encontre du paradigme utilisé pour «prescrire» des chaussures aux coureurs. En gros, les chercheurs concluent que bien que les chaussures aient les effets biomécaniques voulus (par exemple, une chaussure faite pour diminuer la pronation diminue effectivement la pronation), elles ne réduisent aucunement les risques de blessures. Au contraire.

Au moins, l'expert consulté dans le reportage (dont la voix, soit dit en passant et comble de pertinence, est remarquablement similaire à celle de Vincent Marissal, journaliste à La Presse et coureur à ses heures) est d'avis que des chaussures «bas de gamme» à 75-80$ font tout aussi bien l'affaire que des chaussures plus high-tech. Mais bon, si je ne m'abuse, les espadrilles de course les moins chères qu'on trouve en magasin au Canada coûtent autour de 110-120$...

Tout ça pour dire que la prochaine fois qu'un vendeur de chaussures de course vous débitera le bla bla habituel au sujet de la pronation, gardez en tête que ça ne repose sur rien de concret et que le vendeur se trouve probablement dans l'une des deux situations suivantes:
1) Il/elle ignore les résultats des études scientifiques faites ces dernières années.
2) Il/elle est au courant, mais en l'absence d'un nouveau paradigme pour remplacer l'ancien, il/elle doit quand même vous conseiller quelque chose. Autrement, vous risqueriez de penser que le vendeur ne sait pas de quoi il parle et de vous retrouver chez la concurrence. Et de toute façon, les fabricants de chaussures de course d'aujourd'hui fonctionnent selon ce paradigme de la pronation: on classe les chaussures (et on en fait la promotion) dans des catégories dites de stabilité ou d'amortissement, etc. Dans ces circonstances, il peut être difficile ou risqué pour un vendeur d'essayer de nager à contre-courant de l'industrie et de la concurrence.

Que faire, alors? Difficile à dire. De mon côté, je cherche maintenant des espadrilles confortables, légères, pas chères, et dont le talon n'est pas trop surélevé par rapport à la plante du pied, ce qui favorise un atterrissage sur le milieu du pied. En gros, ça rejoint les critères de sélection de Pete Larson, alias Runblogger. Et ce sont là les caractéristiques principales des chaussures dites minimalistes, mais je n'en fais pas une religion. D'autant plus que ce qui est minimaliste pour Pierre ne l'est pas nécessairement pour Jacques. Tout dépend de nos antécédents chaussuriers en tant que coureur. Ainsi, les Kinvara sont des espadrilles minimalistes pour Pepére, mais ne le seraient certainement pas pour Anton...

Et il faut surtout garder en tête d'y aller graduellement lorsqu'on change de type de chaussures de course, question d'éviter de surcharger certains muscles ou tendons qui ne sont pas habitués de travailler autant. Par exemple, courir avec des espadrilles à talons bas sollicite beaucoup plus les muscles des mollets et les tendons d'Achille que courir avec des chaussures ordinaires (c'est-à-dire à talon surélevé, ce qui favorise un atterrissage sur les talons), comme j'en fais l'expérience depuis quelque temps. Une période d'adaptation est nécessaire afin de donner le temps aux tissus de s'ajuster à la nouvelle charge de travail.

J'ai donc été surpris lorsque j'ai visionné ce mini-reportage du Code Chastenay portant sur les bienfaits de la course pieds nus. Pas un seul mot sur les risques associés à une transition abrupte de la course avec des chaussures très coussinées à la course pieds nus. Pas un mot sur la période d'adaptation nécessaire pour donner au corps le temps de s'ajuster. Même si le reportage n'était qu'un entrefilet, il aurait suffi d'ajouter une ou deux phrases. Ah, misère...

Bilan de la semaine du 24/10/2010

Ma dernière semaine de course a apporté son lot de petits bobos, heureusement mineurs. Toutefois, si ça continue comme ça, je vais finir par avoir des problèmes avec la DPMTA, la Direction de la Protection des Mollets et Tendons d'Achille...

Dimanche: Musculation, avec exercices pour les mollets.
Lundi: La pluie et la grisaille ont eu raison de ma motivation: au lieu de faire une séance d'intervalles sur piste en fin d'après-midi, je suis allé courir 12,1 km sur un parcours assez côteux tard en soirée. Une belle sortie: en plus de déborder d'énergie, j'avais les rues presque toutes à moi en cette heure (trop) tardive. J'ai aussi eu l'impression, pour la première fois, de maîtriser parfaitement l'atterrissage sur le milieu du pied. Encourageant, sauf que je suis arrivé chez moi avec des mollets assez fatigués. Il faut dire que j'avais poussé un peu dans les 3-4 derniers km... Temps: 65:26. FCmoy=132/min, FCmax=150/min.
Mardi: Musculation, avec exercices pour les mollets.
Mercredi: J'ai pris le risque de faire une première (semi-)longue sortie avec mes Kinvara, même si mes mollets et tendons d'Achille se ressentaient encore de la sortie de lundi. Encore une fois, j'ai bien maîtrisé le contact avec le sol au milieu du pied. Ma foulée s'est dégradée un peu vers la fin en raison de la fatigue, mais c'est normal! 15,9 km courus en 88:05. FCmoy=134/min, FCmax=157/min.
Jeudi: Musculation, sans exercices pour les mollets. J'ai eu de la difficulté à compléter certaines séries, particulièrement pendant les exercices pour les abdominaux. J'appréhendais donc un peu le retour chez moi à la course, mais ça s'est étonnamment bien passé, même si mes mollets et tendons d'Achille ont souffert encore une fois. J'avais pensé que le fait de courir avec mes GT-2150 allait ménager un peu lesdits mollets et tendons, mais ô stupeur et agréable surprise, j'atterrissais tout naturellement sur le milieu du pied avec ces espadrilles, une première! Et il n'était pas question que je me force à atterrir sur les talons pour ménager mes mollets... 6,5 km courus en 32:53. FCmoy=139/min, FCmax=148/min.
Vendredi: Sortie de course dans le Parc du Mont-Royal et autour, parcours habituel (12,6 km). Les arbres sont maintenant très dénudés et, au risque de me faire lancer des tomates, j'aimerais exprimer mon opinion que ça va prendre un peu de neige bientôt pour redonner un peu de beauté au paysage! Il va cependant falloir que je tienne un peu plus compte de la température, car m'étant stupidement habillé à peu près de la même façon que la semaine dernière, j'ai encore une fois souffert du froid dans certaines parties du parcours exposées au vent. Et mes mollets et tendons d'Achille, toujours tendus et un peu douloureux en raison de la maltraitance que je leur avais fait subir dans les jours précédents, ont souffert une fois de plus. Temps: 69:34. FCmoy=132/min, FCmax=149/min. 5 sprints en côte à l'arrivée, et 2 tours de piste intérieure (environ 340 m) sans espadrilles. J'aurais bien fait un peu plus dans les 2 cas, mais j'avais les mollets qui se plaignaient...
Samedi: 80 minutes de hockey cosom. Temps de jeu: environ 65 minutes. Pas facile quand on passe autant de temps sur le terrain! Au moins, mes mollets, toujours tendus quand je me suis levé le matin, n'ont à peu près pas souffert.

En somme: 3 séances de musculation, 47,1 km de course à pied (6,5 km en GT-2150 et 40,6 km en Kinvara) et 65 minutes de temps de jeu au cosom.

Cette semaine, je vais surveiller de près l'état de mes mollets et tendons d'Achille. Si le besoin s'en fait sentir, je vais réduire mon kilométrage en Kinvara ou mon kilométrage tout court. Le but, c'est d'éviter que mes petits et moyens bobos ne dégénèrent en déchirure des tendons d'Achille...

dimanche 24 octobre 2010

Bilan de la semaine du 17/10/2010

Semaine de récupération après la Classique du Parc Lafontaine, qui m'a étonnamment beaucoup magané les jambes. En plus, je me sentais encore comme si mon système immunitaire combattait une bibitte quelconque. C'est à se demander comment j'ai pu faire une bonne course dimanche...

Dimanche: 10 km de la Classique du Parc Lafontaine, raconté ici. Je n'ai pas comptabilisé mon réchauffement (4-5 minutes de course avec quelques accélérations) dans mon total hebdomadaire.
Lundi: J'avais les mollets en compote depuis la veille, et mes tendons d'Achille et mes ischios étaient douloureux également. Compte tenu que j'avais déjà porté mes Kinvara pendant quelques séances d'intervalles sur piste et pour une sortie de plus de 14 km sur l'asphalte, être aussi courbaturé après une course de 10 km avec mes espadrilles-pantoufles m'a surpris. Ça doit être la combinaison course rapide-asphalte-Kinvara qui a été dure pour mes jambes. Toujours est-il que j'ai fait une courte sortie de course de 5,0 km tard en soirée, avec des mollets toujours en compote. En plus, j'étais vraiment inconfortable dans mes GT-2150. Bref, une sortie à oublier... Temps: 28:04. FCmoy=124/min, FCmax=138/min.
Mardi: Musculation, sans exercices pour les mollets.
Mercredi: Sortie de course à la lumière du jour, dans les belles couleurs de l'automne. J'ai essayé d'y aller lentement afin de ménager mes mollets et tendons d'Achille. Ce fut une sortie zen, mais je trouvais mes fréquences cardiaques élevées compte tenu du rythme auquel j'allais. 8,3 km courus en 43:38. FCmoy=138/min, FCmax=151/min.
Jeudi: Musculation, avec exercices pour les mollets. Séance pénible: je n'avais aucune énergie.
Vendredi: Sortie de course sur mon parcours favori et habituel, dans le Parc du Mont-Royal et autour (12,6 km). Le feuillage des arbres est maintenant assez clairsemé pour que l'illusion apaisante d'être en forêt lorsqu'on grimpe le chemin Olmsted ne tienne plus: on ne peut faire autrement que de voir la ville tout près. La montagne est cependant encore belle, avec les feuilles qui tombent encore et le tapis orange et jaune au sol. Quant à moi, je n'étais pas assez habillé pour faire face au vent glacial, mais j'aime encore mieux ça que courir à 30˚C l'été... Première fois que je faisais ce parcours dans le sens habituel avec mes Kinvara. Dans le petit bout de sentier juste avant de revenir sur le boulevard Mont-Royal, j'ai beaucoup plus senti les roches sous mes pieds qu'avec les GT-2150. Comme d'habitude, j'ai poussé un peu dans les derniers 1,3 km. Fréquence cardiaque élevée avant et pendant la course. Temps: 68:11. FCmoy=142/min, FCmax=157/min. 7 sprints en côte à l'arrivée, et 2 tours de piste intérieure (environ 340 m) sans espadrilles.
Samedi: 80 minutes de hockey cosom. Temps de jeu: environ 65 minutes. La combinaison de l'entraînement de la veille, d'une courte nuit de sommeil et d'un manque de joueurs au banc a fait en sorte que j'étais déjà brûlé après une quinzaine de minutes. J'ai bien espéré l'arrivée du fameux deuxième souffle, mais il n'est jamais venu, le sale! Bref, la rondelle, eeeeuh, la balle ne roulait pas pour moi...

En somme: 2 séances de musculation, 35,9 km de course à pied (5,0 km en GT-2150 et 30,9 km en Kinvara) et 65 minutes de temps de jeu au cosom.

Encore une fois, une semaine au kilométrage de course réduit. Il va falloir que j'en aligne quelques-unes de 50 km et plus, question de ne pas perdre les gains en endurance fondamentale que j'ai faits à la dure cet été...

mercredi 20 octobre 2010

Petites réflexions de fin de soirée

1) Changement mineur dans la présentation de mon blogue. L'ancien template ne s'entendait pas très bien avec les vidéos intégrés de Youtube de format panoramique. Le nouveau, lui, est prêt à fumer le calumet de la paix, comme vous le verrez au point 3.

2) Une fois qu'on commence à s'habituer à des espadrilles de course plus minimalistes, on ne peut pas revenir en arrière. Ça tombe mal, parce que bien que mes GT-2150 et moi ayons parcouru seulement 381 km ensemble, nous ne nous entendons plus. Mais maintenant que j'y pense, nous sommes-nous déjà bien entendus? Hum, existe-t-il des conseillers matrimoniaux qui aident à réconcilier les coureurs et leurs espadrilles?

3) Au moins, mon point 3 s'entendra bien avec les points 1 et 2. Voici en effet une vidéo publicitaire de New Balance qui présente les Minimus et qui met en vedette Anton Krupicka, qui a été impliqué dans leur conception. Comme leur nom l'indique, les Minimus, qui devraient arriver en magasin en mars 2011, sont des chaussures minimalistes, et on en a la preuve dans la vidéo qui suit. On dirait presque des souliers d'escalade auxquels on aurait ajouté une semelle rigide! Assez incroyable que des gens soient capables de courir des ultramarathons avec aussi peu de protection...





J'aime beaucoup la façon dont Krupicka voit la course (et la vie). Et son blogue est de la véritable pornographie pour amateurs de grands espaces...